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La chaise

Claude Paiement et Frédéric Desager

une création du Théâtre Harpagon et du Théâtre les gens d’en bas

Salle Jean-Claude-Germain

du 18 octobre au 12 novembre 2011

  1. C_paiement_tn
    texte
  2. F_desager_tn
    texte et interprétation
  3. E_belzile_tn
    mise en scène

Création

  1. texte et interprétation Frédéric Desager
  2. mise en scène Eudore Belzile
  3. assistance à la mise en scène Josée Kleinbaum
  4. décor et costumes Geneviève Lizotte
  5. éclairages André Rioux
  6. musique originale VROMB
  7. direction technique Erik Palardy

Durée

1 h 30 sans entracte

Résumé

Salle d’exécution d’une prison, État de New York. Une chaise électrique attend le prochain « client ». Louis Joseph Renatus Todd s’avance, vieux garçon d’origine allemande, bricoleur et arriviste, devenu le « technicien électrificateur » le plus célèbre du pays… Il s’adresse au public comme s’il s’agissait de témoins. À 9 h 59, il doit exécuter, pour la première fois, une jeune femme : Joanna Brown. D’ordinaire impassible, Todd est la proie d’une agitation inhabituelle. Lors d’une banale querelle entre employés, il transforme ce qui devait être une exécution solennelle en une authentique et formidable bavure… Il accumule les réactions absurdes et incohérentes, il va jusqu’à s’enfermer avec le public, sans même savoir ce qui le pousse à agir ainsi. Comment diable la belle mécanique de sa vie a-t-elle pu dérailler de la sorte? Le temps presse ! Le directeur du pénitencier a entamé une procédure dont l’issue est inéluctable. Le récit s’accélère, entrecoupé de plongées dans le monde intérieur de Todd, où s’agitent souvenirs et fantômes entourant l’histoire de la chaise électrique. Notamment, un certain Thomas Edison, qui n’a pas hésité, jadis, à brader quelques principes pour défendre ses propres intérêts. Louis Joseph, le bourreau humaniste arrivera-t-il à recoller les morceaux de son existence?

Filetblanc

En savoir plus

Frédéric Desager parle de son rôle de bourreau dans la pièce La chaise
Entrevue avec Catherine Perrin, Médium Large, 7 novembre 2011
Deux théâtres pour une chaise
Suzanne Vallières-Nollet, PleinEspace.com
Un bricoleur original
Elsa Pépin, Voir, 20 octobre 2011
De l’électricité dans l’air
Daphné Angiolini, Le Plateau, 19 octobre 2011
Sur la chaise électrique (18:20)
Frédéric Desager et Claude Paiement à Histoires d’objets, 11 octobre 2011

Extraits de critiques

« Une oeuvre étonnante, à la fois grave, comique, dérangeante et ludique. […] un solo qui permet à Frédéric Desager de faire la démonstration de son talent. L’acteur incarne avec force et virtuosité plusieurs personnages, passant souvent de l’un à l’autre entre deux répliques. La mise en scène d’Eudore Belzile est extrêmement précise, réglée au quart de tour… »
Luc Boulanger, La Presse

« « Les auteurs de La chaise ont trouvé dans la petite histoire de ce meuble macabre un terreau fertile et singulier. […] il y a là un univers. »
Marie Labrecque, Le Devoir

« Desager puise dans un registre riche et engagé pour jouer ce technicien méticuleux traînant un lourd passé psychologique. Seul sur la scène, il fait pourtant apparaître tout un univers.»
Hugo Prévost, Pieuvre.ca

« La pièce saura faire rire et surprendre… »
Gregory Haelterman, info-culture.biz

« ‎La métamorphose entre les personnages est instantanée et atteint la perfection grâce à l’interprétation de Desager mais aussi à la mise en scène brillante de Eudore Belzile. »
Emma Ailinn Hautecoeur, Le Délit

« Si vous aimez le théâtre, si vous aimez les performances d’acteur, allez voir cette pîèce. [Frédéric Desager] y montre toute les couleurs et la richesse de son talent… »
Stéphanie Bachand, CIBL

« Frédéric Desager livre une intense performance… »
Linda Moussakova, Arts et Sciences

« La mise en scène d’Eudore Belzile s’avère particulièrement efficace dans les transitions et les nombreux effets scéniques, avec un superbe décor (Geneviève Lizotte) où tous les éléments convergent vers la fameuse chaise (qu’on dirait véritable), jusqu’aux ampoules numérotées qui la surplombent. L’électricité se fait sentir non seulement dans l’air, mais aussi dans l’habillage sonore (VROMB), qui reproduit le bruit chargé de l’embranchement létal. »
Mélissa Proulx, Voir

