À la fin du Moyen-Âge, dans un couvent désaffecté, se tient une école de bouffons. Lors de leur dernière nuit d’internat, les bouffons, épris d’un désir de vengeance, créeront un court drame qu’ils présenteront à Folial, maître incontesté de l’École des bouffons et autrefois fou du roi d’Espagne. Dans un autre temps, au château de l’Escurial, un roi malade et blafard est effondré sur son trône. La reine se meurt. La mort le hante et le harcèle. Il appelle à grands cris son bouffon : Folial…
Escurial et l'école des bouffons
Michel de Ghelderode
du 12 décembre 1968 au 12 janvier 1969
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Création
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texte Michel de Ghelderode
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mise en scène André Brassard
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costumes Louise Jobin, François Laplante
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musique Denis Lorrain
Biographies
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Michel de Ghelderode
texte
Michel de Ghelderode (1898-1962, pseudonyme d’Adhémar Martens) est un auteur dramatique, chroniqueur et épistolier belge d’origine flamande. Auteur prolifique, il a écrit plus de soixante pièces de théâtre dont La balade du grand macabre (1934) et L’école des bouffons, une centaine de contes, de nombreux articles sur l’art et le folklore. Également auteur d’une impressionnante correspondance de plus de 20 000 lettres, il est le créateur d’un univers fantastique et inquiétant, souvent macabre, grotesque et cruel. « Étonnante cohue de bouffons, de bourreaux, de rois dégénérés, de moines suspects, de femmes en fleur accouplées à des vieillards luxurieux, de sorciers, de possédés, d’extatiques, de délirants ». (Suzanne Lilar) (mise à jour: 2010-04-21)
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André Brassard
mise en scène
Passionné de théâtre dès l’adolescence, il fait sa première mise en scène avec Les Saltimbanques, puis fonde avec Michel Tremblay le mouvement contemporain (1965). En 1968, il se joint à Rodrig Mathieu (Les Saltimbanques) et à Jean-Pierre Saulier (Les Apprentis-sorciers) et participe à la fondation du Centre de Théâtre d’Aujourd’hui. Deux ans après, il fait son entrée en inaugurant la scène du Centre national des Arts d’Ottawa avec son ami Tremblay dans une adaptation de Lyssistrata d’Aristophane. Il se fait également remarquer lorsqu’il dirige la pièce Les Belles-Soeurs, en 1968, au théâtre du Rideau vert. Pendant 30 ans, il mettra en scène toutes les pièces de Tremblay et réalisera aussi des scénarios de films tels que Françoise Durocher, waitress (1972) et Il était une fois dans l’est (1974). Cet artiste met également en scène des classiques comme Les Troyennes d’Euripide, Andromaque de Racine et La nuit des rois de Shakespeare. Parmi les autres oeuvres importantes auxquelles il contribue, soulignons Les feluettes de Michel-Marc Bouchard, Quatre à quatre de Michel Garneau et Double jeu de Françoise Loranger. Oh les beaux jours de Samuel Beckett à l’Espace GO marquera le retour à la mise en scène pour André Brassard en 2008. Directeur du Théâtre français du Centre national des Arts du Canada, de 1983 à 1989, André Brassard a également occupé, entre 1991 et 2000, la direction artistique de la section française de l’École nationale de théâtre du Canada. Plusieurs prix sont venus récompenser le parcours professionnel d’André Brassard; de ceux-là, retenons le Prix Hommage de Quebecor en 2007, le Prix Hommage pour l’ensemble de son œuvre lors de la 10e édition de la Soirée des Masques en 2004, le prix Denise-Pelletier, remis par le Secrétariat des Prix du Québec en 2000, et le Prix de la critique (meilleure production) par l’Association des critiques de théâtre pour Alebertine, en cinq temps de Michel Tremblay, 1985. (mise à jour: 2010-05-06)
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Michèle Hamel
interprétation
