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Filles de guerres lasses

Dominick Parenteau-Lebeuf

une création de Baraka Théâtre

Salle Jean-Claude-Germain

du 11 au 29 octobre 2005

  1. D_parenteau-lebeuf_tn
    texte
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    mise en scène
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    interprétation
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    interprétation
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    interprétation
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    interprétation
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    interprétation
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    interprétation
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    interprétation

Résumé

Elles sont quatre. Quatre icônes féminines de la modernité. Quatre héroïnes enrôlées dans des combats qui les ont consumées. Quatre peaux rompues, prêtes pour la mue. Quatre chutes dont les enjeux sont l’identité même de celles qui tombent et l’état de leur monde lorsqu’elles se relèveront. Elles sont quatre. Quatre polyphonies dramatiques — Vive la Canadienne !, Vices cachés, Nacre C et Catwalk, sept voix pour sept voiles — mettant en scène quatre champs de bataille, quatre corps piégés, terrifiés, parés, profanés, quatre voix de tête, de ventres, de muscles et de jambes, quatre essences de fille hautement inflammables et le chœur de ceux qui les entourent. Elles sont quatre. Et écœurées de se battre. Elles sont les Filles de guerres lasses.

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En savoir plus

Chœur ouvert
Stéphane Despatie, Voir, 13 octobre 2005

Extraits de critiques

« Depuis Dévoilement devant notaire et La petite scrap, l’auteure impressionne par son intelligence pénétrante, un style d’une qualité littéraire remarquable et un sens implacable de l’autodérision. […] Comme la forme condensée de ces quatre textes se prête particulièrement bien à l’écriture acérée et elliptique de leur auteure, le spectacle s’avère une initiation heureuse à un univers d’une grande poésie et dont l’exploration est fructueuse. »
Anne-Marie Cloutier, La Presse

« Il y a, chez Parenteau-Lebeuf, un mélange détonnant. D’une part, le comique et le tragique cohabitent inégalement. D’autre part, la langue est parfois poétique, littéraire même. Par surcroît, elle décrit quelquefois des situations très concrètes, encastrées dans une structure complexe, auxquelles s’ajoute une ironie paradoxale, qui procure au drame des couches supplémentaires de sens. […] le spectateur est plutôt charmé par une galerie de portraits en prise sur son époque. Regard sur sa société et son temps où Parenteau-Lebeuf ne se sert ni de lunettes roses ni de verres noircissants. C’est rare. Pour cela, sa plume, portée par Binet et son équipe, aide à y voir plus clair. »
Hervé Guay,Le Devoir

Elles sont quatre.

ICÔNE 1 — VIVE LA CANADIENNE !
Fillette, Marie-Paule Marsot rêvait d’être une majorette. De brandir un bâton au son d’une fanfare, les cuisses au vent. Mais fille de féministe, elle a dû passer sa passion de la parade autrement. Cette nuit, alors que dans la forêt laurentienne retentit Vive la Canadienne ! — nouvel hymne du folklore hard core —, les cuisses ouvertes, elle se souvient.

ICÔNE 2 — VICES CACHÉS
Un rat sur un plancher de cuisine. Énorme. Menaçant. À quatre pattes sur la table, Maribel se demande comment ce monstre a pu pénétrer dans son condo rutilant. La présence animale féconde ses pensées et ses entrailles. Comment l’expulser, à présent ? Si le corps féminin est une maison, alors la femme a ses vices cachés.

ICÔNE 3 — NACRE C
La poétesse Marie-Laurence Imbeau devient la muse Ellifal Sellif-Selertend à la suite de sa rencontre avec le jeune peintre branché Érod Rineva. Mettant sa poésie en jachère, elle pose pour lui. Commence alors la lente mutation de son épiderme en une somptueuse maladie de peau : le nacre C. Miroir, ô mon miroir, y a-t-il encore quelqu’un derrière cette beauté ?

ICÔNE 4 — CATWALK, SEPT VOIX POUR SEPT VOILES
Nous sommes en Galilée, territoire occupé. Salomé, une jeune mannequin palestinienne, s’effondre sur le podium alors qu’elle défile, vêtue de la dernière création du designer Jean-Baptiste Bensimon : une robe à sept voiles au look de réconciliation. Qui gagnera lorsqu’elle se relèvera ? La beauté ou la guerre ?

