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Moi, dans les ruines rouges du siècle

Olivier Kemeid

une création de Trois Tristes Tigres,
en résidence au Théâtre d’Aujourd’hui

Salle principale

du 10 janvier au 4 février 2012

Autres saisons

Saison 2013-2014

en reprise

Lauréat des Prix de la critique d l’AQCT dans la catégorie Production – Montréal
Olivier Kemeid, finaliste au Prix de la critique de l’AQCT dans la catégorie Texte original
Sacha Samar, finaliste du Prix de la critique d l’AQCT dans la catégorie Interprétation – Montréal

  1. O_kemeid_tn
    idée originale, texte et mise en scène
  2. S_samar_tn
    idée originale et interprétation
  3. A_bergeron_tn
    interprétation
  4. S_cadieux_tn
    interprétation
  5. G_gaquere_tn
    interprétation
  6. R_lalonde_tn
    interprétation

Création

  1. idée originale, texte et mise en scène Olivier Kemeid
  2. idée originale et interprétation Sasha Samar
  3. assistance à la mise en scène et régie Stéphanie Capistran-Lalonde
  4. conception visuelle Romain Fabre
  5. éclairages Martin Labrecque
  6. conception sonore Philippe Brault
  7. mouvement Estelle Clareton
  8. direction de production Catherine La Frenière
  9. direction technique Jean-Philippe Charbonneau
  10. assistance aux costumes Fruzsina Lànyi
  11. assistance au décor et aux accessoires Loïc Lacroix Hoy

Durée

1 h 50 sans entracte

Résumé

C’est l’histoire de Sasha, un jeune homme qui tente de retrouver sa mère alors que tout s’effondre autour de lui : ses rêves, ses idéaux, son pays. Vivant seul avec son père, Sasha, né en 1969 en Ukraine, découvre à sept ans que sa mère n’est pas sa mère, qu’il a été kidnappé à l’âge de trois ans par son père, et que celui-ci a reconstruit sa vie avec une autre femme. Il se met alors en tête de devenir célèbre afin que sa mère puisse le voir un jour à la télévision et le reconnaître comme sien. Entre l’explosion de Tchernobyl et celle de la Glasnost entreprise par Gorbatchev, entre son ami acteur Anton qui vit comme un bourgeois en jouant Lénine dans les conventums du Parti communiste et Ludmila son amoureuse dépressive, qui attend avec impatience les bouleversements promis par la Pérestroïka, Sasha tente de se frayer un chemin dans les décombres d’un siècle qui s’achève sous nos yeux. Inspiré de la vie de Sasha Samar, un acteur d’origine ukrainienne vivant au Québec, Moi, dans les ruines rouges du siècle est le récit d’un homme qui tente de se reconstruire dans une Union Soviétique qui commence à se désagréger. La pièce nous parle du monde qui s’est disloqué sous nos yeux il n’y a pas si longtemps, mais également – et surtout – du mensonge que l’on doit mettre en place afin de préserver un idéal. Du mensonge qui sauve les apparences, et qui ce faisant nous tue à petit feu.

Filetblanc

En savoir plus

Russie, rouge sombre
Michel Bélair, Le Devoir, 7 janvier 2012
Sasha Samar: un roman russe
Alexandre Vigneault, La Presse, 7 janvier 2012
La vie réinventée de Sasha Samar
Sasha Samar, Olivier Kemeid et Sophie Cadieux en entrevue à
Médium Large, Radio-Canada, 6 janvier 2012
Le théâtre et la vie: fatale attraction
Elsa Pépin, Voir, 5 janvier 2012

Extraits de critiques

« Exubérante, tragique et délurée, la fable imaginée par Olivier Kemeid dans Moi, dans les ruines rouges du siècle joue brillamment avec l’histoire russe et la transcende. […] La larme n’est jamais loin du rire dans cette fresque puissante où Sasha Samar livre le récit bouleversant et épique de sa vie transformée en légende.» Voir
« Olivier Kemeid a créé une fable à la fois tragique et délurée. […] Des moments très, très poignants. […] J’ai adoré. » Voir Tv
Elsa Pépin

« [Une] production à la fois férocement drôle et très émouvante qui propulse le récit de vie bien au-delà de l’anecdote. […] Moi, dans les ruines rouges du siècle, dialogue culturel sensible et fécond, compte parmi les exemples les plus éloquents et intéressants de l’ouverture de notre dramaturgie à l’Autre.»
Alexandre Cadieux, Le Devoir

