Télécharger Flash Player pour voir la galerie de photos

Roland

Olivier Ducas

une création du Théâtre de la Pire Espèce,
en résidence à la salle Jean-Claude-Germain

Salle Jean-Claude-Germain

du 22 mai au 15 juin 2008

en tournée à Montréal du 8 novembre au 18 décembre 2008, au Québec du 1er février au 2 mai 2010 et en France en mars 2010

Tout public, dès 10 ans

  1. O_ducas_tn
    texte et mise en scène
  2. D_desparois_tn
    interprétation
  3. G_gaquere_tn
    interprétation

Création

  1. texte et mise en scène Olivier Ducas
  2. assistance à la mise en scène Claudia Couture
  3. éclairages Thomas Godefroid
  4. conception sonore Benoit Durand-Jodoin

Résumé

Un conteur vient relater au public l’épopée de son héros d’enfance, Roland, un vrai chevalier, un héros historique. Son compagnon de scène n’accorde toutefois pas la même crédibilité à ce récit cruel, et il ne se gênera pas pour le dire. Ensemble – par le théâtre, les marionnettes et les jeux d’ombres – ils échaffaudent cette histoire sous nos yeux… tout en se faisant prendre au piège de leur dualité. Avec une bonne dose d’humour, mais sans complaisance, le spectacle questionne notre perception ethnocentriste du monde et notre foi aveugle en l’Histoire officielle, celle des gagnants.

La chanson de Roland est un long poème rédigé en France au XIIe siècle, la plus ancienne œuvre de fiction de langue française que nous possédions, et l’un des chefs-d’œuvre de la littérature épique médiévale. Le texte relate la bataille de Roncevaux, trois siècles plus tôt, au cours de laquelle les meilleurs chevaliers de l’empereur Charlemagne, hérauts de la chrétienté, subirent la défaite aux mains des Sarrasins d’Espagne. Il se termine par la terrible vengeance chrétienne sur les païens. Cette haletante histoire de chevaliers cache une œuvre de propagande exhortant les Chrétiens de l’époque à appuyer les Croisades.

Filetblanc
P_rol_4 P_rol_3

Ce qu'ils ont dit

Michel Bélair, Le Devoir, 26 mai 2008
« La bouleversante histoire de Roland nous est racontée de façon irrésistible avec des objets, bien sûr – des silhouettes découpées dans le papier, une corde à linge, un seau en métal, des casques en carton très réussis, des rouleaux d’images qui défi lent – mais aussi grâce à des projecteurs et des jeux d’ombres grostesquement saisissants.»

Christian Saint-Pierre, Voir Montréal, 5 mai 2008
« Le voyage est d’un magnétisme et d’un humour irrésistibles. La musique est épique à souhait. Une captivante relecture de l’œuvre.»

Revue Esse No 54, 2005
« Au cours des dernières années, les fondateurs du Théâtre de la Pire Espèce ont jeté les bases d’une véritable méthode de création. Procédant à une édification simultanée de tous les aspects d’un spectacle, refusant ainsi d’accorder préséance au texte, ils amalgament les disciplines et assemblent les registres les plus divers avec un sens indéniable de l’équilibre.»

Mot des créateurs

À sa création, le jour même du dépôt du rapport sur les accommodements raisonnables (un heureux hasard), le spectacle a suscité bien des débats chez les élèves qui y ont assisté. Qui sont les bons et les méchants dans cette histoire ? Pourquoi avoir écrit cette histoire, il y a mille ans ? Pourquoi nous fait-elle encore vibrer aujourd’hui ? Comment ne pas croire aux images qui nous sont présentées comme vraies ? Les sociétés libres d’Occident sont-elles aussi affranchies qu’elles le pensent, lorsque leurs bulletins d’informations s’entêtent à parler de missions pour décrire leurs guerres ? Quand le président du pays le plus puissant du monde en appelle à la « Croisade contre les terroristes » ? Quand les imagiers de chevaliers de nos enfants racontent encore avec ferveur les succès des Croisés en Terre Sainte ?

Le spectacle est adressé aux jeunes de 10 à 14 ans. Assez vieux pour exprimer leur révolte contre le monde, la société, mais encore trop jeunes pour proposer mieux. Prêts à faire n’importe quoi pour être différents… comme tout le monde. Un âge trouble, plein de maladresses, et de promesses. Roland est dédié à ces vieux enfants (ou ces jeunes ados), un objet théâtral spécialement conçu pour les dents de lait de leur esprit critique naissant.

P_rol_1 P_rol_2

Théâtre de la Pire Espèce

La Pire Espèce c’est la nôtre : celle des fils de Caïn, celle des descendants d’Attila. En effet, quelle autre espèce peut se vanter d’être un loup pour elle-même ? Par ce nom, nous revendiquons les infirmités et les pensées les moins avouables que nous partageons avec nos semblables et qui ont donné au théâtre ses meilleurs thèmes. Le Théâtre de la Pire Espèce est brut, sale et festif. C’est un théâtre qui, tel le chiendent – petite plante herbacée vivace et très nuisible aux cultures – s’enracine partout, dans les moindres craques et que l’on ne réussit jamais à éradiquer.

