55 minutes sans entracte
Roland
La vérité du vainquer
Olivier Ducas
une création du Théâtre de la Pire Espèce,
en résidence à la salle Jean-Claude-Germain
Salle Jean-Claude-Germain
du 22 mai au 15 juin 2008
en tournée au Québec et en France
Tout public, dès 10 ans
Création
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texte et mise en scène Olivier Ducas
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interprétation Daniel Desparois, Geoffrey Gaquère
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assistance à la mise en scène Claudia Couture
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décor Déline Petrone, Julie Vallée-Léger
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éclairages Thomas Godefroid
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conception sonore Benoit Durand-Jodoin
Durée
Résumé
Un conteur vient relater au public l’épopée de son héros d’enfance, Roland, un vrai chevalier, un héros historique. Son compagnon de scène n’accorde toutefois pas la même crédibilité à ce récit cruel, et il ne se gênera pas pour le dire. Ensemble – par le théâtre, les marionnettes et les jeux d’ombres – ils échaffaudent cette histoire sous nos yeux… tout en se faisant prendre au piège de leur dualité. Avec une bonne dose d’humour, mais sans complaisance, le spectacle questionne notre perception ethnocentriste du monde et notre foi aveugle en l’Histoire officielle, celle des gagnants.
La chanson de Roland est un long poème rédigé en France au XIIe siècle, la plus ancienne œuvre de fiction de langue française que nous possédions, et l’un des chefs-d’œuvre de la littérature épique médiévale. Le texte relate la bataille de Roncevaux, trois siècles plus tôt, au cours de laquelle les meilleurs chevaliers de l’empereur Charlemagne, hérauts de la chrétienté, subirent la défaite aux mains des Sarrasins d’Espagne. Il se termine par la terrible vengeance chrétienne sur les païens. Cette haletante histoire de chevaliers cache une œuvre de propagande exhortant les Chrétiens de l’époque à appuyer les Croisades.
Extraits de critiques
« La bouleversante histoire de Roland nous est racontée de façon irrésistible avec des objets, bien sûr – des silhouettes découpées dans le papier, une corde à linge, un seau en métal, des casques en carton très réussis, des rouleaux d’images qui défi lent – mais aussi grâce à des projecteurs et des jeux d’ombres grostesquement saisissants.»
Michel Bélair, Le Devoir
« Le voyage est d’un magnétisme et d’un humour irrésistibles. La musique est épique à souhait. Une captivante relecture de l’œuvre.»
Christian Saint-Pierre, Voir Montréal
« Au cours des dernières années, les fondateurs du Théâtre de la Pire Espèce ont jeté les bases d’une véritable méthode de création. Procédant à une édification simultanée de tous les aspects d’un spectacle, refusant ainsi d’accorder préséance au texte, ils amalgament les disciplines et assemblent les registres les plus divers avec un sens indéniable de l’équilibre.»
Revue Esse No 54, 2005
Mot des créateurs
À sa création, le jour même du dépôt du rapport sur les accommodements raisonnables (un heureux hasard), le spectacle a suscité bien des débats chez les élèves qui y ont assisté. Qui sont les bons et les méchants dans cette histoire ? Pourquoi avoir écrit cette histoire, il y a mille ans ? Pourquoi nous fait-elle encore vibrer aujourd’hui ? Comment ne pas croire aux images qui nous sont présentées comme vraies ? Les sociétés libres d’Occident sont-elles aussi affranchies qu’elles le pensent, lorsque leurs bulletins d’informations s’entêtent à parler de missions pour décrire leurs guerres ? Quand le président du pays le plus puissant du monde en appelle à la « Croisade contre les terroristes » ? Quand les imagiers de chevaliers de nos enfants racontent encore avec ferveur les succès des Croisés en Terre Sainte ?
