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Seuls

Wajdi Mouawad

une création Au carré de l’hypoténuse compagnie de création + production déléguée Espace Malraux Scène Nationale de Chambéry et de la Savoie + en coproduction avec le Théâtre d’Aujourd’hui + Le Grand T, scène conventionnée Loire-Atlantique + Le Théâtre 71, Scène nationale de Malakoff + La Comédie de Clermont-Ferrand, scène nationale + Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées

Salle principale

du 9 septembre au 4 octobre 2008

en supplémentaires les 5, 7, 8 et 9 octobre 2008

en tournée en France, à Montréal et à Ottawa jusqu’en janvier 2009

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    texte, mise en scène et interprétation

Création

  1. texte, mise en scène et interprétation Wajdi Mouawad
  2. assistance à la mise en scène Irène Afker
  3. dramaturgie et écriture thèse Charlotte Farcet
  4. collaboration artistique François Ismert
  5. éclairages Éric Champoux
  6. musique originale Michael Jon Fink
  7. réalisation sonore Michel Maurer
  8. réalisation vidéo Dominique Daviet

Durée

2 h 00 sans entracte

Résumé

Harwan, un étudiant montréalais d’une trentaine d’années, sur le point de soutenir sa thèse, se retrouve, à la suite d’une série d’événements profondément banals, enfermé une nuit durant dans une des salles du Musée de l’Hermitage à Saint-Petersbourg. La nuit sera longue. Elle durera plus de deux mille ans et l’entraînera, sans qu’il puisse s’en douter une seconde, au chevet de sa langue maternelle oubliée il y a longtemps sous les couches profondes de tout ce qu’il y a de multiple en lui.

Après la création de Incendies et de Forêts, Wajdi Mouawad poursuit son chemin en ayant l’intuition qu’il est temps pour lui de se poser la question de ce qui advient à la langue maternelle lorsque tout se met à fonctionner à travers une autre langue, une langue apprise, monstrueusement acquise. Comment faire lorsque pour redevenir celui que l’on a été, il faut redevenir quelqu’un d’autre? Cette étrange question étant intimement liée au corps, à la voix et à l’être, il ne pouvait être question d’un autre acteur qui pourrait témoigner pour l’auteur-metteur en scène. L’auteur-metteur en scène devra jouer à son tour, pour retrouver, dans le jeu, la ferveur des choses. On appelle cela un solo.

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En savoir plus

Je est un autre
Christian Saint-Pierre, Voir Montréal, 28 août 2008
Wajdi est Seuls
Sylvie St-Jacques, La Presse, 5 septembre 2008
Voyage au fond de l’âme
Claudia Larochelle, Le Journal de Montréal, 9 septembre 2008
Wajdi Mouawad est Seuls sur scène
Louise Dussault, 24 heures, 2 septembre 2008
Wajdi Mouawad ou dire l’urgence autrement
Michel Bélair, Le Devoir, 30 et 31 août 2008

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Extraits de critiques

« Avec Seuls, Wajdi Mouawad repousse les limites de son art dans une fascinante et courageuse introspection. […] Sur scène pendant 120 minutes consécutives, Mouawad joue pleinement le jeu qu’il s’est imposé, s’engage sans retenue dans les conventions d’un genre qui appelle, cette fois plus que jamais, l’introspection, la remise en cause, la quête identitaire.»
Christian Saint-Pierre, Voir

« Avec Seuls, ce créateur célébré ose lui-même s’aventurer en dehors du territoire balisé de son écriture dramaturgique. Cette pièce singulière marque-t-elle une étape transitoire dans la démarche de Wajdi Mouawad? On verra bien. En atttendant, il s’agit là d’une expérience fascinante à partager.»
Marie Labrecque, Le Devoir

« À l’instar du sujet de thèse de Harwan, Wajdi Mouawad réalise le tour de force du solo en créant l’illusion que nous avons été plongés dans l’histoire et l’univers d’une foule de personnages. Mais avec la tragédie, le sang et une violence visuelle qui nous rappellent qu’avec Wajdi, nous sommes toujours en guerre. Et que l’enfance est toujours un couteau planté dans la gorge.»
Sylvie St-Jacques, La Presse