Fondé en 1999, le Théâtre de la Pire Espèce emprunte ses techniques aux disciplines alternatives du théâtre, telles que la marionnette, le cabaret, le théâtre d’objets et le théâtre d’ombre. La compagnie veut développer, en explorant l’écriture scénique, un art vivant, novateur et accessible. Elle vise un rapport direct avec le public, au profit d’une plus grande complicité avec le spectateur. Elle crée un théâtre de l’ici et du maintenant. À ce jour, la Pire Espèce a conçu plus d’une dizaine de créations, dont plusieurs ont parcouru ou parcourent encore l’Europe et l’Amérique.

THÉÂTROGRAPHIE
1998, Ubu sur la table d’Olivier Ducas et Francis Monty
1999, Le système Ribadier de Georges Feydeau
1999, Par les temps qui rouillent de Francis Monty
2001, Le cabaret de la Pire Espèce
2003, Traces de cloune de Francis Monty
2003, Ubu sourd la table / Ubu persiste et signe
2005, Persée de Olivier Ducas, Mathieu Gosselin et Francis Monty
2005, Léon le nul de Francis Monty
2005, M. Ratichon dans La vie est un match de Marc Mauduit et Francis Monty
2008, Roland d’Olivier Ducas
2009, Gestes impies (et rites sacrés)

Théâtre de la Pire Espèce

Depuis sa fondation en 1998, la Pire Espèce s’intéresse aux disciplines populaires traditionnelles du théâtre : marionnette, clown, cabaret, jeu masqué et théâtre de rue. C’est à partir de ces techniques que la compagnie a développé son style. Celui-ci est basé sur la recherche de l’efficacité, c’est à dire l’atteinte de l’effet maximal avec des ressources réduites. De la mécanique maniaque de Feydeau jusqu’à l’ingéniosité grotesque de Jarry, la Pire Espèce a toujours su allier art festif et précision chirurgicale, effervescence baroque et souci du détail. Dans ses productions, la Pire Espèce, cherche à établir un rapport direct avec le public en évitant l’illusion théâtrale au profit d’une complicité avec le spectateur; pour que le théâtre soit un art de l’ici et maintenant.

THÉÂTROGRAPHIE PARTIELLE
1998, Le système Ribadier d’après Feydeau
1998-, Ubu sur la table d’après Ubu Roi d’Alfred Jarry
1999, Par les temps qui rouillent
2001, Cabaret de la Pire Espèce de Catherine Hamann, Amélie Chérubin-Soulière, Caroline Gendron, Nadine Louis, Geneviève Maynard, Vincent-Guillaume Otis et Erwin Weche
2003, Traces de cloune de Francis Monty
2004, La tache / Un citoyen sous observation de Francis Monty
2005, Persée d’Olivier Ducas, Mathieu Gosselin et Francis Monty
2005, Léon le nul de Francis Monty
2005, M. Ratichon dans La vie est un match de Marc Mauduit
2008, Roland (La vérité du vainqueur) d’Olivier Ducas
2009, Gestes impies et rites sacrés, cérémonie baroque en plusieurs tableaux de Mathieu Gosselin, Marc Mauduit et Francis Monty

Biographies

  1. O_ducas_bio

    Olivier Ducas

    texte et mise en scène

    Olivier Ducas a étudié l’interprétation à l’École nationale de théâtre du Canada. À la fin de ses études, il fonde avec Francis Monty le Théâtre de La Pire Espèce, dont il assure toujours la codirection artistique. Auteur, acteur, metteur en scène et manipulateur au sein de la compagnie, il est cocréateur des pièces Persée (2005) et Ubu sur la table (1998), un spectacle dont la feuille de route compte plus de cinq cents représentations au Canada, en Europe au Mexique et au Brésil. Il a aussi écrit et mis en scène la plus récente création de la Pire Espèce, Roland (2008), un spectacle jeune public pour deux acteurs-manipulateurs et théâtre d’ombre, inspiré de La chanson de Roland. En 2001, il a participé en tant que manipulateur au Chauffe-eau, la dernière production du maître marionnettiste Felix Mirbt. En 2003, il signait son premier texte dramatique écrit en solo, Le passage, présenté au Festival du Jamais Lu, à Montréal. En plus de ses activités créatrices, il est aussi formateur en théâtre d’objets auprès des professionnels, d’enseignants en théâtre et d’étudiants. (mise à jour: 2010-04-19)

Roland est une création du Théâtre de la Pire Espèce,
en résidence à la salle Jean-Claude-Germain.

  1. Logo_pire_espece

Remerciements : La Pire Espèce est soutenue au fonctionnement par le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des Arts de Montréal.

Crédits photos : Geoffrey Gaquère : Marc Dussault

Théâtre d'Aujourd'hui sur Facebook
  1. Bouton_restau_08-09
  2. Sponsor_campagne
  3. Bouquinerie
  4. Logo-hydro
  5. Logo-devoir
  6. B-laurentienne
  7. Logo-atuvu
  8. You-tube
  9. Facebook
  10. Logo-twitter