« Il faut reconnaître qu’il y a des spectacles qui suscitent de grandes émotions. Des spectacles qui font vibrer plusieurs cordes à la fois. […] Kemeid a donné naissance à une admirable fresque. […] Dans son propre rôle, Sasha Samar bouleverse, aussi juste dans la peau de l’enfant candide que dans celle du jeune homme transformé en militaire, aussi nuancé en adolescent avide de célébrité qu’en adulte reprenant courageusement les rênes de son destin. »
Christian Saint-Pierre, RevueJeu.org

« Chaque vie est unique, mais toutes ne méritent pas d’être données en spectacle. Celle du comédien Sasha Samar, si. Sa trajectoire proprement romanesque est racontée d’une manière superbement touchante et drôle par Olivier Kemeid.»
Alexandre Vigneault, La Presse

« Ça vaut le détour. […] Un récit tout à fait captivant. »
Katerine Verebely, Desautels [33:35]

« Il y a le mélange de la poésie et de l’humour d’Olivier Kemeid, mais aussi ce brio qu’il a toujours su recréer dans ses pièces, c’est-à-dire le mélange de contemporain et d’épique. La mise en scène est absolument brillante, soutenue par une distribution fort impressionnante. […] C’est absolument à voir.»
Karyne Lefebvre, Bouillant de culture, Radio-Canada [à partir de 48:00]

« Un regard perçant sur les aléas du comédien Sasha Samar à travers les bouleversements de l’Union soviétique. »
Hugo Prévost, Pieuvre.ca

« Un vrai tour de force. […] Une foule émue aux larmes a quitté le Théâtre d’Aujourd’hui, convaincu qu’elle venait de vivre quelque chose d’inoubliable. »
Amélie Bélanger, Sors-tu.ca

« Sasha [Samar] est extrêmement touchant. […] Je le recommande chaudement. »
Andrée-Anne Brunet, Les oranges pressées, CIBL [à partir de 1:23:12]

« Tous les éléments de la petite et de la grande histoire de Sasha se côtoient avec une habileté remarquable. […] À la toute fin, on sort du Théâtre d’Aujourd’hui un peu plus humain et un peu plus respectueux face à la vie.»
Samuel Larochelle, Patwhite.com

« Un parcours touchant et empreint d’une belle humanité. […] Une distribution cinq étoiles. »
Olivier Dumas, Montheatre.qc.ca

« J’ai adoré. […] Ce sont d’excellents comédiens qui sont réuni sur la scène du Théâtre d’Aujourd’hui. […] Un très, très beau texte. Allez-y. »
Jordan Dupuis, Gang Bang, CIBL [à partir de 48:00]

« L’histoire est profondément humaine et fascinante. […] Voilà certainement une pièce qui vaut le détour, c’est un très profond moment d’humanité campé sur les « ruines rouges du siècle »… »
Yves Rousseau, Le Quatrième

« Moi, dans les ruines rouges du siècle s’attaque non seulement à la vie époustouflante de Sasha Samar, mais aussi à toute notre conception d’un monde qui nous est inconnu. […] À découvrir, absolument, par les mots de Kemeid et Samar.»
Julie Ledoux, bangbangblog.com

Crédits vidéo : Trois Tristes Tigres

Vie de Sasha

Nous avions toutes sortes de projets ensemble, des adaptations de nouvelles de Tchekhov et de Pirandello, des huis clos sur un paquebot enfoncé dans les sables de la Mer d’Aral, et que sais-je encore, nous n’avions pas fini de tisser jusqu’à l’infini toutes les possibilités de récits qui nous trottaient dans la tête… Puis, très timidement, Sasha Samar, mon ami Sasha, me dit : « Eh puis j’ai une autre idée, mais je ne sais pas, c’est gênant, et puis ce n’est peut-être pas intéressant… ». Je lui demande de me la dire quand même. « Je ne sais pas, je me sens bizarre de penser à ça. » J’insiste. « Bien… ce serait l’histoire de ma vie. »

