1 H 15 sans entracte
Provincetown Playhouse, juillet 1919, j’avais 19 ans
Normand Chaurette
une production Le Pont Bridge,
en codiffusion avec le Théâtre d’Aujourd’hui
Salle principale
du 13 au 31 janvier 2009
en supplémentaire le 1er février 2009
Finaliste dans la catégorie Meilleur spectacle étranger pour le Prix Florencio Sanchez décerné par l’Asociación de Críticos Teatrales del Uruguay
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mise en scène, mise en espace et vidéo -
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Création
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texte Normand Chaurette
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mise en scène, mise en espace et vidéo Carole Nadeau
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interprétation Martin Bélanger, Christian Brisson-Dargis, Benoît Drouin-Germain, Éric Forget, Xavier Malo
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assistance à la mise en scène Annie-Claude Beaudry
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éclairages Louis-Philippe St-Arnault
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conception et régie son Jean-Sébastien Durocher
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direction technique Régis Guyonnet
Durée
Résumé
Charles Charles 38, interné dans un asile de Chicago, joue et rejoue les scènes tragiques de la nuit du 19 juillet 1919, soir de l’unique représentation du Théâtre de l’immolation de la beauté au Provincetown Playhouse. Un enfant y a été tué de 19 coups de couteau. Un thriller théâtral où miroirs et vidéo fragmentent et distorsionnent le récit pour livrer un cauchemar ludique et éclaté, un dérapage à la David Lynch.
Cette production de Provincetown Playhouse, juillet 1919, j’avais 19 ans a été créée et présentée au Hors-Bord en avril 2003 puis a été reprise au Mois Multi en février 2004 et au 1er Festival international de théâtre de Montevideo en Uruguay en 2005. Lors de cet évènement, ce spectacle a été finaliste dans la catégorie Meilleur spectacle étranger pour le Prix Florencio Sanchez décerné par l’Asociación de Críticos Teatrales del Uruguay.
Dans une scénographie en fragments de miroirs se révèlent peu à peu les morceaux d’une œuvre magnifiquement ficelée par l’écriture de Normand Chaurette. Fidèle à son approche multidisciplinaire, Carole Nadeau, pour ce Provincetown Playhouse, joue avec les codes du thriller, s’en amuse, en proposant un jeu de réalités et de reflets avec, en fond de toile, une américanité dans le rythme et les images.
En savoir plus
Provincetown Playhouse : la maison aux miroirs
Sylvie St-Jacques, La Presse, 13 janvier 2009
Miroir aux alouettes
Catherine Hébert, Voir Montréal, 8 janvier 2009
Ce qu'ils ont dit
Hervé Guay, Le Devoir, Avril 2003
« L’effet Nadeau rend Chaurette méconnaissable : ce qui est sans doute le plus beau compliment à faire à un metteur en scène. Car personne d’autre n’aurait pu appréhender ce drame comme elle l’a fait. Avec pour résultat qu’elle en révèle essentiellement la part de monstruosité et de folie, ensevelie sous l’innocente beauté des jeux formels.»
Anne-Marie Cloutier, La Presse, Avril 2003
« Provincetown Playhouse est un spectacle disjoncté, inventif, éclaté, thriller, bédé et collage, revisité par Carole Nadeau, il est en effet méconnaissable. Provincetown Playhouse est à voir. À revoir. Ou à recevoir.»
Robert Lévesque, Radio-Canada, Avril 2003
« C’est du David Lynch, presque. Il y a des apparitions, des figures qui se superposent, ça devient absolument fascinant. C’est une heure vingt de magie scénique. Je pèse mes mots. On appelle ça un tempérament de metteur en scène.»
