1 heure sans entracte
Bashir Lazhar
Evelyne de la Chenelière
une création du Théâtre d’Aujourd’hui
En tournée
au Québec et en Ontario du 28 février au 12 avril 2008
Autres saisons
Saison 2006-2007
création
Saison 2008-2009
en tournée au Canada
Saison 2009-2010
en tournée au Québec
Création
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texte Evelyne De la Chenelière
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mise en scène Daniel Brière
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interprétation Denis Gravereaux
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décor Oum-Keltoum Belkassi
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éclairages Nicolas Descôteaux
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environnement sonore Danny Braün
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guitare et percussions Alain Auger
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chant Seana Pasic
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équipe de tournée Stéphanie Capistran-Lalonde, Michel Castonguay
Durée
Résumé
Bashir Lazhar retrace le parcours d’un Algérien qui cherche à obtenir le statut de réfugié politique et qui débarque au Québec pour préparer l’arrivée de sa femme et de ses enfants. Il va remplacer au pied levé une institutrice qui s’est suicidée dans l’enceinte de l’école. Amoureux de la jeunesse, il innove malgré lui dans ses méthodes pédagogiques, en étant à contre-courant. Il enseigne la tendresse, le courage, la justice, le droit… et la syntaxe. Il débat avec ses élèves de la violence à l’école. Il va provoquer l’ire de la direction et de ses collègues avec le choc des cultures comme circonstances atténuantes. Une ode tout en douceur et en humour au courage et à la survie.
En savoir plus
Bashir Lazhar, ou la conjugaison des cultures
Sylvain Sarrazin, Les Nouvelles Saint-Laurent, 19 mars 2008
Une pièce qui tombe à point
Marc-André Boivin, Canoë, 20 février 2008
Bashir Lazhar ou les accommodements raisonnables
Guillaume Garcia, L’Express de Toronto, 1er décembre 2008
L’amer courage
Jean-Simon Gagné, Alternatives, 1er février 2007
Comme par hasard, une pièce sur le… racisme
Claudia Larochelle, Le Journal de Montréal, 19 janvier 2007
Gens du pays
Daphné Angiolini et Mathilde Singer, Voir Montréal, 18 janvier 2007
Extraits de critiques
« Avec Bashir Lazhar, Évelyne de la Chenelière nous offre une fable humaniste et lumineuse qui nous donne envie de retourner sur les bancs de l’école. »
Mathilde Singer, Voir
« Hors des manchettes et transposé au théâtre, l’étranger sort de l’anonymat et gagne le droit à l’humanité. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour la connaissance de l’autre.»
Sylvie St-Jacques, La Presse
« Cette pièce […] confirme une auteure remarquable au propos en phase avec son temps.»
Lyne Crevier, Ici
Extrait
« Moi je veux juste un tableau noir avec des yeux qui le regardent. Juste un tableau sur lequel je peux effacer et recommencer et des mains un peu petites qui s’agitent comme des drapeaux, toujours impatientes avec la petite bosse de corne à l’intérieur du majeur parce qu’elles auraient trop écrit, et un tableau qui a une seule page et plein de dessins dessus et moi je serai celui qui efface pour recommencer, et ceux qui voudront s’ennuyer je les laisserai regarder par la fenêtre sans les gronder parce que je sais comme il est bon de regarder par une fenêtre en sachant que quelqu’un est entrain d’effacer le tableau pour recommencer.»
Mot de l'auteure
À tous les maîtres, à tous les élèves, et à tous les autres.
Si je maîtrisais quoi que ce soit, je serais maître, de musique, par exemple, ou d’école, ou d’autre chose.
Alors, je m’y dévouerais à m’en esquinter la mâchoire, parce que j’aurais tant de choses à enseigner avant que le temps passe, je parlerais vite par peur d’ennuyer mes élèves, j’essayerais de faire de l’humour, pour qu’ils me pardonnent de les obliger à rester assis.
Parfois je tremblerais à l’idée d’une telle responsabilité, à la seule idée qu’une marque d’impatience, d’irritabilité ou d’indifférence puisse briser à tout jamais une grande histoire d’amour entre un enfant et l’apprentissage. Si je devais, un matin où je serais fatiguée, ne pas voir une plaie pourtant béante, si je devais, de ma seule parole de maître, anéantir un rêve ou une ambition, je ne m’en remettrais pas.
D’autres fois je serais sans courage devant l’ampleur de la tâche, j’aurais envie de coucher ma tête sur mon bureau de maître, et d’avouer à mes élèves que je ne maîtrise rien et encore moins la situation, et ils regarderaient mon triste spectacle, désolés et impuissants.
Autant vous dire que je serais sans doute un très mauvais maître, et c’est l’une des raisons qui m’ont fait écrire cette sorte d’hommage.
