Télécharger Flash Player pour voir la galerie de photos

Les reines

Normand Chaurette

une création d’UBU compagnie de création en coproduction avec le Théâtre français du Centre national des Arts, le Théâtre d’Aujourd’hui et le Théâtre du Nord (Lille-Tourcoing)

Salle principale

du 1er au 26 novembre 2005

Autres saisons

  1. N_chaurette_tn
    texte
  2. D_marleau_tn
    mise en scène
  3. L_bombardier_tn
    interprétation
  4. S_cattani_tn
    interprétation
  5. L_laprade_tn
    interprétation
  6. G_morin_tn
    interprétation
  7. C_pasquier_tn
    interprétation
  8. B_picard_tn
    interprétation

Création

  1. mise en scène Denis Marleau
  2. scénographie Michèle Goulet
  3. costumes et accessoires Daniel Fortin
  4. éclairages Lucie Bazzo
  5. design sonore Nancy Tobin
  6. bande sonore Denis Marleau
  7. collaboration artistique et vidéo Stéphanie Jasmin
  8. maquillages et coiffures Angelo Barsetti
  9. réalisation des décors Atelier Boscus Inc.
  10. régie des éclairages Alexandra Langlois
  11. régie son Éric Chamberland
  12. réalisation perruques Cybèle Perruques Inc.
  13. chapeaux Julienne Aras

Résumé

Londres, janvier 1483. Un climat d’épouvante règne sur le palais. Gloucester s’apprête à assassiner les enfants d’Élisabeth pendant que le roi Édouard agonise. Dans la Tour, les reines vont et viennent, guindées, revêches et blafardes. Leur intuition capte l’imminence de la mort avec une telle acuité que les raisons s’en trouvent ébranlées, les conflits personnels confondus avec les conflits royaux, universels, métaphysiques.

Filetblanc
P_rei_2 P_rei_1

Extraits de critiques

« Béatrice Picard, Christiane Pasquier, Sophie Cattani, Louise Bombardier, Ginette Morin et Louise Laprade savent être fausses en vrai, en représentation (comme sorties de toiles de musée) et dans le concret, des effigies d’hier et des femmes d’aujourd’hui. C’est un tour de force et un tour d’esprit qui procurent un peu banal plaisir de théâtre. »
Gilles Costaz, Les Échos (Paris)

« Les reines […] magistralement ressuscitées par Denis Marleau… »
Ève Dumas, La Presse

« Une redécouverte magnifique. D’autant que le metteur en scène a mis en valeur la dimension ludique de cette œuvre pleine étrangeté et d’humour acéré. »
Marie Labrecque, Le Devoir

« Denis Marleau, qui a l’art de déposer les œuvres dans des environnements scéniques magnifiques, réussit encore une fois. »
Dominique Lachance, Le Journal de Montréal

« Si cette pièce de Normand Chaurette est d’inspiration shakespearienne (Richard III), Denis Marleau la fait résonner bien au-delà des ambitions politiques de cette meute. […] Les reines imaginées par Denis Marleau étonneront agréablement par l’imaginaire qu’elles déploient. »
Caroline Barrière, Le Droit (Ottawa)

« La splendeur du texte de Normand Chaurette est indéniable : les jeux de pouvoir, l’hypocrisie et la cruauté […] nous apparaissent dans toute leur inhumaine magnificence. »
François de Montigny, La Rotonde

« Les reines se pavanent et se trémoussent brillamment sur la scène du CNA. »
Natasha Gauthier, Ottawa Citizen

« Un théâtre d’une grande richesse agrémenté d’un décor à l’image de la conscience des chacals qui le hantent. Festin de femmes à la brochette, ironie d’une ère importune, Les reines gave l’estomac du plus taciturne. »
Patrick Voyer, La Revue (Gatineau)

P_rei_3 P_rei_4

Mot de l'auteur

C’est à elles qu’il faudrait demander un mot, car ce sont elles qui m’ont écrit. Moi c’est Richard, qui n’ai su voir en elles que des monstres faillibles, amputés d’une main, d’une couronne, d’une joie, d’une chevelure. Et même d’une structure. Elles doivent beaucoup de leur matérialité à André Brassard, sans qui elles ne seraient restées que d’injouables lambeaux. J’aurai au moins tâché de leur donner une langue. Pour voir comment ça sonne, quand ça s’insurge, ou quand ça s’attendrit. J’avais une grand-mère excessive. Une langue aussi pour l’idée de faire parler une muette. Au fond, il y a quelque chose qui tient du miracle dans Les reines. Ce soir on les rejoue sous l’oeil de Denis Marleau. Cet autre cyclope qui m’a donné la grâce.

