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Bashir Lazhar

Evelyne de la Chenelière

une création du Théâtre d’Aujourd’hui

Salle Jean-Claude-Germain

du 16 janvier au 3 février 2007

en supplémentaire jusqu’au 24 février 2007

Autres saisons

Saison 2007-2008

en tournée au Québec

Saison 2008-2009

en tournée au Canada

Saison 2009-2010

en tournée au Québec

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    texte
  2. D_briere_tn
    mise en scène
  3. D_gravereaux_tn
    interprétation

Création

  1. mise en scène Daniel Brière
  2. interprétation Denis Gravereaux
  3. chant Seana Pasic
  4. éclairages Nicolas Descôteaux
  5. environnement sonore Danny Braün
  6. guitare et percussions Alain Auger

Durée

1 heure sans entracte

Résumé

Bashir Lazhar retrace le parcours d’un Algérien qui cherche à obtenir le statut de réfugié politique et qui débarque au Québec pour préparer l’arrivée de sa femme et de ses enfants. Il va remplacer au pied levé une institutrice qui s’est suicidée dans l’enceinte de l’école. Amoureux de la jeunesse, il innove malgré lui dans ses méthodes pédagogiques, en étant à contre-courant. Il enseigne la tendresse, le courage, la justice, le droit… et la syntaxe. Il débat avec ses élèves de la violence à l’école. Il va provoquer l’ire de la direction et de ses collègues avec le choc des cultures comme circonstances atténuantes. Une ode tout en douceur et en humour au courage et à la survie.

Filetblanc
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En savoir plus

Bashir Lazhar, ou la conjugaison des cultures
Sylvain Sarrazin, Les Nouvelles Saint-Laurent, 19 mars 2008
Une pièce qui tombe à point
Marc-André Boivin, Canoë, 20 février 2008
Bashir Lazhar ou les accommodements raisonnables
Guillaume Garcia, L’Express de Toronto, 1er décembre 2008
L’amer courage
Jean-Simon Gagné, Alternatives, 1er février 2007
Comme par hasard, une pièce sur le… racisme
Claudia Larochelle, Le Journal de Montréal, 19 janvier 2007
Gens du pays
Daphné Angiolini et Mathilde Singer, Voir Montréal, 18 janvier 2007

Extraits de critiques

« Avec Bashir Lazhar, Évelyne de la Chenelière nous offre une fable humaniste et lumineuse qui nous donne envie de retourner sur les bancs de l’école. »
Mathilde Singer, Voir

« Hors des manchettes et transposé au théâtre, l’étranger sort de l’anonymat et gagne le droit à l’humanité. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour la connaissance de l’autre.»
Sylvie St-Jacques, La Presse

« Cette pièce […] confirme une auteure remarquable au propos en phase avec son temps.»
Lyne Crevier, Ici

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Extrait

« Moi je veux juste un tableau noir avec des yeux qui le regardent. Juste un tableau sur lequel je peux effacer et recommencer et des mains un peu petites qui s’agitent comme des drapeaux, toujours impatientes avec la petite bosse de corne à l’intérieur du majeur parce qu’elles auraient trop écrit, et un tableau qui a une seule page et plein de dessins dessus et moi je serai celui qui efface pour recommencer, et ceux qui voudront s’ennuyer je les laisserai regarder par la fenêtre sans les gronder parce que je sais comme il est bon de regarder par une fenêtre en sachant que quelqu’un est entrain d’effacer le tableau pour recommencer.»

Mot de l'auteure

À tous les maîtres, à tous les élèves, et à tous les autres.
Si je maîtrisais quoi que ce soit, je serais maître, de musique, par exemple, ou d’école, ou d’autre chose.
Alors, je m’y dévouerais à m’en esquinter la mâchoire, parce que j’aurais tant de choses à enseigner avant que le temps passe, je parlerais vite par peur d’ennuyer mes élèves, j’essayerais de faire de l’humour, pour qu’ils me pardonnent de les obliger à rester assis.
Parfois je tremblerais à l’idée d’une telle responsabilité, à la seule idée qu’une marque d’impatience, d’irritabilité ou d’indifférence puisse briser à tout jamais une grande histoire d’amour entre un enfant et l’apprentissage. Si je devais, un matin où je serais fatiguée, ne pas voir une plaie pourtant béante, si je devais, de ma seule parole de maître, anéantir un rêve ou une ambition, je ne m’en remettrais pas.
D’autres fois je serais sans courage devant l’ampleur de la tâche, j’aurais envie de coucher ma tête sur mon bureau de maître, et d’avouer à mes élèves que je ne maîtrise rien et encore moins la situation, et ils regarderaient mon triste spectacle, désolés et impuissants.
Autant vous dire que je serais sans doute un très mauvais maître, et c’est l’une des raisons qui m’ont fait écrire cette sorte d’hommage.
Avec toute mon admiration,

