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(e)

Dany Boudreault

une création de La Messe Basse,
en résidence à la salle Jean-Claude-Germain

Salle Jean-Claude-Germain

du 7 au 25 mai 2013

  1. D_boudreault_tn
    texte, mise en scène et interprétation
  2. Rj_cool_tn
    interprétation
  3. Mp_labrecque_tn
    interprétation

Création

  1. texte, mise en scène et interprétation Dany Boudreault
  2. assistance à la mise en scène et régie Jérémie Boucher
  3. conseil à la dramaturgie Alice Ronfard
  4. conception visuelle Patrice Charbonneau-Brunelle
  5. éclairages Erwann Bernard
  6. conception sonore Philippe Brault
  7. conseil au mouvement Mélanie Demers
  8. direction de production Catherine La Frenière

Durée

1 h 20 sans entracte

Résumé

Voici l’odyssé(e) poétique d’un être dont les seins diminuent de plus en plus et qui recherche pour le reste de sa vie le même étranger roux. Le récit d’une métamorphose intime provoquée par une fourchette plantée entre les seins, de l’insidieuse dictature du regard de l’autre, de la tyrannie sexuelle. Un cha-cha-cha métaphysique entre le corps rêvé et le corps donné. Une fatale introspection dans les champs de blé d’Inde. Voici une vie menée par escales, depuis une allée de quilles jusqu’à un CHSLD. Là où les mères regardent toutes en boucle Les machos à la télévision. Là où toutes les Marie-Chose de ce monde conduisent des voitures rouges.

Voici une procession syncopée qui rappelle cette musique ancestrale qui nous dicte les bons temps. Si au final nos gestes ne sont qu’emprunts, est-ce que tous ces gestes ne parviendraient pas, malgré nous, à conditionner notre aspect physique ? En gros, une épopé(e) grinçante et mystique sur les airs de Nana Mouskouri.

Filetblanc

Préliminaire #3-4

Crédits vidéo : Jérémie Battaglia (image et réalisation) et Philippe Brault (bande son)

Crédits vidéo : Jérémie Battaglia (image et réalisation) et Philippe Brault (bande son)

En savoir plus

Dany Boudreault : entrevue
Magazine Bande à part, 10 mai 2013
Dany Boudreault, les mots pour armure
Marie Labrecque, Le Devoir, 4 mai 2013
Hydre à trois têtes
Philippe Couture, Voir, 2 mai 2013
Pour en finir avec l’androgynie
Plus on est de fous, plus on lit!, Radio-Canada, 1 mai 2013
Sois (un vrai) homme
Pascale Gauthier, 24 heures, 3 mai 2013

Extraits de critiques

« Le grand tour de force de l’auteur réside dans le développement d’une parole où cohabitent de manière fort cohérente ces références à la culture populaire […] et des emprunts formels et textuels aux tragédies grecques et classiques, le tout servi dans une langue à la fois robuste et ciselée qui m’a par moments fait penser à l’écriture d’Hervé Bouchard. Une plume affûtée et parfois bouleversante.»
Alexandre Cadieux, Le Devoir

« (e) est un texte poétique qui fait penser parfois au langage de Claude Gauvreau.»

Luc Boulanger, La Presse

« On ne peut que saluer l’aisance corporelle de Robin-Joël Cool, Marie-Pier Labrecque et Dany Boudeault, qui réussissent à être extrêmement sensuels et sobres, provocants et fragiles tout à la fois.»

Camille Plourde-Lescelleur, Pieuvre.ca

« Résolument inventive et drôle, détournant les répliques des films cultes, la pièce manifeste en outre son tribut aux grandes tragédies grecques.»
Martin Hervé, ArtichautMag

« Un texte très bien ficelé et juste assez ludique.»
Pascale St-Onge, MonTheatre.qc.ca

« Ce spectacle est une expérience cathartique, mettant en question l’identité, les genres, le sexe… Cette intensité n’oublie cependant pas l’humour, qui est présent, comme une musique de fond, tout au long de la pièce.»
Benjamin J. Allard, 4mtl.com

« Le tout donne une impression de construction au fur et à mesure, ce qui semble extrêmement pertinent pour porter cette histoire de genres mouvants.»
Philippe Dumaine, Les méconnus

A_e

Pourquoi écrire (e) ?