Normand Chaurette

P_rei_5 P_rei_6

Mot du metteur en scène

Il y a longtemps que je désirais monter Les reines. Dans mes pensées de projets à venir, il occupait une place particulière et persistante. Huit ans après Le passage de l’Indiana et cinq ans après Le petit Köchel, je reviens donc avec bonheur dans le monde de Normand Chaurette.

Le petit Köchel était une pièce à l’architectonie presque parfaite. Le mystère irrésolu des quatre mères putatives musicologues, musiciennes et peut-être actrices immémoriales était alors porté par quatre interprètes, Louise Bombardier, Louise Laprade, Ginette Morin et Christiane Pasquier, qui s’étaient prêtées au jeu avec intensité et grand talent. Encore empreint de cette résonance et désireux de poursuivre et d’approfondir avec elles l’exploration de cet univers, j’ai eu envie de les convoquer de nouveau pour Les reines, qui finalement se sont révélées proches, à maints égards, de ces rituels de mères indignes. À elles se sont jointes Béatrice Picard, que j’ai le plaisir et la chance de rencontrer pour la première fois dans le travail ainsi que Sophie Cattani, une jeune comédienne prometteuse venue d’ailleurs, que j’ai rencontrée lors de l’École des maîtres qui se donnait dans trois pays européens l’an dernier.

Si Le petit Köchel exigeait une virtuosité quasi mathématique et une rigueur chorale, Les reines font appel à une virtuosité du basculement, entre le tragique et le comique, entre le jeu théâtral qui a conscience de lui-même et la vérité qui surgit malgré les personnages. Les comédiennes ont exploré ce chemin qui ne cessait de nous surprendre au fur et à mesure, dans la joie et la générosité. J’ai souhaité aussi travailler de nouveau avec Michel Goulet, qui m’a accompagné dans les deux autres aventures chaurettiennes et dont les « sculptures » scéniques éclairent bien souvent le fonctionnement structurel de ces textes aux multiples parcours, qu’ils soient physiques ou de la pensée. Et pour rêver et habiller ces reines en peinture, qui s’échapperaient du cadre shakespearien, j’ai pensé tout de suite à Daniel Fortin.

Ainsi, ces reines fictionnées, de tous les recommencements et des petits rituels hebdomadaires, annonceront chaque soir leur départ, telle Marguerite d’Anjou, vers un ailleurs fantasmé. Bon voyage au pays de Chaurette.

Denis Marleau

A_05-06_rei_1

UBU compagnie de création

UBU est une compagnie de création théâtrale fondée par Denis Marleau en 1982. Près d’une quarantaine de spectacles y ont vu le jour, ici et ailleurs : à Montréal et à Ottawa, ou à Bruxelles, Avignon, Paris, Lille, Mons, Limoges et ils voyagent souvent d’un continent à l’autre. Une pratique singulière de la scène qui croise la musique et l’histoire de l’art, l’installation et les nouvelles technologies dont l’enjeu est toujours le texte en relation avec le monde et la présence humaine. Depuis vingt-cinq ans, UBU, compagnie à but non lucratif, évolue comme un collectif de recherche artistique à configuration libre et variable.

Biographies

  1. N_chaurette_bio

    Normand Chaurette

    texte

    Depuis 1980, Normand Chaurette a publié plus d’une douzaine de pièces, dont Provincetown Playhouse, juillet 1919, j’avais 19 ans, Fragments d’une lettre d’adieu lus par des géologues, Les reines, Le passage de l’Indiana (pièce créée dans le cadre de la cinquantième édition du Festival d’Avignon), Stabat Mater I, Stabat Mater II et Le petit Köchel. Tant au Québec et au Canada qu’en Europe, il s’est mérité de nombreux prix et distinctions, dont le prix Chalmers en 1991, le Prix du Gouverneur général du Canada en 1996 et en 2001, le Grand Prix Tchicaya U Tam’si de l’Association Beaumarchais et le Prix CIC Paris en 1997. En plus d’êtres jouées au Québec, ses pièces ont été produites à travers le monde, à Toronto, Edmonton, Vancouver, New York, Barcelone, Bruxelles, Florence, Édimbourg et à Paris. Il est le premier auteur québécois à avoir été produit à la Comédie-Française, avec Les reines, présentée au Théâtre du Vieux-Colombier en 1997. Ses textes sont édités par Leméac/Actes Sud – Papiers et ont été traduits en anglais (par Linda Gaboriau), en allemand, en catalan, en espagnol et en italien. Il a aussi signé la traduction de nombreuses pièces de Shakespeare ainsi que des textes français à partir de traductions littérales d’Ibsen et de Schiller. Le Théâtre d’Aujourd’hui a produit à quatre reprises des textes de Normand Chaurette : La société de Métis (1987), Les reines (1991), Je vous écris du Caire (1993) et Fragments d’une lettre d’adieu lus par des géologues (1995). En 2000, il accueillait aussi Le petit Köchel mis en scène par Denis Marleau. (mise à jour: 2010-04-19)