Et il commence. Trois heures plus tard, je n’ai pas pris une seule note. Seulement écouté, les yeux écarquillés. J’en avais su des bribes, bien sûr, de sa vie à ce Sasha, mais jamais dans le détail, jamais dans cette intimité que seul le tête-à-tête permet. Nous sommes en octobre – joli mois pour les Russes. Nous nous verrons trois heures par semaine tout le reste de l’automne, puis de l’hiver. Je noircis plus de cinquante pages de notes dans mon carnet. C’est que Sasha a eu mille vies. Il a été élevé seul par son père dans l’âpreté des villes minières de l’Ukraine communiste des années 1970, pendant qu’en Occident on avait des fleurs dans les cheveux; son Woodstock à lui fut une explosion du nom de Tchernobyl, dont les conséquences directes et indirectes fauchèrent la vie à des centaines de milliers de gens, dont son père. Il a recherché sa mère parmi toutes les mères qu’il a rencontrées dans les trains, dans les gares, dans les restaurants, à la sortie de l’école… Il a fait l’Armée rouge en poste au Kazakhstan, a vécu la chute du Mur de Berlin comme si ce mur était dans sa chambre, puis a assisté à l’impensable, c’est-à-dire à la désintégration de l’URSS, à l’effondrement total du système dans lequel il vivait. L’effondrement d’une utopie en laquelle tous croyaient. L’effondrement d’un siècle.

J’ai écrit ces lignes au moment où, dans le monde arabe, des hommes et des femmes abattaient et abattent encore des cloisons, mettant à jour l’effroyable mensonge qui cimentait leurs vies. Appelés désormais à « vivre dans la vérité », pour reprendre cette expression si chère à l’écrivain et dissident tchèque Vaclav Havel, ils ont décidé de résister au mensonge institutionnalisé. Ils attaquent les fondations mêmes des anciennes certitudes. Ils façonnent l’Histoire avec leurs mains calleuses. Ils sont beaux.

Parmi eux, la silhouette d’un homme se détache dans la poussière des gravats. Il me regarde. Il est seul, au milieu des ruines rouges. Il tente de donner un sens à sa vie.

Il faudra bien qu’un jour quelqu’un raconte son histoire.

Olivier Kemeid

Au loin là-bas

Parler d’aillleurs, mais toujours à partir de notre point de vue. Il s’agit de faire sien l’adage du sociologue Fernand Dumont : parler du monde à partir du Québec. Nul exotisme de pacotille ici, ni tendance à fuir nos propres tourments, bien au contraire, mais plutôt une envie de mettre en parallèle ce qui, au-delà des âges et des lieux, relève de nos profonds déchirements. Ce n’est ni l’effondrement du bloc soviétique ni les discours de Lénine qui m’ont tant attiré, mais l’histoire intime de Sasha. Sa tragédie familiale, avec bien sûr en arrière-fond tout le décor de l’Histoire, mais avant tout, l’odyssée d’un homme, seul, perdu dans les ruines… Il en était de même pour ma précédente pièce L’Énéide, d’après Virgile, où la destinée d’un seul homme et des siens prenait le pas sur la chute de la ville, d’ailleurs quelle ville était-ce, Troie, Le Caire ou Kigali, nous ne le savions pas, nous n’avions pas besoin de le savoir.

Je pense que la période de l’effondrement du bloc soviétique, si faste en bouleversements, si riche en matière théâtrale, si déterminante dans le cours de l’Histoire, a curieusement plus intéressé le cinéma que le théâtre. Et le cinéma d’ailleurs… On me répondra que cela s’est passé en Europe, voire en Asie, donc au loin là-bas ; je répondrai qu’à notre époque il n’y a plus de « loin là-bas », que tout est proche et que ces bouleversements ne sont pas étrangers à ce qui est en train de se passer sous nos yeux au Moyen-Orient, mais aussi il n’y a pas si longtemps sous nos fenêtres au Square Victoria. J’ajouterais que notre coin de l’Amérique du Nord a été pour les Ukrainiens, dont l’histoire tragique est encore hélas méconnue, une terre d’asile de prédilection, du premier d’entre eux établi au Manitoba, en passant par les Juifs ukrainiens de Little Odessa, jusqu’à Sasha Samar et les siens établis à Montréal. J’aimerais leur dédier ce spectacle.