Le spectacle est adressé aux jeunes de 10 à 14 ans. Assez vieux pour exprimer leur révolte contre le monde, la société, mais encore trop jeunes pour proposer mieux. Prêts à faire n’importe quoi pour être différents… comme tout le monde. Un âge trouble, plein de maladresses, et de promesses. Roland est dédié à ces vieux enfants (ou ces jeunes ados), un objet théâtral spécialement conçu pour les dents de lait de leur esprit critique naissant.
Théâtre de la Pire Espèce
Depuis sa fondation en 1998, la Pire Espèce s’intéresse aux disciplines populaires traditionnelles du théâtre : marionnette, clown, cabaret, jeu masqué et théâtre de rue. C’est à partir de ces techniques que la compagnie a développé son style. Celui-ci est basé sur la recherche de l’efficacité, c’est à dire l’atteinte de l’effet maximal avec des ressources réduites. De la mécanique maniaque de Feydeau jusqu’à l’ingéniosité grotesque de Jarry, la Pire Espèce a toujours su allier art festif et précision chirurgicale, effervescence baroque et souci du détail. Dans ses productions, la Pire Espèce, cherche à établir un rapport direct avec le public en évitant l’illusion théâtrale au profit d’une complicité avec le spectateur; pour que le théâtre soit un art de l’ici et maintenant.
THÉÂTROGRAPHIE PARTIELLE
1998, Le système Ribadier d’après Feydeau
1998-, Ubu sur la table d’après Ubu Roi d’Alfred Jarry
1999, Par les temps qui rouillent
2001, Cabaret de la Pire Espèce de Catherine Hamann, Amélie Chérubin-Soulière, Caroline Gendron, Nadine Louis, Geneviève Maynard, Vincent-Guillaume Otis et Erwin Weche
2003, Traces de cloune de Francis Monty
2004, La tache / Un citoyen sous observation de Francis Monty
2005, Persée d’Olivier Ducas, Mathieu Gosselin et Francis Monty
2005, Léon le nul de Francis Monty
2005, M. Ratichon dans La vie est un match de Marc Mauduit
2008, Roland (La vérité du vainqueur) d’Olivier Ducas
2009, Gestes impies et rites sacrés, cérémonie baroque en plusieurs tableaux de Mathieu Gosselin, Marc Mauduit et Francis Monty
Biographies
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Olivier Ducas
texte et mise en scène
Olivier Ducas a étudié l’interprétation à l’École nationale de théâtre du Canada. À la fin de ses études, il fonde avec Francis Monty le Théâtre de La Pire Espèce, dont il assure toujours la codirection artistique. Auteur, acteur, metteur en scène et manipulateur au sein de la compagnie, il est cocréateur des pièces Persée (2005) et Ubu sur la table (1998), un spectacle dont la feuille de route compte plus de cinq cents représentations au Canada, en Europe au Mexique et au Brésil. Il a aussi écrit et mis en scène la plus récente création de la Pire Espèce, Roland (2008), un spectacle jeune public pour deux acteurs-manipulateurs et théâtre d’ombre, inspiré de La chanson de Roland. En 2001, il a participé en tant que manipulateur au Chauffe-eau, la dernière production du maître marionnettiste Felix Mirbt. En 2003, il signait son premier texte dramatique écrit en solo, Le passage, présenté au Festival du Jamais Lu, à Montréal. En plus de ses activités créatrices, il est aussi formateur en théâtre d’objets auprès des professionnels, d’enseignants en théâtre et d’étudiants. (mise à jour: 2010-04-19)
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Daniel Desparois
interprétation