Je me suis trompé. Je voulais écrire un recueil de poésie. L’écriture de (e) est un long dérapage salutaire. Un carambolage de gens qui m’incitent à aller plus loin et à persévérer dans l’inconscient.
(e)… (longue hésitation) ? À défaut de justifier mon titre, je vous parlerai de ce moment où, pubescent, j’ai compris ma génétique et ma délicate stature. Je vous parlerai de ce moment où j’ai abdiqué à vouloir correspondre à ce modèle de force masculine qui régnait dans mon village : corps lanceurs de pierres, cuisses de coursiers rivalisant avec les pick up et les motos 150cc, poings à assommer les vaches malades, épaules à tirer les trailers pris dans le fumier, mains cornées par la corde à vache, corps qui ne secoue plus sous le choc de la broche électrique, même par grande pluie.
Les Boudreault sont forts, et je n’étais pas fort. Intrigué, je regardais les mains ravagées de mon père comme une énigme. Alors j’ai ramassé les roches au printemps remontées par le dégel en quatre-roues pour développer mon cuir, et je me suis mis à sauter en bas de l’armature rouillée du pont de train avec les autres gamins pour prouver que j’avais quelque courage, vertu propre aux hommes forts. C’était l’initiation au village. On sautait avec des espadrilles pour ne pas s’ouvrir la peau des pieds du plus haut du pont de train et on sautait quand on nous disait que la voie était libre et qu’il n’y avait pas de «sea-doo» en vue. Ça nous garantissait de ne pas nous faire battre tous les matins en attendant l’autobus. J’ai sauté, sans larmes, avec sang-froid.
Malgré tout, quelque chose en moi résistait. Alors, j’en suis presque venu à la conclusion que je n’étais peut-être pas tout à fait un homme. Et je me suis même mis à me voir autrement. J’observais ma sœur, qui elle, se faisait traiter de garçon manqué, et son étrange catégorie me rassurait, jusqu’à créer la possibilité en moi d’une nouvelle posture. Pendant un moment, je me souviens clairement m’être identifié à ma sœur qu’on disait ressembler à un garçon. Plusieurs mises en abymes, donc. Je reproduisais tout de ma sœur : ses mouvements, ses œillades, ses élans de rage, son phrasé.
Bon… ce n’était pas gagné à l’école. Pour survivre, littéralement survivre, je me souviens très bien m’être déclaré à haute voix et avec un grand pragmatisme : je vais apprendre beaucoup beaucoup beaucoup de mots. Je saurai toujours quoi répondre en toute situation. Je ne serai jamais désarmé. Je pourrai démonter quiconque, bastonner les assaillants, voire même les abattre. Je me suis vraiment dit : je vais tuer avec les mots. Et c’est ce que j’ai fait. Je suis devenu venimeux, on se mit à me craindre. J’en retirai un plaisir immense. Je ne m’apercevais pas que je devenais, oui, un orfèvre des mots pierreux et un agitateur habile du verbe (du moins dans ces conditions-là), mais aussi un être emmuré par les mots qui l’ont si bien défendu. Il faudra l’École nationale de théâtre, la psychanalyse et l’amour pour me faire resurgir en plein air, sans blindage, déboulonné des mots, juste accompagné par eux, sans en forcer le sens. Ça, c’est une autre histoire. Ce qui nous intéresse, c’est (e). La langue dans (e) est cette langue de résistance. Une langue qui cherche à s’élever par tous les moyens, quitte à flirter avec la banalité. Elle cherche à s’élever comme son personnage principal qui ignore comment être un homme, mais qui y parvient tout de même, à travers l’amour inconditionnel. La langue dans (e) est indissociable du personnage principal ; elle est le principal instrument de survie.
Je lisais un pré-papier d’Alexandre Vigneault la saison dernière, et je suis tombé sur une savante citation de la professeure de sociologie Madeleine Pastinelli qui a résonné très fort en moi. «L’identité est contextuelle, elle varie selon les interactions». Même si cette citation parlait de tout autre chose, notamment du subversif et fascinant Ishow, je ne saurais mieux dire en parlant de l’identité sexuelle du personnage principal, innommé, de (e). Au fil de ses rencontres, et en carence absolue de modèles, son identité s’adapte, par désir certes, mais trop souvent par survie. Dans (e), la Mère dit que «les hommes sont des concessionnaires ou des gynécologues». Quand le téléroman Les Machos devient la référence de ce qu’est «être un homme», c’est peut-être parce que rien ne va plus…
Dany Boudreault