Olivier Kemeid

Trois Tristes Tigres

Trois Tristes Tigres est une compagnie de théâtre québécoise dont la direction artistique est assurée par Olivier Kemeid. Stéphanie Capistran-Lalonde (direction générale de la compagnie, assistance à la mise en scène et régie des productions) et Romain Fabre (communications de la compagnie, scénographie des productions) viennent compléter l’équipe. Le mandat de Trois Tristes Tigres est la création de textes originaux d’Olivier Kemeid ou l’adaptation d’œuvres présentant des échos à sa démarche. Une première veine se concentre autour d’une poétique fortement nourrie par les chocs de l’Histoire : L’Énéide (2007 et en tournée en 2010) raconte l’exil de réfugiés contemporains à partir de l’oeuvre antique de Virgile; Moi, dans les ruines rouges du siècle (2012) relate la vie d’un Ukrainien témoin de l’effondrement du bloc soviétique. Une seconde veine se base sur les questionnements anthropologiques suscités par notre attitude devant la mort (Tout ce qui est debout se couchera, 2004), les accommodements raisonnables et le choc des cultures (Les lettres arabes, 2011), l’animal en nous (Maldoror-Paysage, 2009, d’après l’œuvre de Lautréamont) et enfin divers thèmes sociopolitiques et philosophiques (Les Cabarets CLIM). Depuis quelques années, la compagnie s’est engagée dans des coproductions internationales : une première avec la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon (L’Europe et les barbares, 2008), une deuxième en cours avec le Centre dramatique de l’Océan Indien, à l’île de La Réunion (Bâtards, avril 2012). Trois Tristes Tigres est actuellement en résidence de création dans la grande salle du Théâtre d’Aujourd’hui pour les deux prochaines années.

Théâtrographie
2004, Tout ce qui est debout se couchera d’Olivier Kemeid et Patrick Drolet, en codiffusion avec Espace Libre
2005, Cabarets CLIM, cabaret collectif en codiffusion avec Espace Libre
2007, L’Énéide, d’après Virgile, d’Olivier Kemeid, en codiffusion avec Espace Libre
2008, L’Europe et les barbares, cabaret collectif en coproduction avec la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon (France)
2009, Maldoror-Paysage, d’après Lautréamont
2010, Cabaret CLIM-OFFTA, cabaret collectif en ouverture de l’OFFTA
2011, Les lettres arabes d’Olivier Kemeid et Geoffrey Gaquère, en codiffusion avec Espace Libre
2012, Moi, dans les ruines rouges du siècle d’Olivier Kemeid, en codiffusion avec le Théâtre d’Aujourd’hui
2013, Furieux et désespérés d’Olivier Kemeid, en coproduction avec le Théâtre d’Aujourd’hui

Biographies

  1. O_kemeid_bio

    Olivier Kemeid

    idée originale, texte et mise en scène

    Olivier Kemeid est auteur, metteur en scène, directeur artistique de la compagnie Trois Tristes Tigres et ancien directeur artistique d’Espace Libre (2006-2010). Ses pièces ont été jouées dans de nombreux théâtres à Montréal, dont Moi, dans les ruines rouges du siècle au Théâtre d’Aujourd’hui la saison dernière, qui a remporté le Prix de l’Association Québécoise des critiques de théâtre (AQCT) dans la catégorie Production – Montréal. Sa pièce L’Énéide, d’après Virgile (2007), traduite en anglais, en allemand et en hongrois, a été lue ou jouée en France (Festival d’Avignon 2008), en Allemagne, en Hongrie, en Belgique et aux États-Unis. La saison 2012-2013 est particulièrement fructueuse pour l’auteur car cinq de ses pièces sont jouées ici et à l’étranger : The Aeneid à New York dans le off-Broadway (m.e.s. Kay Matchullat) ; Œdipe, une version toute personnelle de Œdipe Roi de Sophocle, au Théâtre du Parc à Bruxelles (m.e.s. José Besprosvany) ; Celles d’en haut, au Théâtre du Rêve à Atlanta (m.e.s. Olivier Coyette) ; Furieux et désespérés au Théâtre d’Aujourd’hui, dans une mise en scène de l’auteur et enfin Survivre, au Théâtre de Quat’Sous en avril, dans une mise en scène d’Eric Jean. Olivier Kemeid est également membre du comité de rédaction de la revue Liberté. (mise à jour: 2013-03-19)

  2. S_samar_bio

    Sasha Samar

    idée originale et interprétation

    Sasha Samar a fait ses études à l’Institut d’état de l’art du théâtre et du cinéma à Kiev (Ukraine) en 1993. Après sa première année de vie professionnelle, Sasha Samar a reçu le prix du Jeune espoir de la scène ukrainienne décerné par l’Académie des Arts de l’Ukraine, ce que lui a permis de poursuivre une belle carrière au théâtre et à la télé. En 1996, Sasha Samar est venu s’installer à Montréal. Il prend part à de nombreuses productions dont les pièces Six personnages en quête d’auteur et Les trois sœurs (Wajdi Mouawad) et Hippocampe (texte de Pascal Brullemans en collaboration avec Éric Jean, les comédiens et les concepteurs), Les mains (Éric Jean et Olivier Kemeid) et Les mystères du Quat’Sous. Récemment, nous l’avons vu dans Cœur de chien (Gregory Hlady), Chambre(s) (Eric Jean), Un violon sur le toit (Denise Filiatrault), Abraham Lincoln va au théâtre (Claude Poissant), La robe de Gulnara (J. S. Ouellet) et Emovere (Éric Jean). (mise à jour: 2013-03-19)

