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Rosencrantz et Guildenstern sont morts

Tom Stoppard

du 22 octobre au 22 novembre 1969

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    texte
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    mise en scène
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    interprétation

Résumé

La pièce met en scène deux personnages secondaires d’Hamlet de Shakespeare et leur fait vivre le drame d’Elsener. Avec beaucoup d’humour et de finesse, Tom Stoppard retravaille ce matériau à la lumière des interrogations contemporaines sur la destinée et sur notre fin inéluctable, sur la nature de la représentation théâtrale et sa portée philosophique. Pièce de clowns, pièce jubilatoire et inventive, Rosencrantz et Guildenstern sont morts révèle un arrière-fond des plus féroces.

Biographies

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    Tom Stoppard

    texte

    Le dramaturge britannique Tom Stoppard débute en 1954 comme journaliste et écrit sa première pièce en 1960, Enter a Free Man. Sa première pièce à être montée est Rosencrantz and Guildenstern Are Dead, dont il tirera lui-même un film en 1990). Tom Stoppard a également écrit de nombreuses pièces radiophoniques, des adaptations pour la télévision et des scénarios, dont les célèbres Brazil (nommé aux Oscars) et Shakespeare in Love (Oscar du meilleur film et du meilleur scénario). Il a aussi traduit et adapté des pièces de Sławomir Mrożek, Arthur Schnitzler, Federico Garcia Lorca et Václav Havel. Il est devenu membre de l’Outrapo et a été anobli par Elisabeth II en 1997. (mise à jour: 2010-04-19)

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    Robert Spickler

    mise en scène

    Robert Spickler œuvre dans le milieu éducatif et culturel depuis plus de 35 ans. Il a été cofondateur, codirecteur et directeur administratif du Théâtre d’Aujourd’hui (1970-1979) et directeur administratif du Théâtre du Nouveau-Monde (1985-1987). Il a été professeur de théâtre (1971-1979) puis secrétaire-général du Collège Édouard-Montpetit (1979-1982). M. Spickler a également occupé diverses fonctions au Conseil des Arts du Canada. De 1990 à 1995, il a été directeur général de l’Orchestre symphonique de Montréal. Depuis 1996, il est directeur associé, administration et finances, du Centre Canadien d’Architecture. Monsieur Spickler est membre de plusieurs associations dans le domaine des arts, de la culture et de l’éducation. Il a été membre du Groupe-conseil chargé d’élaborer la politique des Arts et de la Culture au Québec (1991); vice-président de la Société canadienne pour les Arts à la télévision (1993-1994). Il a présidé à la conception et l’aménagement du Centre des collections muséales de Montréal (1997-2003), le seul du genre en Amérique du Nord. Membre du conseil d’administration de la Société des Directeurs des musées montréalais (SDMM) depuis 1996, il a récemment été élu président de la Société (2004). Il a été vice-président de la Fondation Gratien-Gélinas (1998-2004). Il est membre du conseil d’administration de Culture Montréal; membre du conseil d’administration du Collège Jean-Eudes et membre du comité de vérification des musées nationaux auprès du bureau du Vérificateur général du Canada. Robert Spickler est également très actif sur la scène internationale. Il a entre autres représenté le Canada à la première Conférence internationale sur les Politiques culturelles des pays industrialisés (Tokyo, 1990) et a été vice-président du comité exécutif du bureau canadien de l’UNESCO. Auteur d’une étude portant sur les méthodes de financement des arts de la scène au British Council, au Arts Council of Great Britain et au Ministère de la culture de France (1979), M. Spickler a également publié, en 1995, une étude sur l’évolution des rapports entre l’espace dramatique et l’espace théâtral dans la dramaturgie québécoise et a réalisé une étude sur la restructuration du Théâtre Espace GO (1996). (mise à jour: 2010-04-19)