Daniel Desparois a terminé ses études en interprétation théâtrale au Collège Lionel-Groulx en 2000. Il a incarné plusieurs personnages dans des pièces telles que Les justes d’Albert Camus (Théâtre EVNO, 2004), Scaramouche (Théâtre Denise-Pelletier, 2006), L’éveil du printemps (Fred Barry, 2004) et Le tour du monde en 4 jours (Fred Barry, 2006). De plus, il a travaillé trois ans sur la production MUR-MUR et un an sur le spectacle MOI MOI MOI lors des tournées internationales de la compagnie Dynamo Théâtre. Ces tournées l’ont amené à faire divers stages, dont un axé sur le jeu masqué avec le Théâtre du Soleil en France. Il participe, depuis quelques années, à la création d’un nouveau spectacle de Dynamo Théâtre. En 2005, Daniel s’est joint aux équipes de tournées d’Ubu sur la table et de Persée du Théâtre de la Pire Espèce. (mise à jour: 2010-05-06)
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Geoffrey Gaquère
interprétation
Geoffrey Gaquère est diplômé en interprétation de l’École nationale de théâtre du Canada. Depuis sa sortie de l’École en 2000, il a participé à titre de comédien à plus d’une quinzaine de productions théâtrales dont : Edmond Dantès et Le comte de Monte-Cristo, au Théâtre Denise-Pelletier, La dame aux camélias au TNM, L’Énéide à l’Espace Libre, Elizabeth, Roi d’Angleterre au TNM, Les lettres Arabes, spectacle écrit, mis en scène et joué par lui et Olivier Kemeid à l’Espace Libre. Parallèlement à ses activités de comédien, il développe une carrière de metteur en scène. Ainsi, depuis 2006, il a dirigé plus d’une douzaine de productions dont : Les exilés de la lumière de Lise Vaillancourt et Silence radio du collectif La Banquette Arrière, deux spectacles présentés à l’Espace Libre. Il a fait une incursion dans le monde lyrique en mettant en scène deux opéras-bouffe : La veuve joyeuse et La vie parisienne, présentés à la Maison des arts de Laval. Enfin, notons sa collaboration fructueuse avec l’auteure Fanny Britt, dont il a monté trois de ses pièces : Couche avec moi (c’est l’hiver), pour le compte du PàP et de La Bordée ainsi qu’Hôtel Pacifique et Enquête sur le pire produits par leur compagnie, le Théâtre Debout et présentés à la salle Jean-Claude-Germain. Au mois de mars 2011, il montait Toxique ou L’incident dans l’autobus de Greg MacArthur dans la salle principale du Théâtre d’Aujourd’hui. (mise à jour: 2011-04-06)
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Thomas Godefroid
éclairages
Suite à 12 années d’expérience en France en tant que régisseur et concepteur lumière tant pour le théâtre que la danse, Thomas Godefroid s’installe définitivement au Québec. Rapidement débute pour lui une riche collaboration auprès de Jean-Pierre Ronfard et Alexis Martin. Ainsi, on lui propose de concevoir les éclairages de plusieurs productions du NTE dont : Nitch retour, Mademoiselle de Daniel Brière et Evelyne de la Chenelière et d’ Amour, cul et violence] de Didier Lucien et Guillermina Kerwin. Il signe également les éclairages pour la production La glaneuse de geste de Francine Alepin, et de L’intimité d’Emma Haché, deux productions Omnibus. Parallèlement, il entreprend une série de conception lumière pour la chorégraphe Estelle Clareton avec Messieurs, dame et furies alpha 1/24. En théâtre jeune public, c’est sur les planches du Petit Théâtre de Sherbrooke qu’on a pu voir ses lumières dans La tempête de William Shakespeare, traduit et adapté par Michel Garneau. Dernièrement, il continue son travail exploratoire en théâtre d’ombres et d’objets avec Marcelle Hudon dans Poursuite et avec Olivier Ducas du Théâtre de la Pire Espèce dans Roland, la vérité du vainqueur. (mise à jour: 2010-05-07)
Roland est une création du Théâtre de la Pire Espèce,
en résidence à la salle Jean-Claude-Germain.
Remerciements : La Pire Espèce est soutenue au fonctionnement par le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des Arts de Montréal.
Crédits photos : Geoffrey Gaquère : Marc Dussault