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À propos de la mise en scène

Une lecture de Filles de guerres lasses suffit pour comprendre pourquoi la mise en scène s’articule autour d’un travail de chœurs chorégraphiés : si les quatre héroïnes sont les pivots et les moteurs de l’action dramatique, les voix qui gravitent autour d’elles agissent comme catalyseurs et révélateurs, tout en constituant les assises de la théâtralité. Chez Caroline Binet, le découpage des voix n’a rien de l’exercice de style ; c’est une recherche de sens, de rythme et de musicalité en lien direct avec l’action dramatique. Car il ne s’agit pas ici, comme chez les Grecs, d’un ensemble d’acteurs représentant un personnage collectif qui commentent l’action d’une tragédie, mais plutôt d’un concert de voix qui cerne et provoque les personnages principaux et dans lequel les voix mêmes des protagonistes se mêlent. En s’additionnant et en se répondant, les voix multiplieront l’impact du sens chez le spectateur.
Mais tout ne sera pas que chœur. Les voix de ces filles s’élèveront seules au-dessus de tout et resteront les actrices principales de ces guerres à finir. Bien sûr, le danger d’une proposition « chœurs et monologues » réside dans l’aspect statique qu’elle peut engendrer. Forte de ses expériences sur le corps au théâtre, c’est tout un travail sur l’invasion de l’espace par les corps que Caroline se propose de faire avec les acteurs afin de transformer la scène en territoire occupé.

Baraka Théâtre

Structure légère à but non lucratif, fondée en 2002 par Dominick Parenteau-Lebeuf, et ayant pour mandat de produire les pièces de sa fondatrice, dramaturge itinérante et sans chapelle, en invitant chaque fois les metteurs en scène les plus pertinents. Après Dévoilement devant notaire, créé en octobre 2002 à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui dans une mise en scène de Marc Béland, Baraka Théâtre récidive dans cet espace de paroles libre et intime avec Filles de guerres lasses. Pour l’occasion, la dramaturge s’associe à la jeune metteure en scène Caroline Binet, qui assure la direction de ce spectacle combinant voix uniques et chœurs modernes.

Biographies

  1. D_parenteau-lebeuf_bio

    Dominick Parenteau-Lebeuf

    texte

    Dramaturge et scénariste, traductrice à ses heures, diplômée en écriture dramatique de l’École nationale de théâtre (1994), Dominick Parenteau-Lebeuf est l’auteure d’une quinzaine de pièces dont plusieurs publiées chez Lansman Éditeur et traduites en allemand, en anglais, en bulgare et en italien. La plupart de ses textes ont d’ailleurs été lus dans divers festivals et événements en Europe, au Canada et aux États-Unis. En 1995, sa pièce Poème pour une nuit d’anniversaire remportait le prix Cartes Blanches Aux Auteurs du Théâtre Ouvert, à Paris, et en 1998, sa pièce Dévoilement devant notaire était lauréate de la Prime à la création du Fonds Gratien-Gélinas pendant que sa nouvelle Vive la Canadienne! se voyait attribuer le premier prix du concours de l’hebdo culturel Voir. Au cours des dix dernières années, Dominick a travaillé avec les metteurs en scène Gervais Gaudreault (L’autoroute, 1999), Marc Béland (Dévoilement devant notaire, 2002 et La petite scrap, 2005), Paule Baillargeon (Portrait chinois d’une imposteure, 2004) et Caroline Binet (Filles de guerres lasses, 2005). Elle a aussi écrit Visite guidée, une comédie produite par le Petit Théâtre du Nord à l’été 2006. En 2008, elle participait à deux productions en France : Trois pièces cuisine, en co-écriture avec Carole Fréchette, une pièce en trois temps produite par la compagnie Issue de secours, et Grandir, un spectacle jeunesse orchestré par la metteure en scène molièrisée Florence Lavaud. En janvier 2009, sa courte pièce Nacre C était montée dans le cadre du 10e Laboratoire de mise en scène du Théâtre du Trillium, à Ottawa. Et à Montréal, au printemps 2009, elle faisait partie des 36 auteurs du spectacle Les 36 situations dramatiques, présenté au Théâtre La Chapelle. Au fil des ans, Dominick a été accueillie en résidence au Théâtre Le Carrousel, au Festival des Francophonies en Limousin, au Royal Court Theatre de Londres, au Théâtre français de Toronto et par l’association parisienne ANETH (Aux Nouvelles Écritures Théâtrales). Au cours de l’année 2010, elle est auteure en résidence chez Bluff, théâtre de création pour ados ; elle y travaille à une pièce intitulée La demoiselle en blanc. Depuis plusieurs années, Dominick donne des ateliers d’écritures dans les cégeps et les universités et, en 2007 et 2008, elle a enseigné aux étudiants en écriture dramatique de l’École nationale de théâtre. Depuis 2006, elle est scénariste pour la série jeunesse Toc, Toc, Toc!, diffusée sur les ondes de Radio-Canada et Télé-Québec. (mise à jour: 2010-05-18)