  3. A_bergeron_bio

    Annick Bergeron

    interprétation

    Depuis sa sortie du Collège Lionel-Groulx en 1984, Annick Bergeron a participé à plus d’une quarantaine de productions théâtrales. On a pu la voir entre autres dans Moi, dans les ruines rouges du siècle d’Olivier Kemeid, La corneille de Lise Vaillancourt dans une mise en scène de Geoffrey Gaquère, Les saisons de Sylvie Drapeau et Isabelle Vincent dans une mise en scène de Martine Beaulne, Réveillez-vous et chantez! de Clifford Odets dans une mise en scène de Luce Pelletier, Toute femme de Péter Kàrpàti dans une mise en scène de Martine Beaulne, Rhinocéros d’Eugène Ionesco dans une mise en scène de Jean-Guy Legault, Je voudrais me déposer la tête de Jonathan Harnois dans une mise en scène de Claude Poissant, Top Girls de Caryl Churchill dans une mise en scène de Martine Beaulne, Tableau d’une exécution de Howard Barker pour lequel elle reçoit le Masque de la meilleure interprétation féminine dans une mise en scène d’Alain Fournier, L’avare de Molière dans une mise en scène de Luc Durand. Fidèle collaboratrice du metteur en scène Serge Denoncourt, Annick Bergeron a joué dans Les liaisons dangereuses, Il Campiello de Carlo Goldoni, Nager en surface d’Adam Bock, La cerisaie de Pierre-Yves Lemieux d’après Tchekhov, Je suis une mouette (non ce n’est pas ça) d’après Tchekhov et Le Cid de Corneille, qui lui valent tous deux une nomination aux Masques en interprétation féminine, et Les estivants de Gorki où son rôle de Barbara la récompense du prix Gascon-Roux d’interprétation. Elle a aussi été sous la direction du metteur en scène Denis Marleau à deux reprises : dans Le dernier feu puis dans la pièce Catoplébas de Gaétan Soucy.Outre ses participations régulières à des projets télévisuels et à sa forte expérience en doublage, on l’a également vue sur grand écran, dans des courts ou longs-métrages comme Contre toute espérance de Bernard Émond et La beauté de Pandore de Charles Binamé pour lequel elle a été nominée aux prix Génie dans la catégorie interprétation féminine dans un rôle de soutien. Par ailleurs pédagogue, après avoir été professeur de voix et de diction au sein de l’option théâtre du Collège Lionel-Groulx dont elle est issue, elle enseigne depuis plusieurs années à l’Université́ du Québec et à l’École Supérieure de Théâtre à Montréal. Sa rencontre artistique avec Wajdi Mouawad date de la création d’Incendies où elle interprétait le rôle de Nawal, spectacle qui a vécu plus de 250 représentations entre sa création en 2003 et 2013. (mise à jour: 2014-10-28)

  4. S_cadieux_bio

    Sophie Cadieux

    interprétation

    Depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2001, Sophie Cadieux s’implique à fond dans le milieu théâtral montréalais. Au cours d’une résidence de trois ans qui se terminera cette année à l’Espace Go, la comédienne y a posé un regard sur son rôle d’artiste, sur sa vie de femme et sur la trace qu’elle laisse à travers les traces des autres sur elle. Elle a exploré entre autres les univers singuliers de Martin Faucher dans Blanche-Neige & la belle au bois dormant, celui de Marie Brassard avec la pièce La fureur de ce que je pense, et finalement avec le texte de Virginia Woolf intitulé Au lit avec Virginia. Plus récemment, elle fait partie de la distribution de La ville, une mise en scène de Denis Marleau et Stéphanie Jasmin. En mars 2014, elle signera sa première mise en scène avec un texte de Guillaume Corbeil, d’une pièce intitulée Tu iras la chercher. Dans son parcours théâtral alignant près d’une trentaine de titres, elle a fait son chemin jusqu’au Théâtre du Nouveau Monde dans L’imprésario de Smyrne, une mise en scène de Carl Béchard, dans la pièce L’imposture dirigée par Alice Ronfard ainsi que dans HA HA!... un texte de Réjean Ducharme et une mise en scène de Dominic Champagne. On a pu la voir dans Moi, dans les ruines rouges du siècle au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, texte et mise en scène d’Olivier Kemeid. Ses magnifiques interprétations dans la pièce Cette fille-là, dirigée par Sylvain Bélanger et dans Top girls par Martine Beaulne lui ont valu deux nominations aux Soirées des Masques. Au cinéma, elle a fait partie notamment de la distribution de La vallée des larmes de Maryanne Zéhil, de Funkytown de Daniel Roby, de Tromper le silence de Julie Hivon et Jaloux de Patrick Demers. Au petit écran, on a pu apprécier son talent dans, entre autres, Tactik, Prozac, Rock et Rolland ainsi que dans Rumeurs où elle s’est fait connaitre du grand public. La série qui l’a fait connaître des jeunes intitulée Watatatow lui a valu une nomination pour son interprétation au tout début de sa carrière ainsi qu’un Gémeaux l’année suivante. Elle a par la suite été nommée aux Gémeaux pour son interprétation de Sylvie dans la série Les Lavigueur, la vraie histoire ainsi que dans l’émission jeunesse Stan et ses stars pour son rôle de Mirana. Finalement, elle collabore à titre de lectrice au Club de lecture de l’émission Bazzo.tv diffusée sur les ondes de Télé-Québec. Sophie est cofondatrice et codirectrice artistique du Théâtre de la Banquette arrière avec le comédien Éric Paulhus. Ils ont produit les spectacles à succès Fête sauvage, mis en scène par Claude Poissant et Les mutants, mis en scène par Sylvain Bélanger.
    (mise à jour: 2014-05-08)