  2. D_marleau_bio

    Denis Marleau

    mise en scène

    En marge de la pratique théâtrale québécoise, Denis Marleau commence à se faire connaître dans les années 1980 par ses spectacles-collages conçus à partir de textes dadaïstes, merz et oulipiens qui sont joués à Montréal au Musée d’art contemporain ou à Paris au Centre Georges Pompidou. Il est attiré par des matériaux littéraires récalcitrants au théâtre, débris de textes ou morceaux choisis qu’il réorchestre en partitions virtuoses ou dérapages verbaux. Une mise en cause des approches psychologiques et réalistes du personnage et de la scène anime alors sa pratique. Au début des années 1990, la démarche théâtrale de Marleau prend ensuite une nouvelle dimension avec des grandes formes scéniques Les UBS, Roberto Zucco, Woyzeck et Maître anciens qui s’ouvrent également à d’autres créateurs tel le compositeur Denis Gougeon et le sculpteur Michel Goulet. Il se consacre aussi aux écritures d’aujourd’hui, celles de Normand Chaurette et de José Pliya, Gaétan Soucy et Jon Fosse, tout en abordant des auteurs du grand répertoire, Wedekind, Lessing, Goethe, Beckett, Tchekhov, Shakespeare. Avec sa collaboratrice artistique Stéphanie Jasmin, il conçoit et réalise un cycle de fantasmagories technologiques dont la première tirée d’un texte de Maeterlinck, Les aveugles, sorte d’objet hybride entre l’installation et le théâtre de masques, connaît un succès international depuis sa création en 2002 au Musée d’art contemporain. De 2000 à 2007, il est directeur artistique du Théâtre français au Centre national des Arts à Ottawa. Comme formateur, il a donné plusieurs stages en Europe, au Canada et au Mexique. (mise à jour: 2010-05-06)

  3. L_bombardier_bio

    Louise Bombardier

    interprétation

    Originaire des Cantons de l’Est, où elle s’implique dans le théâtre dès 1969 en tant que comédienne, Louise Bombardier entreprend des études en Lettres puis en interprétation à l’Option Théâtre du Cégep de St-Hyacinthe. On a pu la voir dans une quarantaine de pièces dont Billy Strauss, Les amis, La salle des loisirs (nomination pour le Masque de la meilleure interprétation féminine), Tout va pour le mieux (nomination pour le Masque du meilleur rôle de soutien), Bain public, Je suis à toi, Les années, Pour adultes seulement, Le cours des choses, Le petit Kôchel et Les reines. Elle participe également à de nombreuses séries télévisées, dont Roxy, Bob Gratton, Les Bougon, Les Invincibles, Virginie, Les poupées russes, Bunker, 4 1/2, La vie La vie, Delirium, Avec un grand A. Parallèlement, Louise Bombardier mène une carrière d’auteure et signe de nombreuses pièces (montées par de nombreuses compagnies théâtrales dont le Théâtre du Sang Neuf, le Gyroscope et le Théâtre Petit à Petit, et toutes éditées chez Lanctôt Éditeur) : Le cas rare de Carat, Dis-moi doux, Hippopotamie, Conte de Jeanne-Marc, La cité des loups, Contes-gouttes, Pension vaudou, Le champ, Ma mère chien et plusieurs autres. Elle est jouée en France, au Canada anglais et au Mexique. Louise Bombardier a aussi écrit des dramatiques pour Radio-Canada, des émissions jeunesse pour la télévision, deux courts-métrages pour le cinéma et est également l’auteure de Flambant noir un recueil de nouvelles. Auteure de l’album Petits fantômes mélancoliques, contes autistes, le texte donne lieu, en septembre 2007, à un spectacle créé au Festival international de littérature, qui est repris par la suite sous l’égide de Pigeons international. Elle est également co-auteure de Contes urbains, chez Moebius, d’Histoires de pères, aux 400 coups et de Bancs publics, chez Lanctôt Éditeur. (mise à jour: 2010-05-06)

  4. L_laprade_bio

    Louise Laprade

    interprétation

    En tant que metteure en scène, elle a entre autres dirigé les spectacles Deux sur une balançoire (Masque de la production Régions) et L’été dernier à Golden Pound pour le Théâtre les gens d’en bas ainsi qu’Inventaires, cendres de cailloux et Celle-là au Théâtre Espace GO. Au théâtre, elle était éblouissante dans Danser à Lughnasa, une coproduction du Théâtre les gens d’en bas et du TNM (2003) qui lui a valu une nomination pour le masque de l’interprétation féminine ainsi que dans Blue Hart (Espace Go), Les reines (Ubu Théâtre et CNA), Au cœur de la rose (Théâtre du Rideau Vert), Le petit Köchel (Théâtre Ubu et le Festival d’Avignon), Jacques et son maître (Théâtre Les gens d’en bas – CNA). À la télévision, elle était de la distribution de la série Bouscotte, Vice caché, Un monde à part (SRC) et Histoire de famille (Télé-Québec). Au cinéma, elle a joué dans Histoire de famille (Michel Poulette), Le party (Pierre Falardeau), L’escorte (D. Langlois) et Montréal vu par… (Léa Pool). Cet été, Louise Laprade a signé la mise en scène de la pièce Des fraises en janvier, présentée et produite par le Théâtre les gens d’en bas. (mise à jour: 2010-05-10)