Préliminaire #1-2

Crédits vidéo : Jérémie Battaglia (image et réalisation) et Philippe Brault (bande son)

Crédits vidéo : Jérémie Battaglia (image et réalisation) et Philippe Brault (bande son)

Pour en finir avec l’androgynie

Rapidement, j’en suis venu à la conclusion que j’avais quelque chose de résolument androgyne, faits à l’appui. La plupart du temps, avant même la parole ou le geste. Pourquoi ? Peut-être parce que j’ai reçu maintes et maintes propositions de shooting où l’on affirmait vouloir mettre de l’avant mon «ambiguïté de genre». On m’a dit ça une fois. Peut-être parce que je me suis fait appeler Madame plus souvent qu’à mon tour, alors que j’attendais dans une file au guichet et que j’avais les cheveux longs. Ou encore peut-être parce qu’une spectatrice s’est déjà exclamée : oh, je pense que c’est Janine Sutto, alors que j’entrais à peine sur la scène de Duceppe (deux pas), costumé avec une soutane, une canadienne rouge et une perruque blanche. Ou alors peut-être encore parce qu’une très pertinente journaliste qui n’avait manifestement pas lu son dossier de presse a cru que j’étais une femme qui jouait bien un homme dans The Dragonfly of Chicoutimi et qu’il s’agissait peut-être de l’énigme du spectacle.
Sommes-nous entièrement responsables de ce qui nous traverse et de ce que les gens voient en nous ? Je ne pense pas. Honnêtement, je crois que les acteurs sont les moins bons juges. En tout cas, cette pensée m’évite beaucoup d’amertume et me procure de prodigieuses surprises. Dans (e), on ne parle pas précisément d’androgynie, on en parle de façon générale. L’androgynie est un escale incontournable quand on parle d’identité sexuelle trouble, soit. Mais selon moi, l’androgynie a le dos large, et devient le no man’s land de tous les marginaux. Attention, (e) n’est pas un spectacle qui fait l’exégèse de la sexualité, ça n’a rien à voir avec La Sexologie pour les Nuls. (e) est par dessus-tout une fable, voire un conte, sur l’amour et sur ce regard de l’autre qui nous forge. (e) est aussi une déclinaison naïve et à abattre de ce que doit être un homme, une femme. (e) traite de l’absence de modèles et d’une stratégie originale pour «devenir un homme». «Devenir un homme»… Expression plus ontologique que littérale. Devenir un citoyen, devenir un être capable d’amour, surtout. Ici, je ne parle pas de l’objet de l’amour, mais du sentiment fondamental d’amour. Celui-là inconditionnel. Oui, (e) porte un certain romantisme… Mais juste assez. Dans l’imaginaire populaire, le genre sexuel est si galvaudé qu’il est souvent confondu avec l’orientation sexuelle. C’est pour ça que je dis ça.
Si l’androgynie avait une fonction presque religieuse chez les Grecs antiques, il s’avère qu’au Lac-St-Jean il y a 15-20 ans, la chose n’était pas aussi… louable. Ce terme aujourd’hui plutôt cool et presque associé à un type de beauté dans un certain milieu n’avait pas toute sa «coolness». C’est la raison principale pour laquelle je suis resté dans les Cadets de terre, Corps de cadet 7-52, pendant trois ans, à devenir légume à faire semblant d’aimer le tir de précision. Je repassais mes pantalons pour que le pli soit parfait, formais mon béret de cadet de terre dans la douche, des journées entières à cirer mes bottes. Et quand ma mère me demandait si j’aimais ça, je lui disais que j’adorais ça. J’ai même gagné la médaille de la meilleure recrue, même si j’exécrais chaque seconde à jouer au petit soldat. Un garçon dans les Cadets aimaient : les armes, le bois, faire des nœuds, l’autorité (du moins l’exercer), donner des coups de serviettes mouillées à quelqu’un qui dort à 3h du matin dans un camp à Val-Cartier parce que c’est ça être dans la gang-de-gars. Mille dérivés du mot androgyne fusaient alors à chaque coup de serviette, ici sans noblesse. Ça coutait pas cher, les Cadets, pour les parents. C’était l’enfer et le début officiel de mes insomnies, mais j’imagine que c’était vraiment moins pire que l’Ouganda. C’est un peu glauque, mais ça me console. Heureusement, j’aimais un peu dans la drill, je trouvais ça chorégraphique. Une série de mouvements à se souvenir : un grand souci du détail m’habitait déjà. J’aurai aussi appris à manier une boussole, même si le chemin allait être par la suite plus d’une fois dévié. Plus tard au secondaire, j’ai descendu ma voix, j’ai agrandi mes pas, j’ai essayé de ne pas trop bouger la tête quand je riais, j’ai élargi l’espace entre mes jambes. Programme que je me suis imposé quotidiennement : les poignets dans le prolongement des bras, monter les escaliers avec les genoux parallèles ou vers l’extérieur, jamais de position 5 à 7 où une hanche sertirait dans la lumière, le moins bouger possible, parce que bouger trahit. Bagage qui m’a servi à l’École nationale. À devenir comédien. Drôle de destin pour un être terrassé par le regard de l’autre. C’est le cas de bien des comédiens, je le crains.
En arrivant à Montréal, j’avais lâché mon programme. Fort heureusement. Sur un plan ostéopathique, ce programme m’a bousillé. À l’École nationale, alors que personne n’en faisait de cas, j’étais envahi par la peur de ne jamais parvenir à «jouer» un homme «comme il faut» à chaque évaluation. Pourtant, on ne me parlait pas de ça. Et quand une fois gradué et travaillant au professionnel la directrice m’a vu jouer et m’a dit que j’avais de l’ampleur, que j’occupais tout l’espace et que je tenais bien ma partenaire dans telle scène, j’ai été stupidement heureux. Quel accomplissement, je me suis dit. Comme si mon adjudant dans les Cadets me disait : «Voici ta médaille, tu es la meilleure recrue. Je n’y ai vu que du feu. Malgré la supercherie.» J’ai eu honte de cette joie. Je me rendais compte que j’avais absolument tout mis en œuvre depuis toujours pour me faire dire de telles choses, mais que ça n’existait somme toute que dans le regard de l’autre. À dire vrai, je serai toujours heureux que l’on me dise pareille chose. Je me dirai à coup sûr: j’ai réussi. Réussi quoi ? À vous faire croire que je suis un homme comme les autres, sans doute.
L’enfance m’a appris à transformer mon corps, l’École, à remplir ce corps de toute mon âme, et parfaire ainsi l’illusion, sauf pour cette drôle de journaliste… Mais d’où vient cette obsession à vouloir être vu comme un homme, alors que l’on se voit autrement ? Surtout : d’où vient cette impression constante de ne pas être un homme achevé et complet ? Longtemps, j’ai considéré la question exclusivement par le corps. Comment transformer ce corps, comme être autrement que ce que l’on se sent être. Qu’est-ce qui est le mieux ? Le mieux moralement ? Le mieux pour sauver sa peau ? Aujourd’hui, j’admire ceux qui se donnent des permissions, et ils sont nombreux. Je les ai déjà jugés, parce qu’enviés. (e) est une permission que je me donne. Un parcours intérieur que je constate avoir fait à mon insu. Un voyage que j’ai écrit pour me croire en toute circonstance dans mon corps et dans ma vie, complet et achevé. Si c’est ça l’androgynie, du moins la mienne, alors je préfère ne rien finir du tout.
Dany Boudreault