« Celui qui fait courir les foules d’ici et de la France séduit assurément par son pouvoir de mener de front plusieurs batailles sur une même scène, certaines d’entre elles qu’il entreprend en quelque sorte à notre place. Du moins, il ouvre des portes avec ce regard noir et profond sur les thèmes qui le préoccupent, à la fois personnels et universels. Mouawad nous tend des perches. Seuls en est une forte.»
Claudia Larochelle, Le Journal de Montréal

« [Mouawad] sait tisser des fresques qui vous emmènent là où l’odyssée de l’histoire rejoint celle de chacun, dans la quête sans cesse recommencée de l’amour, de la mort et de la vie à apprivoiser avant qu’elles ne filent leur chemin, et ne vous perdent en route. Il y a un goût indéniable de l’absolu dans cette écriture qui, avec Seuls, efface beaucoup des majuscules qu’elle contient, pour serrer au plus près l’intime.»
Brigitte Salino, Le Monde

« Comme dans les précédents spectacles de Mouawad, on se trouve au cœur d’un théâtre de l’émotion, où tout se trouve absolument maîtrisé. Et la capacité que montre une fois encore l’homme à renouer tous les fils, du plus intime au plus lointain, d’une intrigue pourtant exponentielle, est saisissante.»
Maïa Bouteillet, Libération

« L’art tout entier se consume sous nos yeux; ils pourraient pleurer.»
Daniel Conrod, Télérama

« L’homme de paroles n’a pas perdu le goût des mots. Toujours hanté par les relations de famille, le poids de l’exil, les liens complexes et douloureux entre le passé et le présent. Un monde rempli de traces sonores, visuelles et orales mêlées comme autant de façons de réveiller une mémoire enfouie. L’expérience est troublante pour le spectateur. […] On retrouve alors toute l’inspiration et l’engagement de Forêts dans ces tableaux hallucinants où la peinture et la musique brouillent les sens et mettent les nerfs à vif.»
Jacques Leleu, Le Dauphiné Libéré

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Wajdi Mouawad répond des questions...

…qu’aurait pu lui poser Marie-Thérèse Fortin concernant sa dernière création.

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Mot de l'auteur

L’envie d’écrire pour ne plus être compris.
Que faire lorsque vous ne supportez plus quelque chose que l’on ne peut pas affirmer ne pas supporter?
La domestication d’une vie sage et sauvage.
Tigres emprisonnés.
Cela ne date pas d’hier :
Les chiens aboient contre ce qu’ils ne connaissent pas.
Héraclite d’Éphèse, VIe siècle av. J.-C.
Un mot dans un programme.
Avec la date de retombée.
Encore et toujours.
Année après année

Bon.
Voilà.
Il faut trouver une solution maintenant!
Courage pour soi tout seul.
Marcher dans une ville froide et penser :
Si je tombais dans le coma, quel objet trouverais-je dans mon coma?
Tout est trop propre.
De plus en plus propre.
Étincelant.
L’ennui est étincelant.
Le mot comprendre est devenu propre.
Mort à la compréhension!
Guerre au crédible!
Guerre au crédible!
Rager, enrager contre la mort de la lumière.
Mot d’auteur pour un programme.
Envie d’avaler soleil et couleur rouge
Brûler comme un figuier
Pour rendre au ciel ce qu’il fut donné en lumière
Le reste le rendre à la terre.
Donnant – Donnant!
Héraclite est mort dévoré par les chiens!
Qui peut encore en dire autant?
Qui oserait encore?
Haïr le J’aime beaucoup ce que vous faites.
Chercher de toute ton espérance le suicide artistique.
Le chercher
Le trouver
Mordre dedans
Accrocher la corde au cou de la beauté
Et la tirer dans sa propre gorge
La défenestrer de l’intérieur!
Qui saura enfin sauter par la fenêtre en emportant la fenêtre dans sa propre chute ne laissant derrière soi que le vide profond de son être comme on laisse une marque
Dans le visage du soleil domestique?