  5. John_doe_bio

    Lucie Bazzo

    éclairages

    Lucie Bazzo est éclairagiste pour la danse et le théâtre depuis plus de vingt ans. Elle débute sa carrière en éclairant La trilogie des dragons de Robert Lepage. Sa collaboration avec Lepage se poursuit avec Les plaques tectoniques pour lequel elle remporte le Prix de la critique. Son long et étonnant parcours en danse l’amène à collaborer notamment avec les chorégraphes Ginette Laurin, Jean-Pierre Perreault, Danièle Desnoyers, Robert Presseault, Louise Bédard, Hélène Blackburn, José Navas, Lynda Gaudreau et avec Les Ballets Jazz de Montréal. En 1999, Lucie Bazzo ouvre la saison de l’Agora de la danse à Montréal avec son projet intitulé Luminosités variables. Elle participe également à Espaces Dynamiques II sur la lumière. Depuis quelques années, elle renoue activement avec le théâtre en éclairant près d’une dizaine de créations telles que Les reines de Normand Chaurette, Visage retrouvé de Wajdi Mouawad, L’inoublié de Marcel Pomerlo, avec le grand succès des Éternels Pigistes, Le rire de la mer et, la saison passée, My name is Jean-Paul. (mise à jour: 2010-05-10)

  6. D_marleau_bio

    Denis Marleau

    bande sonore

    En marge de la pratique théâtrale québécoise, Denis Marleau commence à se faire connaître dans les années 1980 par ses spectacles-collages conçus à partir de textes dadaïstes, merz et oulipiens qui sont joués à Montréal au Musée d’art contemporain ou à Paris au Centre Georges Pompidou. Il est attiré par des matériaux littéraires récalcitrants au théâtre, débris de textes ou morceaux choisis qu’il réorchestre en partitions virtuoses ou dérapages verbaux. Une mise en cause des approches psychologiques et réalistes du personnage et de la scène anime alors sa pratique. Au début des années 1990, la démarche théâtrale de Marleau prend ensuite une nouvelle dimension avec des grandes formes scéniques Les UBS, Roberto Zucco, Woyzeck et Maître anciens qui s’ouvrent également à d’autres créateurs tel le compositeur Denis Gougeon et le sculpteur Michel Goulet. Il se consacre aussi aux écritures d’aujourd’hui, celles de Normand Chaurette et de José Pliya, Gaétan Soucy et Jon Fosse, tout en abordant des auteurs du grand répertoire, Wedekind, Lessing, Goethe, Beckett, Tchekhov, Shakespeare. Avec sa collaboratrice artistique Stéphanie Jasmin, il conçoit et réalise un cycle de fantasmagories technologiques dont la première tirée d’un texte de Maeterlinck, Les aveugles, sorte d’objet hybride entre l’installation et le théâtre de masques, connaît un succès international depuis sa création en 2002 au Musée d’art contemporain. De 2000 à 2007, il est directeur artistique du Théâtre français au Centre national des Arts à Ottawa. Comme formateur, il a donné plusieurs stages en Europe, au Canada et au Mexique. (mise à jour: 2010-05-06)

Les reines est une création d’UBU compagnie de création en coproduction avec le Théâtre français du Centre national des Arts, le Théâtre d’Aujourd’hui et le Théâtre du Nord (Lille-Tourcoing).

  1. Logo_cna
  2. Logos_th__tre-du-nord
  3. Logo_ubu

Crédits photos : Photo(s) de production : Yanick MacDonald / Louise Bombardier : Marc Dussault / Ginette Morin : MG Payette / Christiane Pasquier : Maxime Tremblay / Denis Marleau : Gilbert Duclos / Béatrice Picard : François Brunelle / Louise Laprade : Line Charlebois

Sb2011
Théâtre d'Aujourd'hui sur Facebook
  1. Bouton_restau_08-09
  2. Bouquinerie
  3. Fauchois
  4. Logo-bmo
  5. Bell
  6. Logo-hydro
  7. Logo-devoir
  8. Logo-calq
  9. Logo-canada-council
  10. Logo-conseil-arts-mtl-_1_
  11. You-tube
  12. Facebook
  13. Logo-twitter