Hors d'oeuvre

Biographies

  1. D_boudreault_bio

    Dany Boudreault

    texte, mise en scène et interprétation

    Comédien et auteur, Dany Boudreault complète sa formation à l’École nationale de théâtre en 2008. Acteur surtout dédié à la création, Dany Boudreault est très actif sur la scène montréalaise, notamment dans Faire des enfants au Quat’Sous, The Dragonfly of Chicoutimi à l’Espace Go, Hamlet est mort aux Écuries, Beaucoup de bruit pour rien au TNM, Chante avec moi à l’Espace Libre ou L’espérance de vie des éoliennes à la Compagnie Jean Duceppe. Parallèlement, il a écrit et interprété Je suis Cobain (peu importe) à la Petite Licorne, ainsi que la pièce e) au Théâtre d’Aujourd’hui. Au cinéma, Dany Boudreault a participé au Projet Épopée initié par le réalisateur Rodrigue Jean, et apparait également dans les films Le Météore de François Delisle, Chasse au Godard d’Abbittibbi d’Éric Morin et Vic et Flo ont vu un ours de Denis Côté. Au petit écran, on a pu le voir dans Toute la Vérité, 30 vies, et plus régulièrement dans Destinées avec le personnage de Félix Tanguay. Sur le plan littéraire, Dany Boudreault a publié deux recueils de poésie aux éditions Les Herbes Rouges. la pièce e) sera quant à elle publiée le 15 janvier 2014 aux éditions Les Herbes Rouges.
    (mise à jour: 2013-11-14)

  2. Rj_cool_bio

    Robin-Joël Cool

    interprétation

    Cet Acadien d’origine est diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Montréal depuis 2008. En plus de ses nombreuses apparitions télévisuelles dans les provinces maritimes, on peut voir Robin-Joël Cool à la télévision dans les séries 19-2, Musée Éden et Belle-Baie, dont il a coécrit les saisons 4 et 5. Au théâtre, il joue, entre autres, dans Tristesse animal noir écrit par Anja Hilling et mis en scène par Claude Poissant, Gunshot de Lulla West (pars pas), pièce écrite et mise en scène par Eugénie Beaudry (Le Laboratoire, 2011), Le filet de Marcel-Romain Thériault, dans une mise en scène de Michel Monty (Théâtre populaire d’Acadie, 2009) et Il était onze heures le soir de et par Reynald Robinson (Théâtre Passé Minuit, 2008). En 2005, Robin-Joël Cool reçoit le prix Éloize de la découverte de l’année à la fois pour l’écriture et la mise en scène de la pièce Pardonnez-moi si je décompose (Théâtre Eskatalk, 2005) et pour son interprétation dans Les défricheurs d’eau d’Emma Haché, dans une mise en scène de Richard Blackburn et René Cormier (coproduction du Théâtre de la Dame de Cœur, du Théâtre populaire d’Acadie et du Village Historique Acadien, 2004 à 2006). En 2011, Robin-Joël Cool est nommé révélation de l’année en théâtre par le journal La Presse et reçoit le prix du Cochon vedette remis au comédien s’étant démarqué par la force de son interprétation. Ces deux prix sont liés à la pièce Gunshot de Lulla West (pars pas). Au cinéma, Robin-Joël Cool incarnera Gros Marc dans le long métrage Camion réalisé par Rafaël Ouellet (2012). En plus d’être comédien, cet artiste multidisciplinaire est guitariste et chanteur au sein du groupe Mentana. (mise à jour: 2012-04-26)

  3. Mp_labrecque_bio

    Marie-Pier Labrecque

    interprétation

    Né à Saint-François-Xavier-de-Brompton, dans les Cantons-de-l’Est, Marie-Pier Labrecque étudie au Cégep de Sherbrooke en Sciences, Lettres et Arts, avant d’entreprendre des études en Interprétation à l’École nationale de théâtre du Canada qu’elle termine en mai 2011. Elle se joint, en novembre 2011, à la troupe Les Turcs gobeurs d’opium pour le spectacle Tobacco, dans une mise en scène de Normand Chouinard qui signera aussi la mise en scène du Dindon en janvier 2012 dans une production du Théâtre du Nouveau Monde. Elle fait aussi partie de la distribution de O’, la nouvelle série télévisée du réseau TVA. (mise à jour: 2012-05-02)