La carrière de Michèle Hamel à titre de conceptrice de costumes, qui l’a fait principalement œuvrer pour le grand et le petit écran, remonte à 1977 lorsque le cinéaste Gilles Carle l’approche pour L’ange et la femme. Cette collaboration se poursuivra ensuite avec L’âge de la machine et Maria Chapdelaine en 1982, production pour laquelle elle obtient un Prix Génie. Depuis, de nombreux réalisateurs ont fait appel à elle, dont Jean Beaudin (L’or et le papier, Les filles de Caleb, série pour laquelle on lui décerne en 1991 un Prix Gémeaux, et Craque la vie), Léa Pool (Emporte-moi, qui lui vaut son premier Jutra, Le papillon bleu et Maman est chez le coiffeur), Charles Binamé (Blanche, Eldorado, Le piège américain, Marguerite Volant, pour laquelle elle se voit décerner en 1997 son deuxième Prix Gémeaux, et Un homme et son péché qui lui attire en 2001 son deuxième,Jutra), Claude Fournier (Les tisserands du pouvoir), Claude Boissol (Les fils de Laliberté), Bruno Carrière (Lucien Brouillard), Michel Brault (L’emprise), Michel Poulette (Une histoire de famille), Yves Simoneau (Dans le ventre du dragon), Pierre Falardeau (Octobre), Jacques Leduc (L’enfant sur le lac et La vie Fantôme), Robert Lepage (Possible Worlds), Robert Favreau (Un dimanche à Kigali, qui lui vaut un troisième Jutra), Robert Ménard (Un amour de quartier et Hystéria) et Gabriel Pelletier (L’automne sauvage et Ma tante Aline). En 2007, Les femmes du cinéma et des nouveaux médias lui ont rendu hommage pour sa contribution exceptionnelle à la culture cinématographique et télévisuelle. À la scène, Michèle Hamel a collaboré avec, notamment, Lewis Furey (Carole Laure – Théâtre de la Porte St-Martin, Antoine et Cléopâtre), Fernand Nault (La Scouine, Grands Ballets Canadiens) et Gilles Maheu (Don Juan). Tout est encore possible est l’occasion d’une première collaboration avec Les Deux Mondes. (mise à jour: 2010-05-07)
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Rita Lafontaine
interprétation
Comédienne depuis près de 40 ans, Rita Lafontaine a joué dans plus de 75 pièces de théâtre, tant au Québec et en Ontario qu’en Europe. Elle a participé à la création de presque toutes les pièces de Michel Tremblay sous la direction d’André Brassard. Artiste versatile et complète, elle a tenu de nombreux rôles tant au cinéma qu’à la télévision pour lesquels elle s’est mérité plusieurs prix. À l’automne 2005, elle se méritait le titre d’Officier de l’Ordre du Canada. En 2004, elle fait l’acquisition de l’église de St-Joseph de Ham-Sud et y ouvre le Centre des arts Rita Lafontaine où elle se voue à la promotion des arts de la scène. Forte de son expérience d’enseignement tant à l’École nationale de théâtre qu’individuellement à des aspirants comédiens, elle offre des ateliers et des stages de formation aux jeunes désireux de se perfectionner ou de percer dans le métier. Impliquée dans de nombreuses causes depuis 30 ans, elle est, entre autres, porte-parole de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales à Trois-Rivières depuis 1999 et de la Grande Guignolée des médias depuis 2001.
(mise à jour: 2007-04-19) -
Nicole Leblanc
interprétation
Nicole Leblanc a inauguré la première saison du Théâtre d’Aujourd’hui, qui s’était associé au Théâtre du Même Nom, qu’elle avait elle-même fondé avec Jean-Claude Germain. Avec ce dernier, elle a participé à plus de dix créations, dont Les hauts et les bas de la vie d’une diva et Les nuits de l’Indiva. Elle a aussi participé à la création des Belles-sœurs de Michel Tremblay et a été de Bonjour, là, bonjour et À toi, pour toujours, ta Marie-Lou. Elle a joué dans Un simple soldat, Bousille et les justes et Sur le bord de la fenêtre. À la télévision, elle a livré de grandes interprétations (plusieurs fois primées) dans Rue des Pignons, Le temps d’une paix, Cormoran, 4 ½ et Virginie. (mise à jour: 2010-05-07)
Crédits photos : Nicole Leblanc : Suzane O'Neill / Rita Lafontaine : François Brunelle