Evelyne de la Chenelière

Mot du metteur en scène

Depuis des mois, je me pose la même question absurde :
Comment peut-on penser si souvent à quelqu’un et ne jamais lui faire signe? Et voici qu’arrive l’occasion, et je suis heureux de ce prétexte qui m’est donné de vous écrire enfin le mot que j’avais l’intention de vous envoyer depuis si longtemps…
Quelle douce merveille, ces semaines auprès de vous! Vous avez le génie de faire en sorte que, d’emblée, notre travail prenne un sens. Merci à vous de tout coeur
Amicalement,

Daniel Brière

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Un projet spécial

Nous croyons que par la représentation de la pièce Bashir Lazhar, par ses thématiques abordant la crise du système de l’éducation et de l’immigration, le public pourra se sentir interpellé différemment. Pour la petite histoire, a l’automne 2005, lors de la tenue du congrès ASSITEJ tenu à Montréal et réunissant les principaux intervenants internationaux du théâtre enfance jeunesse, le Théâtre d’Aujourd’hui a présenté la lecture de ce texte d’Evelyne de la Chenelière. Une discussion animée par le metteur en scène Daniel Brière a suivi la présentation de la lecture. Nous avions invité des spécialistes en droit de l’immigration, des travailleurs sociaux, des immigrants nouvellement reçus ou en attente de statut de réfugiés politique à témoigner de leur réalité et à éclairer la situation. Nous avons été à même de constater que la discussion soulevait une foule d’observations quant à la méconnaissance de cette réalité et de la complexité des démarches et conditions inhérentes en vue de l’obtention de la citoyenneté canadienne. L’histoire de Bashir permettait de mieux comprendre ce qu’est le quotidien d’un réfugié politique, ses combats, ses deuils; mais aussi le nécessaire renouement des liens humains et la foi dans un avenir; incarné par ses enfants à qui il a la tâche d’enseigner le pouvoir des mots et de la pensée.

Biographies

  1. E_delacheneliere_bio

    Evelyne De la Chenelière

    texte

    Depuis 1997, Evelyne de la Chenelière a interprété de nombreux rôles dans ses propres pièces, mais aussi avec le Nouveau Théâtre Expérimental dans Matines : Sade au petit déjeuner de Jean-Pierre Ronfard et Atelier Aristophane. Elle écrit Jaune-piano, Personnages secondaires, Élucubrations couturières, Culpa à l’Espace Libre dans une mise en scène de Daniel Brière. Puis, il y a les Fraises en janvier. Cette pièce présentée au Théâtre d’Aujourd’hui en 2002 lui a mérité trois nominations aux Masques 2000. Elle remporta celui du Texte original. En 2006, L’éblouissement du chevreuil a fait salle comble dans la salle Jean-Claude-Germain. Evelyne de la Chenelière a reçu en 2007 un Prix littéraire du Gouverneur général pour son texte Désordre public. (mise à jour: 2010-04-21)

  2. D_briere_bio

    Daniel Brière

    mise en scène

    Comédien, auteur et metteur en scène, Daniel Brière est également codirecteur artistique du Nouveau Théâtre Expérimental et membre fondateur du Groupement forestier du théâtre. Il a participé à près de vingt-cinq productions théâtrales dont Durocher, le milliardaire de Robert Gravel, Les oranges sont vertes de Claude Gauvreau, Matroni et moi d’Alexis Martin et Talk-radio d’Eric Bogosian. Il a mis en scène Au bout du fil et Des fraises en janvier d’Evelyne de la Chenelière, avec qui il était aussi complice au texte et à la mise en scène de Henri et Margaux. Après avoir dirigé Taverne d’Alexis Martin, il a cosigné avec lui le texte et la mise en scène de La marche de Râma présenté au Nouveau Théâtre Expérimental. À la télévision, on l’a vu entre autres dans Les Bougon, Cauchemar d’amour, Un gars, une fille, Annie et ses hommes et Caméra café. Au cinéma, il est de la distribution de nombreux longs métrages dont Le déclin de l’empire américain de Denys Arcand, Gaz Bar Blues de Louis Bélanger et La moitié gauche du frigo de Philippe Falardeau, qui le dirigeait aussi cet automne dans C’est pas moi j’le jure. (mise à jour: 2010-04-19)