« Seul sur scène pour interpréter cinq personnages, Desager est l’homme de la situation. Il passe du détenu afro-américain à Edison sans le moindre changement de costume, il manie les accents et les dynamiques avec une grande justesse. Cependant, sa plus grande force est de rendre un portrait aussi bouleversant de ce bourreau qui refuse d’en être un. »
Gabrielle Lamontagne, Regards sur la ville

La guerre du courant

Lorsque Frédéric Desager m’a offert de travailler avec lui sur La chaise, j’ai sauté sur l’occasion !… Thomas Edison, la guerre du courant, la chaise électrique, Fred A. Leuchter (un obscur réparateur d’instruments de mise à mort)… Du matériel, me semblait-il, regorgeant de potentiel théâtral. Il voulait en faire une comédie noire ! Un solo. J’avais l’impression qu’il venait de m’offrir une boîte de… bonbons !

En outre, il voulait m’initier à une démarche apprise en Belgique : nous allions débuter par trois semaines d’improvisations libres, vouées à la recherche intensive des personnages et des situations, empruntant un peu au processus de création d’Yves Hundstadt, un grand soliste théâtral belge qui nous a donné entre autre La Tragédie Comique.

Nous allions être enfermés, seuls, dans un petit théâtre, une centaine d’heures, à inventer et réinventer de multiples canevas, à faire comme ceci… ou comme cela… à « arranger » la réalité historiques pour en récolter la vérité dramatique… Soulever chacune des pierres sous nos pieds pour y observer le moindre petit caillou… Le tout enregistré sur bandes vidéos !

Un travail facile… vraiment facile. Trois semaines formidables à regarder Frédéric prospecter le fond de sa cervelle, se tordre le cœur et les cellules nerveuses pour en faire jaillir des situations, des personnages, des liens, et mettre à jour le filon et le minerai essentiel à la création. Et, surtout, le critiquer sans arrêt : « ouais, c’est pas mal, mais… moi je crois que… tu devrais plutôt essayer de… ce que tu as improvisé était formidable, mais n’a aucun rapport avec notre histoire… c’est… bon à jeter…» Je me suis mis à adorer la Belgique et sa technique de création. Facile…!

Puis vint l’écriture à proprement parler. J’entrais, pour ainsi dire, en scène. Avec comme point de départ les meilleures improvisations.

Il fallait maintenant faire parler ces êtres nés, d’une certaine façon, avant leur naissance. Organiser ce fouillis chaotique en quelque chose de cohérent avec une structure narrative solide et des répliques « punchées ». Ça, c’était mon travail. Difficile, mais bon… juste du boulot.

Je n’avais pas prévu que j’aurais Desager sur le dos ! Qu’il me renverrait sans cesse à mon clavier. Qu’il me persécuterait ! Je me suis mis à le détester, lui et sa Belgique. Un despote, je vous dis, un bourreau ! Parfait pour le rôle ! Il a fait de ma vie un enfer !… Jamais content ! Toujours à critiquer, à remettre en question, à proposer de meilleures idées ! Et en plus, il a du flair le salaud, un instinct fou. Il possède un don pour aiguiller le travail dans une formule de deux ou trois mots inspirants… À tel point que j’ai fini par aimer le détester.

En fait, pour moi, La chaise fut d’abord et avant tout une belle rencontre. Une aventure de création stimulante et enrichissante. Merci Fred de m’avoir choisi comme bouc émissaire. Et merci au Théâtre les gens d’en bas pour avoir soutenu cette entreprise depuis le tout début. Maintenant, je dois y aller. J’ai encore, paraît-il, quelques scènes à retravailler…

Claude Paiement… et Frédéric Desager (par dessus l’épaule)

Biographies

  1. C_paiement_bio

    Claude Paiement

    texte

    Auteur et metteur en scène, Claude Paiement a d’abord été formé en interprétation à l’option théâtre du Collège Lionel-Groulx (1987). En 1990, il fonde avec le comédien Sylvain Marcel le Théâtre Harpagon, une compagnie essentiellement vouée à la création. L’humour sombre et iconoclaste de l’auteur s’exprime notamment dans La flotte de la reine, Le petit cirque de Barbarie, L’ahurissant vertige de Monsieur Maelström et Marcel à fond perdu. Ces pièces ont pour la plupart fait l’objet d’une publication chez Lanctôt (collection Humour). À l’étranger son théâtre a fait l’objet de productions en France, en Suisse et en Roumanie. Parallèlement à sa carrière d’auteur dramatique, Claude Paiement s’intéresse à la bande dessinée et scénarise avec Jean-Paul Eid Le naufragé de Memoria, série pour laquelle ils remportent plusieurs prix importants. (mise à jour: 2011-04-06)