  4. J_boucher_bio

    Jérémie Boucher

    assistance à la mise en scène et régie

    Suite à sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada, Jérémie Boucher se fait approcher par le Festival TransAmériques et le Théâtre La Roulotte pour travailler à titre d’assistant metteur en scène et régisseur. En 2012, il a assumé la direction de production de la pièce Le ventriloque de Larry Tremblay, présenté au Théâtre de Quat’Sous. Depuis 2013, Jérémie est directeur de production du Festival OFF.T.A et occupe le même rôle au sein de la compagnie la Messe Basse. La conception des éclairages est aussi un dada qu’il a du mal à cacher; il a collaboré avec Christian Lapointe, Alice Ronfard, Sylvain Bélanger, Gill Champagne et dernièrement avec l’équipe du Projet Bocal et la chorégraphe Karine Ledoyen. (mise à jour: 2013-03-19)

  5. P_charbonneau-brunelle_bio

    Patrice Charbonneau-Brunelle

    conception visuelle

    Patrice Charbonneau-Brunelle est diplômé du programme de scénographie de l’École nationale de théâtre du Canada où il a été récompensé par le Prix de la Lieutenant Gouverneure en 2006. Depuis sa sortie, Patrice a signé la conception des décors, costumes et accessoires de plusieurs spectacles tels que Le cabaret au bazar du Théâtre Ébouriffé, Alice au pays des merveilles du Théâtre Tout à Trac, Le nid vide du Théâtre de Quartier, Ginkgo et la jardinière du Théâtre Bouches Décousues et Une lune entre deux maisons du Théâtre Carrousel. Il a reçu le prix de la meilleure scénographie aux Cochons d’Or 2010 pour Je suis Cobain (peu importe) avec le Théâtre SDF. De plus, Patrice participe à divers laboratoires de création et il codirige la concentration Scénographie du Collège Jean-Eudes. (mise à jour: 2012-04-26)

  6. E_bernard_bio

    Erwann Bernard

    éclairages

    Depuis ses débuts en 2006, Erwann compte déjà plus d’une cinquantaine de conceptions à son actif. Au théâtre, il signe régulièrement les éclairages des mises en scène de Claude Poissant (Après moi le déluge – Théâtre de Quat’sous, Tom à la ferme – Théâtre d’Aujourd’hui, Bienveillanc, Dragonfly of Chicoutimi, Rouge Gueule – Théâtre PàP, …) et collabore avec plusieurs metteurs en scènes renommés : René Richard Cyr (Contre le temps – Théâtre d’Aujourd’hui), Martin Faucher (Musique pour Rainer Maria Rilke – Théâtre Denise-Pelletier et Théâtre Bluff), Robert Bellefeuille (L’Opéra de quat’sous – Théâtre du Nouveau Monde), Geoffrey Gaguère (La Corneille – Théâtre du Rideau Vert, Silence Radio – La Banquette Arrière), Olivier Choinière (Mommy, Chante avec moi – L’ACTIVITÉ), Sylvain Bélanger (Billy – Théâtre du Grand Jour), etc. Il s’intéresse aussi au théâtre jeune public et y contribue ponctuellement. Cette année, on peut voir son travail sur la scène du Centaur, du Rideau Vert, de L’Usine C, d’Aux Écuries, du Théâtre La Chapelle, du Théâtre d’Aujourd’hui et d’Espace GO, en plus de son implication pédagogique sur des productions du Conservatoire et de l’École nationale de théâtre. Souvent appelé à marier lumière et musique, Erwann éclaire les deux moutures du spectacle Douze hommes rapaillés, mis en scène par Marc Béland (récipiendaire du Félix du spectacle de l’année – interprète, en 2012) et Le Blues d’la métropole, comédie musicale dirigée par Serge Denoncourt. Il collabore aussi avec les chorégraphes Estelle Clareton, Marie Chouinard, Clara Furey et Harold Réhaume, en plus d’agir comme éclairagiste en résidence au Festival de Jazz pour des vedettes internationales comme Dave Brubeck, Daniel Lanois et Public Ennemy pendant plusieurs années. Récipiendaire du prestigieux Prix de la relève Olivier Reichenbach du Théâtre du Nouveau Monde en 2011, Erwann a également été primé par les abonnés de Cartes première en 2009 pour l’éclairage du spectacle Le Nid.
    (mise à jour: 2013-03-20)