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    Gabriel Arcand

    interprétation

    Gabriel Arcand connaît ses premières expériences sérieuses en théâtre avec La Roulotte, en 1967. En 1973, il fait un stage au Théâtre Laboratoire de Grotowski à Wroclaw, où il rencontre Téo Spychalski pour la première fois. De retour à Montréal, il fonde l’année suivante, avec Marie Eykel et Alain Lamontagne, Le Groupe de la Veillée. Parmi ses interprétations marquantes au sein du Groupe, signalons ses performances dans Till l’espiègle / Le Journal de Nijinski (1982), L’Idiot d’après Dostoïevski (1983), Artaud / tête-à-tête (1990), Don Juan d’Oscar Milosz (1991), Crime et châtiment d’après Dostoïevski (1991), Le Roi se meurt de Ionesco (1994), Moi, Feuerbach de Tankred Dorst, Les Démons de Dostoïevski (1997, 1999), Camera obscura d’après Vladimir Nabokov (2000), Trans-Atlantique de Gombrowicz (2004), Le professionnel de Kovacevic (2005) et Antilopes de Henning Mankell (2007). Récemment, en 2009, il livre une performance très remarquée dans Blackbird de David Harrower. Au TNM, il a interprété le rôle-titre de Tartuffe (1997), rôle pour lequel il obtient le prix Gascon-Roux, et celui de Claudius dans Hamlet (2003), une coproduction avec Charles Berling. Parallèlement à son travail au théâtre, Gabriel Arcand poursuit sa carrière d’acteur au cinéma. Il participe notamment aux tournages des films suivants : Réjeanne Padovani de Denys Arcand (1972), Les Plouffe de Gilles Carle (1981), Le crime d’Ovide Plouffe de Denys Arcand (1984, Prix Génie, interprétation), Le déclin de l’empire américain de Denys Arcand (1985, Prix Génie, interprétation), La ligne de chaleur d’Hubert-Yves Rose (1988), Nelligan de Robert Favreau (1990), La fabrication d’un meurtrier d’Isabelle Poissant (1995), Le grand serpent du monde d’Yves Dion (1998), Post mortem de Louis Bélanger (1999) pour lequel il remporte le Jutra du meilleur acteur, La turbulence des fluides de Manon Briand (2001), Congorama de Philippe Falardeau (2006), puis Maman est chez le coiffeur de Léa Pool (2008), film pour lequel il est en nomination pour le meilleur rôle de soutien.

    (mise à jour: 2010-04-19)
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    Marie Eykel

    interprétation

    Née le 2 avril 1948, Marie Eykel fait ses débuts sur les planches après son baccalauréat en littérature française et en théâtre. Son implication dans la troupe de la Roulotte, dès 1967, lui procure ses premières expériences théâtrales. Elle y rencontre Julien Poulin, à côté de qui elle participe à ses premiers films. Elle assure notamment la narration dans certains courts et longs métrages du duo Pierre Falardeau-Julien Poulin, dont Pea Soup (1978) et Speak White (1980). En 1974, elle fonde avec Gabriel Arcand et quelques comédiens Le Groupe de la veillée, un théâtre expérimental auquel se joint plus tard Julien Poulin. En 1977, Marie Eykel incarne pour la première fois Passe-Partout, le célèbre personnage pour enfants auquel tous et chacun l’associent encore aujourd’hui. Après plus de 20 ans d’antenne, Passe-Partout connaît une popularité telle que Marie Eykel ne parvient pas, encore aujourd’hui, à s’en dissocier. Pour cette raison, elle ne joue que très peu à la télévision. Tentant de se défaire une fois pour toute de cette image candide, elle participe au film La Comtesse de Bâton Rouge d’[%(artiste)André Forcier%¸] en 1998. C’est peine perdue. Le succès monstre récolté lors de la sortie des coffrets DVD de Passe-Partout à partir de 2006 témoigne bien de la ténacité du véritable culte autour de ce personnage. Sans doute pour cette raison, Eykel touche un peu à tout au cours de sa carrière. En plus des quelques rôles qu’elle tient au théâtre et à la télévision, son plus récent date de 2002 dans le téléroman Les poupées russes, elle fait aussi de nombreuses narrations pour enfants, dont celles de contes publiés sous forme de disque chez Stanké entre 1995 et 2005. Elle agit parfois comme conseillère artistique et, depuis l’obtention d’une maîtrise à l’Université Concordia en thérapie par les arts, elle œuvre, par des ateliers et des conférences, auprès des gens démunis. Elle s’implique notamment dans la prévention du suicide chez les jeunes. (mise à jour: 2010-04-19)