Avec toute mon admiration,
Evelyne de la Chenelière
Mot du metteur en scène
Depuis des mois, je me pose la même question absurde :
Comment peut-on penser si souvent à quelqu’un et ne jamais lui faire signe? Et voici qu’arrive l’occasion, et je suis heureux de ce prétexte qui m’est donné de vous écrire enfin le mot que j’avais l’intention de vous envoyer depuis si longtemps…
Quelle douce merveille, ces semaines auprès de vous! Vous avez le génie de faire en sorte que, d’emblée, notre travail prenne un sens. Merci à vous de tout coeur
Amicalement,
Daniel Brière
Horaire de la tournée
Longueuil
les 28 février, 1er et 2 mars 2008
à la salle Jean-Louis-Millette du Théâtre de la Ville
Montréal
le 6 mars 2008
à la Maison de la culture Plateau-Mont-Royal
Lévis
le 7 mars 2008
à l’Anglicane
Pierrefonds
le 10 mars 2008
à l’Auditorium de la Polyvalente Pierrefonds
Le Bic
les 14, 15 et 16 mars 2008
au Théâtre du Bic
Saint-Laurent
le 18 mars 2008
à la salle Émile-Legault
Montréal
le 19 mars 2008
à la Maison de la culture Marie-Uguay
Ottawa
du 26 au 29 mars 2008
au Studio du Centre national des arts
Sainte-Geneviève
le 1er avril 2008
à la salle Pauline-Julien
Montréal-Nord
le 3 avril 2008
à la Maison culturelle et communautaire
Montréal
le 4 avril 2008
à la Maison de la culture Ahuntsic
Montréal
le 5 avril 2008
à la Maison de la culture Rosemont-La Petite Patrie
L’Assomption
le 6 avril 2008
au Théâtre Hector-Charland
Montréal
le 8 avril 2008
au Théâtre Outremont
Montréal
le 10 avril 2008
à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce
Montréal
le 11 avril 2008
à la Maison de la culture Pointe-aux-Trembles
Montréal
le 12 avril 2008
à la Maison de la culture Maisonneuve
Biographies
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Evelyne De la Chenelière
texte
Depuis 1997, Evelyne de la Chenelière a interprété de nombreux rôles dans ses propres pièces, mais aussi avec le Nouveau Théâtre Expérimental dans Matines : Sade au petit déjeuner de Jean-Pierre Ronfard et Atelier Aristophane. Elle écrit Jaune-piano, Personnages secondaires, Élucubrations couturières, Culpa à l’Espace Libre dans une mise en scène de Daniel Brière. Puis, il y a les Fraises en janvier. Cette pièce présentée au Théâtre d’Aujourd’hui en 2002 lui a mérité trois nominations aux Masques 2000. Elle remporta celui du Texte original. En 2006, L’éblouissement du chevreuil a fait salle comble dans la salle Jean-Claude-Germain. Evelyne de la Chenelière a reçu en 2007 un Prix littéraire du Gouverneur général pour son texte Désordre public. (mise à jour: 2010-04-21)
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Daniel Brière
mise en scène
Comédien, auteur et metteur en scène, Daniel Brière est également codirecteur artistique du Nouveau Théâtre Expérimental et membre fondateur du Groupement forestier du théâtre. Il a participé à près de vingt-cinq productions théâtrales dont Durocher, le milliardaire de Robert Gravel, Les oranges sont vertes de Claude Gauvreau, Matroni et moi d’Alexis Martin et Talk-radio d’Eric Bogosian. Il a mis en scène Au bout du fil et Des fraises en janvier d’Evelyne de la Chenelière, avec qui il était aussi complice au texte et à la mise en scène de Henri et Margaux. Après avoir dirigé Taverne d’Alexis Martin, il a cosigné avec lui le texte et la mise en scène de La marche de Râma présenté au Nouveau Théâtre Expérimental. À la télévision, on l’a vu entre autres dans Les Bougon, Cauchemar d’amour, Un gars, une fille, Annie et ses hommes et Caméra café. Au cinéma, il est de la distribution de nombreux longs métrages dont Le déclin de l’empire américain de Denys Arcand, Gaz Bar Blues de Louis Bélanger et La moitié gauche du frigo de Philippe Falardeau, qui le dirigeait aussi cet automne dans C’est pas moi j’le jure. (mise à jour: 2010-04-19)
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Denis Gravereaux
interprétation
Formé à l’école du Théâtre national de Strasbourg, en France, Denis Gravereaux a joué dans plus d’une trentaine de productions théâtrales tant au Québec qu’à travers le monde. Lui-même immigrant, il a endossé des rôles, de ce côté-ci de l’Atlantique, dans Éden cinéma de Marguerite Duras, Malina inspiré de l’œuvre d’Ingeborg Bachmann et Électre de Sophocle (m.e.s. Brigitte Haentjens), Willy Protagoras enfermé dans les toilettes et Littoral (textes et m.e.s. de Wajdi Mouawad), de même que dans Au bout du fil d’Evelyne de la Chenelière (m.e.s. Daniel Brière). Fait inusité, Bashir Lazhar constitue son deuxième solo d’acteur, après Quelques conseils utiles aux élèves huissiers de Lydie Salvayre (m.e.s. de Jean-Marie Papapietro), présenté au Théâtre Prospero à Montréal en mai 2006. À la télévision, on a pu le voir dans Casino. (mise à jour: 2010-04-19)