Wajdi Mouawad

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Biographies

  1. W_mouawad_bio

    Wajdi Mouawad

    texte, mise en scène et interprétation

    Auteur, acteur et metteur en scène, Wajdi Mouawad obtient son diplôme de l’École nationale de théâtre du Canada en 1991. De 1990 à 1999, il codirige, avec Isabelle Leblanc, la compagnie Théâtre Ô Parleur. De 2000 à 2004, il tient la barre du Théâtre de Quat’Sous à Montréal. En 2005, il fonde au Québec, avec Emmanuel Schwartz, Abé carré cé carré et en France, Au carré de l’hypoténuse, deux compagnies de création vouées à se répondre d’une rive à l’autre de l’Atlantique. Depuis septembre 2007, il est directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts, à Ottawa. En plus de mettre en scène ses propres textes – Littoral, Willy Protagoras enfermé dans les toilettes, Rêves, Ce n’est pas la manière qu’on se l’imagine que Claude et Jacqueline se sont rencontrés (coécrit avec Estelle Clareton), Incendies et Forêts – il a assuré la mise en scène de Al Malja et L’exil de Najil Mouawad, Macbeth de Shakespeare, Tu ne violeras pas d’Edna Mazia, Trainspotting d’Irvine Welsh, Oedipe roi de Sophocle, Disco pigs de Enda Walsh, Les Troyennes d’Euripide, Lulu le chant souterrain de Frank Wedekind, Reading Hebron de Jason Sherman, Le mouton et la baleine de Ahmed Ghazali, Six personnages en quête d’auteur de Pirandello, Manuscrit trouvé à Saragosse, un opéra de José Evangelista sur un texte d’Alexis Nouss et Les trois sœurs de Tchekhov. Sur les planches du Théâtre d’Aujourd’hui, on a pu voir sa mise en scène de Ma mère chien de Louise Bombardier en 2005, une adaptation théâtrale de son roman Visage retrouvé, signée Marie-Louise Leblanc et lui-même et mise en scène par Marcel Pomerlo en 2006 et Seuls qu’il avait écrit, mise en scène et interprété en 2009. Son quatuor Le Sang des promesses (composé de Littoral, Incendies, Forêts et Ciels) a été créé en juillet 2009 au 63e Festival d’Avignon, dont il était l’artiste associé. Wajdi Mouawad est également artiste associé à l’Espace Malraux scène nationale de Chambéry et de la Savoie. (mise à jour: 2010-04-19)

  2. John_doe_bio

    Irène Afker

    assistance à la mise en scène

  3. C_farcet_bio

    Charlotte Farcet

    dramaturgie et écriture thèse

    Ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée de Lettres modernes, elle poursuit en parallèle un parcours théâtral. En 2002, elle fonde sa compagnie, Les Arpailleurs, avec laquelle elle met en scène Le bifteck de Robert Pinget puis Les tueurs de fourmis, pièce radiophonique de Severo Sarduy. Par la suite, elle accompagne, à titre de dramaturge, le travail de nombreux artistes. Notamment Jacques Nichet (Faut pas payer, Le suicidé), Adrien Mondot (Un point c’est tout), Marie-Thérèse Fortin (La liste), Yannick Jaulin (Le dodo). Depuis 2008, toujours à titre de dramaturge, elle collabore aux créations de Wajdi Mouawad (Seuls, Ciels, Le sang des promesses, Temps). À titre de comédienne, elle incarne Antigone et Chrysothémis dans les pièces Antigone et Électre, du projet Des femmes, mis en scène par Wajdi Mouawad. Elle est aussi l’auteure des postfaces des publications de Littoral et Incendies parus aux éditions Babel. (mise à jour: 2012-04-26)

