Hilarante réécriture de la pièce de Félix-Gabriel Marchand. Le chef d’une famille de nouveaux riches bien de chez nous doit compléter son ameublement. Il doit choisir entre la culture « qui ne remonte pas du terroir » ou « celle qui descend en ligne droite du dernier bateau en provenance des vieux pays ». Par-delà la fascination qu’exerce une fausse aristocratie européenne sur la petite bourgeoisie québécoise du dix-neuvième siècle, c’est tout le genre théâtral de la comédie de mœurs aux allures vaudevillesques qui est parodié.
Les faux brillants de Félix-Gabriel Marchand
une création du Théâtre d’Aujourd’hui en collaboration avec Le Culottier
du 24 mars au 15 mai 1977
Ce spectacle a été présenté en reprise lors de la saison 1977-1978.
Autres saisons
-
d’après le texte de -
paraphrase et mise en scène -
interprétation -
interprétation -
interprétation -
interprétation -
interprétation -
interprétation -
interprétation -
interprétation
Création
-
d’après le texte de Félix-Gabriel Marchand
-
paraphrase et mise en scène Jean-Claude Germain
-
interprétation Jean-Pierre Chartrand, Marthe Choquette, Claude Gai, Roger Garand, Pauline Martin, Jean Perraud, Louise Rinfret, Daniel Roussel
-
scénographie et éclairages Claude-André Roy
-
costumes Yvon Duhaime
-
musique Gaston Brisson
Extraits de critiques
« Rarement a-t-on vu un apocryphe repris de manière plus heureuse. »
Adrien Gruslin, Le Devoir
« Dans un décor absolument fantastique de Claude-André Roy […] des costumes extraordinaires d’Yvon Duhaime […] Germain a orchestré un spectacle interprété avec brio exceptionnel par une distribution de première force. […] Le spectacle le plus drôle et le plus désopilant de la saison. »
Martial Dassylva, La Presse
« Le divertissement le plus agréable qu’on puisse imaginer. »
Lawrence Sabbath, The Star
« Un excellent spectacle.»
Pascale Perrault, Le Journal de Montréal
« C’est ce que j’ai vu de plus fort depuis le début de la saison théâtrale ! »
Raymond Bernatchez, Montréal-Matin
Une paraphrase de Jean-Claude Germain
Les faux brillants de Félix-Gabriel Marchand est une comédie de mœurs québécoises originellement écrite vers la fin du XIXe siècle (plus précisément 1895) par un auteur, Félix-Gabriel Marchand, natif de Saint-Jean et rédacteur au journal Le Franco-Canadien, qui eut le rare privilège (surtout par un vaudevilliste avoué) de devenir le premier ministre du Québec lors de élection de 1897.
Tracée d’une plume qui fait des embardées du côté des farces de Molière plutôt que du côté des vaudevilles contemporains de Feydeau, Les faux brillants met en scène la maisonnée d’un bon bourgeois parvenu bien de chez nous aux prise avec le sempiternel problème des nouveaux riches québécois : celui de compléter son ameublement par une culture d’autant plus respectable et authentique qu’elle ne remonte pas du terroir mais descend en droite ligne du dernier bateau en provenance des vieux pays.
Ni adaptation stricte, ni reconstitution nostalgique, mais translation véritable du maintenant dans le naguère, la paraphrase telle que conçue par Jean-Claude Germain se veut un genre de vision à double foyers dont le but recherché n’est pas de ramener le passé dans le présent mais de mettre le présent dans le passé, là où il était d’ailleurs déjà virtuellement présent comme avenir.
(Extrait du programme de soirée)
Extrait
« TRÉMOUSSET : Puis-je vous rappler, baron, que l’ivrognerie… est un signe de noblesse! / FAQUINO : Pour les lordzzes anglais! / TRÉMOUSSET : Comme pour les nobbes étaliens! Même que çé ça… qui fait la diffarence entte les nobes pis les gences ordinaires… la façon dont y portent leur bouésson! / FAQUINO : Dans une taverne! / TRÉMOUSSET : Pis au parlement itou! Parsqu’un nobbe han… un nobbe… quant-y a un verre dans lnez, ben ça y montte dans a fasse pis ça resse là! Yé plastré!… Tandisse que lmonde ordinaire eu-z-autres, ben ça leu tombbe dans é jambes pis ça leu rvire lé-z-orteils en anse de cruche! Aha! Ha! Ha! (Il va pour perdre pied et s’accroche à Faquino qui le soutient.) »
Biographies
-
Félix-Gabriel Marchand
d'après le texte de
Courtois, lettré, vêtu de noir, d’apparence nonchalante et mélancolique – ce qui, aux dires de Robert Rumilly, ne l’empêchait pas d’être actif et spirituel, Félix-Gabriel Marchand fut député de 1867 à 1897 – année où il devint premier ministre du Québec. Libéral et réformiste, il fit alors voter la création d’un Ministère de l’Instruction publique par l’Assemblée Législative. Connu pour sa comédie Les faux brillants (1885), il est également l’auteur de trois vaudevilles, Fatenville (1869), Erreur n’est pas compte (1872), Un bonheur en attire un autre (1883) et du livret d’un opéra de Vézina, créé en 1906 – Le lauréat. Considéré par tous comme un « parfait honnête homme », il eut droit à d’imposantes funérailles nationales auxquelles 50 000 personnes assistèrent. (mise à jour: 2010-09-27)
-
Jean-Claude Germain
paraphrase et mise en scène
Animateur, auteur, metteur en scène, professeur, directeur de théâtre, Jean-Claude Germain a étudié l’histoire et a été épicier avant de devenir journaliste et critique dramatique. Après quatre ans au Petit Journal, il a fondé en 1969 le Théâtre du Même Nom, qui s’est installé au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. Il en a assumé la direction artistique pendant dix ans (1972-1982) et en a fait l’un des moteurs principaux du théâtre québécois des années 1970. Professeur à l’École nationale de théâtre du Canada à partir de 1972 — il y est à l’origine de la création de la section d’écriture dramatique —, il a en outre été pendant quelques années chroniqueur au magazine Maclean, puis à l’émission radiophonique La Vie quotidienne, et a fait partie du conseil d’administration de l’Association des directeurs de théâtre. Il a été secrétaire exécutif du CEAD de 1968 à 1971. En 1977, il obtenait le prix Victor-Morin de la Société Saint-Jean-Baptiste « pour son importante contribution au théâtre québécois ». Il a également été directeur et rédacteur en chef de la revue Le Québec littéraire. En 1993, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal le nommait Patriote de l’année. Pendant la saison 1993-1994, il reprenait, seul en scène au Théâtre d’Aujourd’hui, son histoire de Montréal racontée d’abord à la radio de Radio-Canada, qu’il intitulait cette fois Le feuilleton de Montréal, paru par la suite en trois tomes chez Stanké. Jean-Claude Germain a été membre du conseil d’administration du Conseil des Arts du Canada de 1990 à 1993, vice-président du Conseil des arts et des lettres du Québec de 1993 à 1997, et président d’honneur du Salon du livre de Montréal de 1990 à 2001. (mise à jour: 2010-05-07)
Les faux brillants de Félix-Gabriel Marchand est une création du Théâtre d’Aujourd’hui en collaboration avec Le Culottier.
Crédits photos : Photo(s) de production : photographe inconnu / Jean-Claude Germain : Daniel Kieffer