  5. G_gaquere_bio

    Geoffrey Gaquère

    interprétation

    Geoffrey Gaquère est diplômé en interprétation de l’École nationale de théâtre du Canada. Depuis sa sortie de l’École en 2000, il a participé à titre de comédien à plus d’une quinzaine de productions théâtrales dont : Edmond Dantès et Le comte de Monte-Cristo, au Théâtre Denise-Pelletier, La dame aux camélias au Théâtre du Nouveau Monde, L’Énéide à Espace Libre, Elizabeth, Roi d’Angleterre au TNM, Les lettres Arabes, spectacle écrit, mis en scène et joué par lui et Olivier Kemeid à l’Espace Libre ainsi que Moi, dans les ruines rouges du siècle au Théâtre d’Aujourd’hui en 2012. Parallèlement à ses activités de comédien, il développe une carrière de metteur en scène. Ainsi, depuis 2006, il a dirigé plus d’une quinzaine de productions dont : Les exilés de la lumière de Lise Vaillancourt et Silence radio du collectif La Banquette Arrière, deux spectacles présentés à Espace Libre. Il a fait une incursion dans le monde lyrique en mettant en scène deux opéras-bouffe : La veuve joyeuse et La vie parisienne, présentés à la Maison des arts de Laval. Enfin, notons sa collaboration fructueuse avec l’auteure Fanny Britt, dont il a monté: Couche avec moi (c’est l’hiver), pour le compte du PàP et de La Bordée ainsi que Hôtel Pacifique et Enquête sur le pire produits par leur compagnie, le Théâtre Debout et présentés à la salle Jean-Claude-Germain. Au mois de mars 2011, il montait Toxique ou L’incident dans l’autobus de Greg MacArthur dans la salle principale du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. Pour la saison 2012-2013, il a mis en scène La corneille de Lise Vaillancourt au Rideau Vert, Grand-peur et misère du IIIème Reich de Bertolt Brecht avec les finissants du Conservatoire de Montréal, ainsi que Amour/Argent de Dennis Kelly à La Petite Licorne, dans une traduction de Fanny Britt, troisième production du Théâtre Debout. Geoffrey Gaquère est le nouveau directeur artistique d’Espace Libre. (mise à jour: 2014-05-07)