Mot de l'auteur
Carole Nadeau a plongé tête la première dans l’essence même de ce qui est, pour un auteur, l’âme de son texte. Une pièce écrite il y a trente ans, qui a eu son lot d’exégèses, et qui m’est apparue soudainement dans toute sa nudité, comme si jamais auparavant on n’avait parlé de sa cruauté et de l’horreur qu’elle contient. Une noirceur maquillée sous un vêtement romantique que cette metteure en scène a su montrer comme on montre sur Internet des massacres entre skinhead, ados, punks et policiers. Je sais que ces comparaisons sont également bruyantes mais encore faut-il réussir un acte fou pour qu’elles soient réussies.
Et cet acte de mise en scène trouve ici une origine inexpliquée, il faut aller loin dans le délire, regarder ce qui fait peur, interroger le manque, comme avec un exacto. En fait, Carole Nadeau est une amoureuse. Et l’amour n’a que faire du respect ou de l’irrespect, il va droit à la blessure essentielle.
Normand Chaurette
Mot de la metteure en scène
C’est avec un grand plaisir que j’ai accepté l’invitation de Marie-Thérèse Fortin de participer à la programmation du quarantième anniversaire du Théâtre d’Aujourd’hui. Je profite de ces quelques lignes pour la remercier chaleureusement. D’autant plus que Le Pont Bridge célèbre cette année son quinzième anniversaire. Provincetown Playhouse représente un moment phare de notre parcours; il est heureux que ce soit cette production que nous célébrions et revisitions pour ce double anniversaire. Cette œuvre de Normand Chaurette, magnifiquement ficelée, est pour moi l’une des propositions les plus fascinantes de notre dramaturgie. Elle renverse par sa qualité littéraire, par ses multiples niveaux de lecture, par la profondeur de ses enjeux, par sa structure fragmentée et pourtant inéluctable, par sa capacité d’humour et d’horreur, par sa finesse, par son intelligence, par ses possibilités infinies de jeux.
Je veux aussi profiter de cet espace pour souligner et remercier du fond du cœur toute l’équipe d’avoir joué le jeu avec autant de générosité et de bonheur. Une production comme celle-ci requiert un grand niveau d’exigence, de précision et d’ouverture de chacun des intervenants. C’est avec reconnaissance que je pense à chacune des étapes de ce Provincetown Playhouse.
Jouer au thriller, comme les enfants jouent à la guerre, à la princesse ou aux cowboys… C’est en riant malicieusement que nous avons créé ce spectacle, sans soupçonner qu’il en resterait une gravité, comme un gouffre qui s’ouvre sous le plaisir du jeu. Un gouffre touffu et complexe… la cruauté de l’amour, la fragilité de l’âme, l’impossible pureté de l’être, la difficulté de créer, la supercherie du théâtre, la folie comme une question perpétuelle… ce texte, c’est un arbre qui dévoile la forêt, c’est une vague qui nous indique la mer.
Carole Nadeau
Le Pont Bridge
Fondé en septembre 1993, Le Pont Bridge est une cellule de création multidisciplinaire. À l’affût de la technologie, et misant sur une approche ludique, artisanale et inventive, Le Pont Bridge crée des fables urbaines qui agissent sur les sens et la perception du spectateur. À la jonction du théâtre, de l’installation et de la vidéo, on y explore l’interrelation entre la parole, le corps, l’espace et l’image.