  2. C_binet_bio

    Caroline Binet

    mise en scène

    Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre (ÉNT) en 1995, le parcours de Caroline Binet est jalonné de créations. En septembre 2004, elle était des quatre metteurs en scène de Les hommes aiment-ils le sexe, vraiment, autant qu’ils le disent ?, spectacle d’ouverture de la 25e saison d’Espace GO. En mars 2004, elle signait la mise en scène d’un texte de Maxime-Olivier Moutier, Tout le monde, présenté en lever de rideau au Théâtre Denise-Pelletier. C’est en 1996 qu’elle monte son premier spectacle : Un volcan sur le balcon, montage de textes de Michel Tremblay, présenté dans le cadre du Festival Premières Rencontres à Bruxelles et pour lequel elle se mérite le Prix de la Coopération de l’Agence Québec/Wallonie-Bruxelles. Sur scène, on l’a vue dans Le silence de Nathalie Sarraute, à Espace Libre, La leçon d’Ionesco au Théâtre La Chapelle et Élizaviéta Bam de Danil Harms, au Fringe Festival d’Édimbourg. Depuis leur rencontre à l’ÉNT, Caroline a créé deux textes de Dominick Parenteau-Lebeuf : Hamlette, conte à une voix de fille soûle comme une Polonaise, solo présenté dans le cadre des 38, au Théâtre d’Aujourd’hui (septembre 1996), et Poème pour une nuit d’anniversaire, à Espace Libre (octobre 1999). En mai 2005, elle orchestrait, avec Éric Jean, le spectacle du 50e anniversaire du Théâtre de Quat’Sous. (mise à jour: 2010-05-18)

  3. B_decary_bio

    Bénédicte Décary

    interprétation

    Remarquée dès sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2002, Bénédicte Décary connaît une carrière prometteuse depuis ses débuts au théâtre et cumule depuis de nombreux rôles tant au cinéma qu’à la télévision. Elle fait ses premiers pas sur les planches dans Barthelemy chez le très bas (2002) et poursuit sa passion du jeu dans L’Alchimiste (2003), Doldrum Bay (2004), Edmond Dantes (2004), Filles de guerres lasses (2005), Le Comte de Monte Cristo (2005) et Les Zurbains (2005). Parallèlement, elle interprète au petit écran des rôles remarqués par le public dans Rumeurs II, III et IV, Le Négociateur I et II ainsi que dans Un monde à part I et II. L’année 2006 marque un point tournant dans sa carrière. Suite à l’énorme succès critique et public, aux côtés de Pascale Montpetit et d’Alain Zouvi, elle interprète à nouveau au TNM le rôle d’Angélique dans Le Malade Imaginaire (2005, 2006) et remporte pour son jeu le Prix 2006 de la relève Olivier Reichenbach. La même année, elle est nommée pour son rôle de Jade dans Un monde à part aux Prix Gémeaux pour la Meilleure interprétation rôle de soutien. Par la suite, elle poursuit au théâtre l’interprétation de nombreux premiers rôles : Théâtre sans animaux (2006), Méhari et Adrien (2006), La Dame aux Camélias (2006), Des yeux de verre (2007) et Le mariage de Figaro (2009)] et continue à livrer au public télévisuel des performances diverses dans les téléséries Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Il était une fois dans le trouble IV, Les Boys II-III et Roxy. Au cinéma, elle apparaît entre autres à l’affiche des films 1er Juillet (2003) de Philippe Gagnon, Histoire de famille (2004) de Michel Poulette et Maman Last Call (2004) de François Bouvier. Plus récemment, on a pu la voir dans le film En plein cœur (2007) de Stéphane Géhami ainsi que dans le très grand succès Dédé à travers les brumes (2008) de Jean-Philippe Duval. En 2009 on a pu voir Bénédicte au théâtre dans Dentelle et dans deux nouveaux films : À l’origine d’un cri de Robin Aubert et Le baiser du barbu du cinéaste Yves Pelletier. En 2010, on l’a vu sur les planches du TNM dans Et vlan dans la gueule, une mise en scène de Carl Béchard. Elle fait également un retour à la télévision dans un rôle principal de la série anglophone Durham County III pour le Movie Network et dans le film Les amours imaginaires de Xavier Dolan. Récemment, on a pu la voir tenir le rôle de la Belle dans la pièce La belle et la bête au TNM. (mise à jour: 2011-03-30)