  6. R_lalonde_bio

    Robert Lalonde

    interprétation

    Auteur prolifique, acteur, metteur en scène et pédagogue, Robert Lalonde a également assumé la direction artistique du Théâtre d’Aujourd’hui (1987-1988) et celle du Théâtre de Quat’Sous (1996-1997). Un homme de mots, de théâtre et d’action. Acteur incontournable de la dramaturgie québécoise, il est au cœur des plus grandes aventures théâtrales de notre histoire, telles Les oranges sont vertes, La charge de l’orignal épormyable, HA! ha!, Le syndrome de Cézanne, Being at home with Claude et Les guerriers, pour ne nommer que celles-là. Récemment vu sur nos scènes dans Marie Stuart (Théâtre du Rideau Vert), La leçon d’histoire (compagnie Jean Duceppe), Ma mère chien et Bob (Théâtre d’Aujourd’hui). Récompensé à l’occasion de la reprise de la pièce Les feluettes (Espace Go) – Masque de la meilleure interprétation masculine en 2004. Au cinéma, il a joué dans Mémoires affectives, Elles étaient cinq, Un homme et son péché, Shake Hands With The Devil et Sans elle. On a pu le voir à la télévision dans Rivière des Jérémie, Les héritiers Duval, Cormoran, Le gentleman. Romancier, Robert Lalonde a écrit plusieurs ouvrages dont plusieurs ont été couronnés de prix. Parmi ses plus récentes publications, évoquons Espèces en voie de disparition, Que vais-je devenir jusqu’à ce que je meure?, Un cœur rouge dans la glace et plus récemment Le seul instant, aux Éditions Boréal. Plusieurs de ses romans ont été traduits en anglais, en espagnol et en roumain. Il a lui-même traduit, entre autres, le roman La mémoire en fuite (1998) et L’abdication, dont il a aussi signé l’adaptation théâtrale pour le Théâtre de Quat’Sous. Sa pièce Monsieur Bovary a été créée au TNM en 2003. (mise à jour: 2011-04-06)

  7. S_capistran_lalonde_bio

    Stéphanie Capistran-Lalonde

    assistance à la mise en scène et régie

    Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre, Stéphanie Capistran-Lalonde a fait l’assistance à la mise en scène et la régie de plusieurs spectacles, principalement des créations, avec les metteurs en scène Martine Beaulne, Daniel Brière, Geoffrey Gaquère, Gervais Gaudreault, Marie Gignac, Denise Guilbault, Martin Faucher, Marie-Thérèse Fortin, Éric Jean, Olivier Kemeid, Louise Marleau, Jean-Frédérique Messier et Claude Poissant. Elle est codirectrice générale de la compagnie Trois Tristes Tigres et y a assuré la coconception et la régie de plusieurs spectacles, dont le récent Moi, dans les ruines rouges du siècle, ainsi que Les lettres arabes et L’Énéide. Elle a travaillé les textes d’auteurs contemporains comme Fanny Britt, Michel-Marc Bouchard, Olivier Choinière, Carole Fréchette, François Godin, Suzanne Lebeau, Emmanuelle Jimenez, Olivier Kemeid, Alexis Martin, Jean-Frédérique Messier, Jennifer Tremblay, Larry Tremblay et Lise Vaillancourt. Elle fait également de la direction de production. Régulièrement, elle travaille à la régie et à la mise en scène en tant qu’assistante sur les créations du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, comme Je pense à Yu et Je suis d’un would be pays. (mise à jour: 2014-05-08)

  8. R_fabre_bio

    Romain Fabre

    conception visuelle

    Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada en 2003, Romain se consacre aussi bien à la conception de décors que de costumes. Dernièrement on a peu voir son travail en tant que scénographe dans Je voudrai crever, de Marc-Antoine Cyr, mise en scène de Reynald Robinson, Aux Écuries ; ainsi que dans Amuleto, adapté et mis en scène par Catherine Vidal au Théâtre de Quat’Sous. Quant à son travail de concepteur de costume c’est dans Terrorisme, des frères Presnyacov, mise en scène d’Olivier Coyette, Aux Écuries, qu’il s’est illustré récemment. Cette saison on a eu l’occasion de le voir collaborer avec Claude Poissant pour la scénographie de Tom à la ferme de Michel-Marc Bouchard au Théâtre d’Aujourd’hui. Il a fait aussi partie de l’équipe des Lettres arabes d’Olivier Kemeid et Geoffrey Gaquère à l’Espace Libre. (mise à jour: 2011-04-06)