  2. F_desager_bio

    Frédéric Desager

    texte et interprétation

    Comédien, metteur en scène, scénariste et réalisateur d’origine belge, formé à l’I.N.S.S.A.S. à Bruxelles, Frédéric Desager œuvre à titre d’interprète au Québec depuis 1992. Nommé à plusieurs reprises pour l’excellence de son travail, on l’a vu dans de nombreux rôles à la télévision (L’auberge du chien noir, Méchant malade), au cinéma (Tous les autres sauf moi, Ma voisine danse le ska, Le survenant) et au théâtre (Marie Stuart, Le violon sur le toit, 13 à table au Rideau Vert, Les joyeuses commères de Windsor au TNM, Le ventriloque au PàP, Le visiteur avec le Théâtre des gens d’en bas pour lequel il reçoit le Masque du meilleur acteur de soutien lors du gala de 1998). En 2005, il réalise un premier court-métrage, Sur la ligne, qui remporte de nombreux prix. Il travaille aujourd’hui à l’écriture d’un second court-métrage ainsi qu’à celle d’un premier long-métrage. La chaise est sa première collaboration d’écriture avec Claude Paiement avec qui il partage désormais la direction artistique du Théâtre Harpagon. (mise à jour: 2011-04-06)

  3. E_belzile_bio

    Eudore Belzile

    mise en scène

    Cofondateur et directeur artistique du Théâtre les gens d’en bas, Eudore Belzile est comédien et metteur en scène. Le Théâtre des gens d’en bas pratique, au Bic, un théâtre de proximité (professionnel et communautaire). Un théâtre de création et de répertoire offert en tournée dans tout le Canada francophone. La compagnie qu’il dirige s’est méritée de nombreux prix et récompenses. (mise à jour: 2010-04-19)

  4. G_lizotte_bio

    Geneviève Lizotte

    décor et costumes

    Geneviève Lizotte est scénographe, conceptrice de costumes, directrice artistique et styliste. Au théâtre, elle a assuré la conception de plus de 50 productions, dont King Dave (texte Alexandre Goyette, m.e.s. Christian Fortin/ Prospéro et Licorne); Le malade imaginaire et L’impressario de Smyrne (m.e.s. Carl Béchard / Théâtre du Nouveau Monde), Oscar et Retour d’ascenseur (m.e.s. Alain Zouvi / Théâtre du Vieux-Terrebone), Toc-Toc (m.e.s. Carl Béchard / Monument-National) et de Ô les beaux jours (m.e.s. André Brassard/ Espace Go). Récemment, elle conçoit les décors des pièces Et Vian dans la gueule (m.e.s. Carl Béchard / Théâtre du Nouveau Monde), Norway Today (m.e.s. Philippe Cyr/Théâtre Prospéro), Transmissions (m.e.s. de Justin Laramé, Théâtre aux Écuries), Jocaste (m.e.s. de Philippe Dagenais et de Julie Vincent/Espace Libre) et Médée (m.e.s. de Caroline Binet/Théâtre Denise-Pelletier). Geneviève Lizotte assure aussi la conception visuelle et le stylisme de plusieurs vidéoclips et spectacles de Pierre Lapointe, notamment La forêt des mal-aimés, Pépiphonique et le spectacle de clôture des Francofolies 2007 en collaboration avec l’Orchestre Métropolitain de Montréal. Elle a également conçu la scénographie du dernier spectacle de Pierre Lapointe Mutantès (m.e.s. Claude Poissant/ Wilfrid-Pelletier). Au cinéma, Geneviève a réalisé la direction artistique du film Deux fois une femme (réal. François Delisle). (mise à jour: 2012-04-26)

  5. A_rioux_bio

    André Rioux

    éclairages

    Autodidacte, André Rioux a conçu, depuis ses débuts en 1980, plus de cent cinquante éclairages pour le théâtre, principalement. Il travaille sur la plupart des scènes théâtrales de Montréal et de Québec en plus de signer la majorité des éclairages du Théâtre les gens d’en bas au Bic. Son métier l’amène régulièrement en tournée au Québec, au Canada et en Europe. L’Académie québécoise du théâtre lui a décerné en 1994 un Masque dans la catégorie Meilleurs éclairages pour la production Le cygne du Théâtre les gens d’en bas. Il est également récipiendaire du prix du public 1998-1999 dans la catégorie Meilleur éclairage pour la pièce Des souris et des hommes du Théâtre Denise-Pelletier. Les lumières de Tête première du Théâtre de la Manufacture lui ont valu en 2005 une nomination au Gala des masques. On lui a décerné lors du Gala des cochons d’or 2010 de Carte Premières le prix Le cochon intouchable pour les éclairages du spectacle Morceau de peur du Magnifique Théâtre. (mise à jour: 2012-03-25)

La chaise est une création du Théâtre Harpagon et du Théâtre les gens d’en bas.

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Crédits photos : Geneviève Lizotte : Élisabeth Delage / Frédéric Desager : Robert Etcheverry / Claude Paiement : Isabelle Gendron

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