  4. E_duranceau_bio

    Ève Duranceau

    interprétation

    Comédienne diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2000. Depuis, elle a joué au théâtre dans différents projets dont Extasyland.com de Jean-Frédéric Messier, Filles de guerres lasses de Dominique Parenteau Leboeuf et Au-delà du voile de l’auteur algérien Slimane Benaïssa, produit par la compagnie Le Théâtre la Mèche courte dont elle est la cofondatrice. À la télévision, elle a interprété Lili dans Le négociateur et travaille actuellement sur Tactik ainsi que dans Providence. Au cinéma, elle est, entre autres, de la distribution de Dans les villes de Catherine Martin, Elle veut le chaos de Denis Côté et Y’en aura pas d’facile de Marc-André Lavoie. (mise à jour: 2010-08-25)

  5. C_rapin_bio

    Christophe Rapin

    interprétation

    Depuis son arrivée à Montréal en 1991, Christophe Rapin œuvre presqu’exclusivement dans le théâtre de création et poursuit une recherche sur le mouvement en participant notamment à des stages et ateliers de création avec la compagnie Omnibus, Carbone 14 et la chorégraphe Joanne Madore. À l’automne 2006, il participait coup sur coup à trois productions, Filles de guerre lasses de Dominick Parenteau-Lebeuf au Théâtre d’Aujourd’hui, Les Bonobos, une création collective avec Carole Nadeau au Théâtre La Chapelle et, en décembre, au nouveau spectacle du Groupe de Poésie Moderne, avec qui il travaille depuis dix ans, Le voyage d’Amundsen au studio Hydro-Québec du Monument-National. Parmi ses réalisations passées, on notera surtout sa participation dans La leçon de Ionesco mise en scène par Oleg Kisseliov, le rôle du père dans Ceci n’est pas une pipe de Stéphane Hogue créée pour le FTA 2001 et celui de Henry dans la pièce Corps et âme du Torontois John Mighton adaptée et mise en scène par Robert Reid. L’hiver dernier, il était de la distribution du Château de Kafka mis en scène par J. Marie Papapietro au Théâtre Prospero, puis en avril, il incarnait Daniel Reihl pour Les châteaux de la colère d’Alessandro Baricco, adapté pour la première fois au théâtre par Geneviève L. Blais à la salle Fred-Barry. Cet automne, il animait le magazine Müvmédia sur les ondes de Télé-Québec, avant de retourner sur scène pour Beckett mis en scène par Jean-Marie Papapietro. L’hiver prochain, il incarnera Théo pour la prochaine création du Théâtre de Fortune à l’Usine C. (mise à jour: 2010-05-18)

Filles de guerres lasses est une création de Baraka Théâtre.

Crédits photos : Visuel(s) du spectacle : Yanick MacDonald / Photo(s) de production : Yanick MacDonald / Ève Duranceau : Marili Levac / Caroline Binet : Johanne Mercier / Christophe Rapin : Izabel Zimmer / Martin Dion : Lorenzo Denis / Bénédicte Décary : Julie Perreault / Dominick Parenteau-Lebeuf : Alain Gauvin

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