  9. M_labrecque_bio

    Martin Labrecque

    éclairages

    Martin Labrecque est sans contredit l’un des concepteurs d’éclairages les plus doués et les plus réputés de sa génération. Artiste polyvalent, il passe du théâtre au cirque et à la danse avec une égale aisance et un égal bonheur. Primé à quatre reprises au Gala des masques pour Hosanna (2006), Everybody’s Welles pour tous (Production Montréal 2004, une co-conception avec Patrice Dubois), Le peintre des madones (2004) et L’homme en lambeaux (2001), Martin Labrecque compte plus de cent quarante conceptions d’éclairages à son actif. Depuis ses débuts en 1994, il a été le fidèle collaborateur de plusieurs metteurs en scène de talent : Alexis Martin (L’Iliade, Grid, Tavernes), Claude Poissant (Unity, Mil neuf cent dix-huit), Martine Beaulne (Blue Heart), René Richard Cyr (Amadeus, Un tramway nommé désir), Michel Monty (La société des loisirs), Luce Pelletier (Oreste) et Carl Béchard (Le malade imaginaire). Mais c’est assurément avec Serge Denoncourt qu’il signe le plus grand nombre d’éclairages, plus d’une trentaine – notamment pour les pièces Les belles-sœurs, Je suis une mouette (non, ce n’est pas ça) et Fragments de mensonges inutiles, Andromaque et Christine, Reine garçon pour n’en nommer que quelques-unes. Du côté de la danse, il collabore à plusieurs reprises avec, entre autres, Estelle Clareton (Puzzle danse, Furies delta 4/24, 2007) et Ginette Laurin de la compagnie O’Vertigo (La chambre blanche, 2008 et Onde de choc, 2010). Au chapitre de ses éclairages les plus spectaculaires, on peut sans doute compter ceux conçus pour les productions Kooza et Corteo du Cirque du Soleil, pour Nomade et Rain (nomination Drama Desk Awards, 2006) du Cirque Éloize, pour Paradis perdu de Dominic Champagne et pour l’audacieux spectacle Mutantès de Pierre Lapointe pour lequel il reçoit le Félix de concepteur d’éclairage de l’année (2009). En 2009, il collabore pour la première fois avec Wajdi Mouawad à l’occasion de la présentation du Sang des promesses dans la Cour d’honneur du Palais des papes au Festival d’Avignon. Enfin, il signe en 2010 les éclairages de la comédie musicale Belles-Sœurs montée par René Richard Cyr sur une musique de Daniel Bélanger. Enfin, il signe les éclairages pour Michael Jackson : The Immortal Tour avec le Cirque du Soleil et mis en scène par Jamie King. (mise à jour: 2013-03-19)

  10. John_doe_bio

    Philippe Brault

    conception sonore

    Musicien, arrangeur, réalisateur et concepteur sonore, Philippe Brault se partage entre la scène musicale, le studio d’enregistrement et la conception musicale pour la télévision et le théâtre. Depuis 2004, il est le directeur musical, arrangeur et bassiste de Pierre Lapointe. Il a participé à la création des spectacles Pépiphonique, La forêt des mals-aimés et plusieurs événements spéciaux tels Pierre Lapointe et l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal (FrancoFolies 2007) et le spectacle concept Mutantès, en plus de signer les arrangements de l’album La forêt des mal-aimés (Félix des meilleurs arrangements en 2006) et de réaliser son plus récent opus, Sentiments humains. Entretemps, il multiplie les collaborations à titre d’arrangeur, de réalisateur et de musicien auprès de nombreux artistes dont Philémon, Random Recipe, Ivy et Sylvie Paquette. Comme compositeur, on a entendu sa musique dans quelques séries documentaires au Canal Vie et à TV5, et régulièrement dans les théâtres montréalais lors de ses collaborations avec des metteurs en scène tels que Olivier Kemeid, Geoffrey Gaquère, Marie-Josée Bastien ou Claude Poissant. Récemment, il a aussi participé à la reprise de Gravel Works de Frédérick Gravel, ce qui marquait se première collaboration dans le monde de la danse. (mise à jour: 2012-04-26)

  11. E_clareton_bio

    Estelle Clareton

    mouvement

    Femme que le langage et les gestes du corps passionnent, Estelle Clareton a longtemps interprété des pièces imaginées par d’autres chorégraphes avant de donner forme à des créations qui reflètent son rapport au monde. Chorégraphe en quête d’une virtuosité chargée de sens, elle tente de repousser le cloisonnement des disciplines, chacune de ses pièces portant la marque d’autres pratiques artistiques. En 1999, elle fonde Créations Estelle Clareton, une compagnie de recherche et création chorégraphique, un lieu de totale liberté et d’expérimentation. La compagnie connaît cette année un grand succès avec le spectacle S’envoler qui a été présenté à travers le Québec et au Mexique depuis sa création en 2010. (mise à jour: 2012-05-02)

Moi, dans les ruines rouges du siècle est une création de Trois Tristes Tigres,
en résidence au Théâtre d’Aujourd’hui.

  1. Logo_trois_tristes_tigres

Crédits photos : Martin Labrecque : Patrick Rochon / Olivier Kemeid : Neil Mota / Robert Lalonde : Dominique Thibodeau / Annick Bergeron : Angelo Barsetti / Geoffrey Gaquère : David Ospina / Sophie Cadieux : Maude Chauvin / Estelle Clareton : Stéphane Najman

Sb2011
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