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Oum-Keltoum Belkassi
décor
Après avoir suivi une formation en art et design au Cavendish College de Londres ainsi qu’en architecture d’intérieur à l’école de création et de design Creapole-Esdi de Paris, Oum-Keltoum Belkassi a été diplômée en scénographie de l’École nationale de théâtre en 2005 où elle a conçu les décors de NRK d’Alexandre Lefebvre (m.e.s. Michel Bérubé); elle a également conçu les costumes de Quelques états américains, un spectacle de courtes pièces d’auteurs américains contemporains, pour lequel Frédéric Blanchette assurait la mise en scène. En 2005, pour le Théâtre La Roulotte, elle a fait la conception des costumes du Baron de Munchausen (m.e.s. Hugo Bélanger), spectacle en plein air qui s’est promené dans plusieurs arrondissements de Montréal. Elle également conçu les costumes de la pièce de Frédéric Blanchette, Le périmètre, présenté en ouverture de saison au Théâtre d’Aujourd’hui. (mise à jour: 2010-05-07)
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Nicolas Descôteaux
éclairages
Depuis l’obtention de son diplôme de l’Option-Théâtre du Cégep de Sainte-Thérèse en 1992, Nicolas Descôteaux a déjà signé plus de cinquante créations d’éclairage. Mettant son expertise technique au profit de ses concepts, il contribue au travail de nombreux créateurs de renommées internationales. Ses collaborations avec Robert Lepage, Marie Chouinard, Kristian Fredric, Daniele Finzi Pasqua ou, plus récemment, avec le Cirque Eloize et le Cirque du Soleil font de lui un directeur lumière important dans le milieu théâtral et événementiel de Montréal. En nomination pour ses créations d’éclairage par l’Académie québécoise du théâtre en 1995 et 1998 et boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec en 1999 et 2001, il continue à parfaire son art tant à Montréal que sur les scènes internationales. (mise à jour: 2010-05-04)
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Danny Braün
environnement sonore
Après avoir complété une formation en théâtre et en journalisme, Danny Braün a œuvré à de nombreuses émissions radio et télévisuelles à Radio-Canada. Reporter, réalisateur et concepteur sonore, son travail l’a amené aux quatre coins du monde où il a capturé des moments de l’histoire, de l’actualité ainsi que des musiques et des sonorités propres aux différents pays visités. Son expérience avec Bashir Lazhar est un heureux mélange des genres où s’entremêlent archives journalistiques, sonorité de l’Algérie et musique évocatrice de cet univers bien particulier de ceux, qui ont dû tout laisser derrière eux pour venir refaire leur vie ici, parmi nous, au Québec. (mise à jour: 2010-05-07)
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Stéphanie Capistran-Lalonde
équipe de tournée
Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre, Stéphanie Capistran-Lalonde a fait l’assistance à la mise en scène et la régie de plusieurs spectacles, principalement des créations, avec les metteurs en scène Marie-Thérèse Fortin, Geoffrey Gaquère, Claude Poissant, Martin Faucher, Éric Jean, Olivier Kemeid, Jean-Frédérique Messier, Gervais Gaudreault, Louise Marleau, Daniel Brière, Arianna Bardesono et Denise Guilbault. Elle est cofondatrice de la compagnie Trois Tristes Tigres et y a assuré la coconception et la régie de plusieurs spectacles, dont les Cabarets CLIM, Les lettres arabes et L’Énéide. Elle a travaillé les textes d’auteurs contemporains, comme Fanny Britt, Emmanuelle Jimenez, Jennifer Tremblay, Olivier Kemeid, Olivier Choinière, Michel-Marc Bouchard, Larry Tremblay, Alexis Martin, François Godin, Suzanne Lebeau et Lise Vaillancourt. En danse, elle était de l’équipe de la création Trois territoires quotidiens d’Estelle Clareton, Harold Rhéaume et Catherine Lafrenière à l’Agora de la danse. Elle fait également de la direction de production. (mise à jour: 2011-03-25)
Bashir Lazhar est une création du Théâtre d’Aujourd’hui.
Remerciements : Anne Plamondon et Espace Libre, Francis Laporte, Yves Labelle, Badre Bouitane ainsi qu’à l’équipe de l’Agence Tricycle.
Crédits photos : Photo(s) de production : Nicolas Descôteaux / Denis Gravereaux : Sylvain Guiguère / Daniel Brière : Monic Richard / Evelyne De la Chenelière : Izabel Zimmer / Stéphanie Capistran-Lalonde : Vincent Champoux

