  7. John_doe_bio

    Philippe Brault

    conception sonore

    Musicien, arrangeur, réalisateur et concepteur sonore, Philippe Brault se partage entre la scène musicale, le studio d’enregistrement et la conception musicale pour la télévision et le théâtre. Depuis 2004, il est le directeur musical, arrangeur et bassiste de Pierre Lapointe. Il a participé à la création des spectacles Pépiphonique, La forêt des mals-aimés et plusieurs événements spéciaux tels Pierre Lapointe et l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal (FrancoFolies 2007) et le spectacle concept Mutantès, en plus de signer les arrangements de l’album La forêt des mal-aimés (Félix des meilleurs arrangements en 2006) et de réaliser son plus récent opus, Sentiments humains. Entretemps, il multiplie les collaborations à titre d’arrangeur, de réalisateur et de musicien auprès de nombreux artistes dont Philémon, Random Recipe, Ivy et Sylvie Paquette. Comme compositeur, on a entendu sa musique dans quelques séries documentaires au Canal Vie et à TV5, et régulièrement dans les théâtres montréalais lors de ses collaborations avec des metteurs en scène tels que Olivier Kemeid, Geoffrey Gaquère, Marie-Josée Bastien ou Claude Poissant. Récemment, il a aussi participé à la reprise de Gravel Works de Frédérick Gravel, ce qui marquait se première collaboration dans le monde de la danse. (mise à jour: 2012-04-26)

  8. M_demers_bio

    Mélanie Demers

    conseil au mouvement

    Artiste multiplateforme, Mélanie Demers étudie la littérature, le théâtre et la danse à Québec avant de terminer en 1996 sa formation à l’École de Danse Contemporaine de Montréal. Elle entreprend sa carrière d’interprète avec O Vertigo, avec qui elle tourne pendant près de 10 ans, tout en multipliant les collaborations avec des chorégraphes émergents. En parallèle, elle mène déjà une carrière de chorégraphe amorcée dès sa sortie de l’école. D’emblée, elle explore les zones sombres de la condition humaine. Elle fonde sa compagnie Mayday en 2007 pour approfondir le lien puissant liant le poétique et le politique. Socialement engagée, Mélanie Demers voyage pour enseigner la danse au Kenya, au Niger, au Brésil et en Haïti. La réalité des pays en voie de développement la mène vers un art qui n’a de sens que dans sa portée politique et sa capacité à susciter l’action et la réflexion. C’est dans cette perspective qu’elle crée Les angles morts (2006), Sauver sa peau (2008), Junkyard/Paradis (2010) et Goodbye (2012). Mélanie Demers est membre de Circuit-Est centre chorégraphique et sa compagnie est en résidence à l’Usine C. On a pu voir son travail au théâtre dans le coaching du mouvement pour acteurs et elle collabore à plusieurs revues et publications. À ce jour, Mélanie Demers compte une quinzaine de créations à son actif. Elle a présenté ses œuvres dans une trentaine de villes en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie. (mise à jour: 2013-10-08)

  9. C_lafreniere_bio

    Catherine La Frenière

    direction de production

    Catherine La Frenière œuvre dans le milieu du théâtre et de la danse depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada en mai 2000. Elle a fait son entrée au Théâtre de Quat’Sous où elle cumule les postes de direction technique et de direction de production jusqu’en janvier 2004. Depuis elle travaille pour différentes compagnies théâtrales, à titre de directrice de production, directrice de tournée, assistante à la mise en scène et régisseure. Depuis janvier 2004 elle assure en autre la direction de production du Théâtre PàP et travaille conjointement avec ses directeurs artistiques Claude Poissant et Patrice Dubois à titre d’assistante à la mise en scène. Elle assume aussi la direction administrative de la compagnie de danse Création Estelle Clareton ainsi que des Productions Hôtel-Motel dirigé par Philippe Ducros. Que ce soit à titre de directrice de production ou d’assistante à la mise en scène, Catherine a toujours travaillé en étroite collaboration avec les créateurs en leur amenant sa sensibilité artistique. (mise à jour: 2012-04-26)

(e) est une création de La Messe Basse,
en résidence à la salle Jean-Claude-Germain.

Crédits photos : Visuel(s) du spectacle : Neil Mota et Deux Huit Huit / Patrice Charbonneau-Brunelle : Jérémie Battaglia / Robin-Joël Cool : Marjorie Guindon / Mélanie Demers : Caroline Désilets / Marie-Pier Labrecque : Maude Chauvin

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