  3. D_gravereaux_bio

    Denis Gravereaux

    interprétation

    Denis Gravereaux, français d’origine, a travaillé dans son pays sous la direction de Jacques Lassalle, Daniel Mesguisch, Bernard Sobel, Robert Gironès, P.E Heymann, Jean-Pierre Sarrazac. En 1997, il effectue son entrée théâtrale en sol québécois dans la pièce Le procès dans une mise en scène de Elisabeth Albahaca. Depuis, il cumule les rôles dans plus de vingt productions théâtrales. Il a travaillé notamment avec Claude Poissant dans la pièce Lorenzaccio d’Alfred Musset. Il collabore à deux reprises avec Wajdi Mouawad pour Willy Protagoras enfermé dans les toilettes et Littoral, qui le mène en tournée en France et au Liban. Il participe à plusieurs productions de Brigitte Haentjens dont Électre, Malina et Éden cinéma. Avec Pascal Contamine, il est de la distribution de Five wolf deavtov circus et Oportet. Il a eu la chance d’être dirigé par Jean-Pierre Ronfard dans Oedipe à Colonne. Puis, il joue dans Au bout du fil, un texte d’Evelyne de La Chenelière, mis en scène par Daniel Brière. Deux fois, il sera dirigé par Jean-Marie Papapietro dans Abel et Béla puis dans un spectacle solo Quelques conseils utiles aux huissiers de Lydie Salvayre. Durant trois années consécutives qui l’a mené aux quatre coins du pays, il a interprété avec brio le très touchant Bashir Lazhar dans ce texte solo écrit par Évelyne de la Chenelière, Bashir Lazhar, mise en scène de Daniel Brière. Pour le Théâtre de la Veillé, il a été de la distribution de Cœur de chien, et plus récemment La noce, deux pièces mises en scène par Gregory Hlady et finalement, nous avons pu le voir à Espace libre, dans un texte et une mise en scène de Philippe Ducros, L’affiche. Il a aussi interprété le Duc d’Albany dans L’histoire du roi Lear, mise en scène par Denis Marleau, sur les planches du TNM. Au petit et au grand écran, on a pu le voir dans plusieurs productions dont C.A., Tout sur moi, C’est pas moi, je le jure de Philippe Falardeau, Le piège américain de Charles Binamé et Les Rescapés à Radio-Canada. (mise à jour: 2012-04-16)

  4. Jane_doe_grosse

    Oum-Keltoum Belkassi

    décor

    Après avoir suivi une formation en art et design au Cavendish College de Londres ainsi qu’en architecture d’intérieur à l’école de création et de design Creapole-Esdi de Paris, Oum-Keltoum Belkassi a été diplômée en scénographie de l’École nationale de théâtre en 2005 où elle a conçu les décors de NRK d’Alexandre Lefebvre (m.e.s. Michel Bérubé); elle a également conçu les costumes de Quelques états américains, un spectacle de courtes pièces d’auteurs américains contemporains, pour lequel Frédéric Blanchette assurait la mise en scène. En 2005, pour le Théâtre La Roulotte, elle a fait la conception des costumes du Baron de Munchausen (m.e.s. Hugo Bélanger), spectacle en plein air qui s’est promené dans plusieurs arrondissements de Montréal. Elle également conçu les costumes de la pièce de Frédéric Blanchette, Le périmètre, présenté en ouverture de saison au Théâtre d’Aujourd’hui. (mise à jour: 2010-05-07)

  5. 0_john_doe_bio

    Nicolas Descôteaux

    éclairages

    Depuis l’obtention de son diplôme de l’Option Théâtre du Cégep de Sainte-Thérèse en 1992, Nicolas Descôteaux a déjà signé plus de cinquante créations d’éclairage. Mettant son expertise technique au profit de ses concepts, il contribue au travail de nombreux créateurs de renommées internationales. Ses collaborations avec Robert Lepage, Marie Chouinard, Kristian Fredric, Daniele Finzi Pasqua ou, plus récemment, avec le Cirque Eloize et le Cirque du Soleil font de lui un directeur lumière important dans le milieu théâtral et événementiel de Montréal. En nomination pour ses créations d’éclairage par l’Académie québécoise du théâtre en 1995 et 1998 et boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec en 1999 et 2001, il continue à parfaire son art tant à Montréal que sur les scènes internationales. (mise à jour: 2010-05-04)

  6. John_doe_gros

    Danny Braün

    environnement sonore

    Après avoir complété une formation en théâtre et en journalisme, Danny Braün a œuvré à de nombreuses émissions radio et télévisuelles à Radio-Canada. Reporter, réalisateur et concepteur sonore, son travail l’a amené aux quatre coins du monde où il a capturé des moments de l’histoire, de l’actualité ainsi que des musiques et des sonorités propres aux différents pays visités. Son expérience avec Bashir Lazhar est un heureux mélange des genres où s’entremêlent archives journalistiques, sonorité de l’Algérie et musique évocatrice de cet univers bien particulier de ceux, qui ont dû tout laisser derrière eux pour venir refaire leur vie ici, parmi nous, au Québec. (mise à jour: 2010-05-07)

Bashir Lazhar est une création du Théâtre d’Aujourd’hui.

  1. Logo_tda_web

Remerciements : Anne Plamondon et Espace Libre, Francis Laporte, Yves Labelle, Badre Bouitane ainsi qu’à l’équipe de l’Agence Tricycle.

Crédits photos : Photo(s) de production : Nicolas Descôteaux / Denis Gravereaux : Sylvain Guiguère / Daniel Brière : Monic Richard / Evelyne De la Chenelière : Izabel Zimmer

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