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    Suzanne Lebeau

    interprétation

    Auteure de plus de vingt-cinq pièces originales et cofondatrice de la compagnie de théâtre le Carrousel, Suzanne Lebeau est reconnue mondialement comme l’un des chefs de file de la dramaturgie pour jeunes publics et compte parmi les auteurs québécois les plus joués à travers le monde : Une lune entre deux maisons (1979), première pièce canadienne écrite spécifiquement pour la petite enfance et traduite en cinq langues; Salvador (1994), pièce présentée entre autres sur Broadway au New Victory Theatre et qui a connu quatre traductions; L’ogrelet, créée en français, en anglais, en italien et en espagnol par le Carrousel, a aussi ses versions allemande, grecque, maya, portugaise et russe et a été publiée en Argentine, en France et au Mexique. L’importance de l’œuvre de Suzanne Lebeau et sa contribution exceptionnelle à l’épanouissement de la dramaturgie pour jeunes publics, au pays comme à l’étranger, lui valent de nombreux prix et distinctions : Chalmers Children’s Play Award (Les petits pouvoirs/Little victories, 1986); Prix Francophonie Jeunesse (Salvador, 1995); Masque du texte original (L’ogrelet, 2000); Prix littéraire de la citoyenneté de Maine et Loire (Salvador, 2002); nominations au Prix du Gouverneur général pour cinq de ses pièces. En 1998, l’Assemblée internationale des parlementaires de langue française lui décerne le grade de Chevalier de l’Ordre de la Pléiade pour l’ensemble de son œuvre. Cette reconnaissance lui attire de nombreuses invitations en France, en Belgique, au Mexique, en Argentine et en Espagne. Suzanne Lebeau a aussi enseigné l’écriture pour jeunes publics à l’École nationale de théâtre du Canada pendant 13 ans et elle agit comme conseillère auprès des jeunes auteurs d’ici et d’ailleurs, contribuant ainsi à l’émergence de nouvelles écritures pour enfants. (mise à jour: 2010-04-19)

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    Julien Poulin

    interprétation

    Julien Poulin a fait ses premières armes au théâtre au côté de Paul Buissonneau avec La Roulotte de la Ville de Montréal de 1965 à 1969. Durant les années 1970, il fait de la mise en scène et participe à de nombreuses pièces en tant qu’acteur : Richard II, Henry IV et Henry V, Le Roi Lear, Mon oncle Marcel qui vague vague, Audience et Lolita. Très engagé sur la question politique et sociale du Québec, il scénarise : À force de courage, Pea Soup, Cela se passait en octobre et Speak White. C’est pendant cette période qu’il travaille, avec Pierre Falardeau, à la création d’un personnage appelé Elvis Gratton, qui fera sa première apparition sur le grand écran en 1981. Julien Poulin est très présent dans le milieu cinématographique québécois avec des films comme %(piece)Le crime d’Ovide Plouffe en 1984, Le matou en 1985, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer et Gaspard et fils en 1988. Il travaille à nouveau avec Pierre Falardeau en 1990 pour Le party et en 2000 pour 15 février 1839. En 1998, il est de la distribution du Dernier souffle, en 2001 de Séraphin, un homme et son péché et en 2003 de Monica la mitraille. En plus d’une carrière bien remplie au théâtre et au cinéma, Julien Poulin est aussi très présent à la télévision. Il est au générique de nombreuses grandes séries : Les grands remous, Super sans-plomb, Blanche, Montréal P.Q., Les machos, Les orphelins de Duplessis, Le volcan tranquille, Virginie, Fortier III, Le négociateur I, II et III et Minuit, le soir. (mise à jour: 2010-04-19)

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    Serge Thériault

    interprétation

    Autodidacte talentueux, Serge Thériault fit ses débuts très jeune en présentant ses numéros de mime et d’imitations dans les boîtes à chansons. Très rapidement, il joua avec les principales compagnies théâtrales du Québec. Il participa à titre de comédien ou de scénariste à plusieurs émissions de télévision pour enfants, dont Minute Moumoute et La fricassée, où il fait la rencontre déterminante de Claude Meunier. Thériault fit également partie de la distribution de l’adaptation télévisée de la pièce Les voisins et a incarné le rôle de Bernie dans la série Jamais deux sans toi. En 1976, il rejoint les rangs du trio humoristique Paul et Paul, composé également de Jacques Grisé et Claude Meunier. Après la dissolution de Paul et Paul, Thériault et Meunier fondent en 1983 le célèbre duo Ding et Dong, animateurs des Lundis des Ha ha. Thériault débute tôt au cinéma, dès 1973 avec Tu brûles… tu brûles… de Jean-Guy Noël. Il donne dans tous les genres, de Cordelia à Rafales et Le Sphinx. Il a travaillé avec Louis Saïa (qu’il connaît depuis Les voisins dans les films Les Boys I à III. En 2002, il a tourné dans deux longs métrages : Vendus réalisé par Éric Tessier et Gaz Bar Blues (qui lui vaut le Jutra du Meilleur acteur en 2004) réalisé par Louis Bélanger. En 2005, il est de la distribution du film Une histoire de famille réalisé par Michel Poulette. En 2005, il reprend encore une fois son rôle dans Les Boys IV sous la direction, cette fois, de George Mihalka. Il retrouve son comparse Meunier pour la série La petite vie dans laquelle il incarne le rôle de Môman. De plus, il a tourné dans les téléséries %(piece)Omerta, Une voix en or et Le négociateur. (mise à jour: 2005-04-19)

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Crédits photos : Gabriel Arcand : Marie-Christine Abel / Suzanne Lebeau : Josée Lambert / Serge Thériault : © Monic Richard

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