THÉÂTROGRAPHIE
2007, Frank Ketchup
2005, Les Bonobos
2004, Le Contrat
2003, Provincetown Playhouse, juillet 1919, j’avais 19 ans
2000, MeMyLee Miller, portrait bidule d’une femme photographe
1999, 109 rue De Quincey
1997, La peau des yeux
1994, Conte pour l’œil avide
1993, Rouge
Biographies
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Normand Chaurette
texte
Depuis 1980, Normand Chaurette a publié plus d’une douzaine de pièces, dont Provincetown Playhouse, juillet 1919, j’avais 19 ans, Fragments d’une lettre d’adieu lus par des géologues, Les reines, Le passage de l’Indiana (pièce créée dans le cadre de la cinquantième édition du Festival d’Avignon), Stabat Mater I, Stabat Mater II et Le petit Köchel. Tant au Québec et au Canada qu’en Europe, il s’est mérité de nombreux prix et distinctions, dont le prix Chalmers en 1991, le Prix du Gouverneur général du Canada en 1996 et en 2001, le Grand Prix Tchicaya U Tam’si de l’Association Beaumarchais et le Prix CIC Paris en 1997. En plus d’êtres jouées au Québec, ses pièces ont été produites à travers le monde, à Toronto, Edmonton, Vancouver, New York, Barcelone, Bruxelles, Florence, Édimbourg et à Paris. Il est le premier auteur québécois à avoir été produit à la Comédie-Française, avec Les reines, présentée au Théâtre du Vieux-Colombier en 1997. Ses textes sont édités par Leméac/Actes Sud – Papiers et ont été traduits en anglais (par Linda Gaboriau), en allemand, en catalan, en espagnol et en italien. Il a aussi signé la traduction de nombreuses pièces de Shakespeare ainsi que des textes français à partir de traductions littérales d’Ibsen et de Schiller. Le Théâtre d’Aujourd’hui a produit à quatre reprises des textes de Normand Chaurette : La société de Métis (1987), Les reines (1991), Je vous écris du Caire (1993) et Fragments d’une lettre d’adieu lus par des géologues (1995). En 2000, il accueillait aussi Le petit Köchel mis en scène par Denis Marleau. (mise à jour: 2010-04-19)
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Carole Nadeau
mise en scène, mise en espace et vidéo
À la barre du Pont Bridge depuis maintenant quatorze ans, Carole Nadeau a conçu, écrit et mis en scène douze créations et une installation pour cette compagnie. Son travail, innovateur et surprenant, est unique dans le paysage théâtral. En 2000, elle était lauréate du prix John-Hirsch du Conseil des Arts du Canada remis tous les deux ans à un metteur en scène prometteur qui fait preuve d’une vision artistique originale. En 2007, elle présente Frank Ketchup au FTA à Montréal. En 2005, Provincetown Playhouse a été présenté au 1er Festival international de théâtre de Montevideo en Uruguay et sélectionné dans la catégorie Meilleur spectacle étranger comme finaliste du Prix Florencio Sanchez. En 2004, elle a présenté le solo multidisciplinaire MeMyLee Miller au Festival AM/PM du CICV en France. À la Quadriennale de Scénographie de Prague, elle a dirigé quatre acteurs tchèques dans une installation scénographique de Recto-Verso. En Norvège, elle a aussi participé à la mise en scène du spectacle de clôture de l’événement international Theater TextContext sur la nouvelle dramaturgie. (mise à jour: 2010-04-19)
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Benoît Drouin-Germain
interprétation
Depuis sa sortie de l’Option Théâtre du Collège Lionel-Groulx en 2005, Benoît a participé à plus d’une dizaine de créations théâtrales à Montréal, notamment avec Les Néos, Les Berbères Mémères, Absolu Théâtre et le Théâtre du Vaisseau d’Or. On a pu le voir dans Ailleurs au théâtre Prospero; dans Les Zurbains 2009 avec Le Clou; dans Provincetown Playhouse, juillet 1919, j’avais 19 ans au Théâtre d’Aujourd’hui; dans Bang Boy Bang avec le Youtheatre en tournée au Canada; et dans Il était trois fois avec DynamO Théâtre au Québec, en Espagne et au Royaume-Uni. (mise à jour: 2010-05-05)
Provincetown Playhouse, juillet 1919, j’avais 19 ans est une production Le Pont Bridge,
en codiffusion avec le Théâtre d’Aujourd’hui.
Remerciements : Le Pont Bridge tient à remercier chaleureusement ses collaborateurs, ses partenaires et tous ceux et celles qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce spectacle et plus particulièrement : Emploi-Québec, les membres du comité de financement, le traiteur Okra aux Trois Parfums pour ses délices haïtiennes lors de la soirée-bénéfice du 29 janvier et Michel de Silva.
Crédits photos : Benoît Drouin-Germain : Maxime Tremblay

