  4. 0_john_doe_bio

    Emmanuel Clolus

    décor

    Emmanuel Clolus signe pour Stanislas Nordey de nombreuses scénographies : au théâtre, pour Incendies de Wajdi Mouawad, Violences de Didier-Georges Gabily, La puce à l’oreille de Georges Feydeau, Jeanne au bûcher d’Arthur Honegger, Bête de style de Pier Paolo Pasolini, La dispute de Marivaux, Tabataba de Bernard Marie Koltès, Calderon de Pier Paolo Pasolini, La conquête du Pôle sud de Manfred Karge, Pylade de Pier Paolo Pasolini, La vraie vie d’Hector F* de Stanislas Nordey, Vole mon dragon de Hervé Guibert, Splendid’s de Jean Genet, Ciment d’Heiner Müller, Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare et La noce de Wyspianski au Théâtre des Amandiers. A l’opéra, pour Pierrot lunaire d’Arnold Schoenberg et Le rossignol d’Igor Stravinsky au Théâtre du Châtelet, Le grand macabre de György Ligeti et Trois sœurs de Peter Eötvös en Hollande, Kopernikus de Julien Duvivier et Héloïse et Abélard d’Ahmed Essyad au Théâtre du Châtelet. Au Festival d’Aix-en-Provence 2002, il réalise les décors de la création du Balcon de Peter Eötvös. Parallèlement, il travaille régulièrement avec le metteur en scène Frédéric Fisbach : Forever Valley de Gérard Pesson, Bérénice de Jean Racine, Les paravents de Jean Genet, Agrippine de Haendel, Kyrielle du sentiment des choses de Jacques Roubaud et François Sarhan et Shadowtime de Charles Bernstein et Bryan Ferneyhough. Il réalise récemment la scénographie de Don Pasquale de Gaetano Donizetti pour François de Carpentries au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Il a créé la scénographie de Forêts en 2006. (mise à jour: 2010-05-04)

  5. 0_jane_doe_bio

    Isabelle Larivière

    costumes

    Isabelle Larivière est costumière et scénographe. Elle collabore également depuis plusieurs années avec Wajdi Mouawad et signe les costumes de plusieurs de ses mises en scène : Six personnages en quête d’auteur de Pirandello (2001), Les Troyennes d’Euripide (Le Trident, 1999), Les trois sœurs de Tchekhov (2002), Ma mère chien de Louise Bombardier (2005), Incendies (2003) et plus récemment Forêts (2006). (mise à jour: 2010-05-04)

  6. E_champoux_bio

    Éric Champoux

    éclairages

    En 1997, tout droit sorti de l’École nationale de théâtre de Montréal, il rencontre Wajdi Mouawad pour qui il créera les éclairages de nombreux de ses spectacles (Incendies, Forêts, Seuls, Temps ainsi que Ma mère chien et Les trois sœurs). Il travaille également, toujours comme concepteur d’éclairage, avec Alice Ronfard (Désordre public, L’avare), Yves Desgagnés (Le songe d’une nuit d’été, Les joyeuses commères de Windsor), Claude Poissant (Le traitement) ainsi que Marie Gignac (Leçon d’anatomie). Il signe aussi une première collaboration avec le Cirque du Soleil, en créant les lumières du spectacle sous chapiteau, OVO. Il est également artiste-peintre ; dans son travail les médiums se rencontrent et se mélangent. (mise à jour: 2012-04-26)

  7. 0_john_doe_bio

    Michael Jon Fink

    musique originale

    Compositeur et improvisateur, Michael Jon Fink compose les musiques originales de Forêts. Il est aussi à l’aise dans les domaines de la musique instrumentale traditionnelle que de la musique électronique, dans la lignée de l’école minimaliste californienne avec Morton Feldman puis Harold Budd. Il compose également des musiques sur des pièces de William Butler Yeats. Il est professeur de composition et de théorie musicale au prestigieux California Institute of the Arts (CalArts) aux États-Unis. En tant qu’improvisateur, il joue surtout de la guitare électrique, autant influencé par Sonny Sharrock que par Donald Miller (Borbetomagus), en solo ou bien en petite formation. La plupart de ses compositions sont éditées par le label californien Cold Blue. (mise à jour: 2010-05-04)

  8. John_doe_gros

    Michel Maurer

    réalisation sonore

    Issu de l’école du TNS, il crée les bandes-son de Robert Gironès (L’Orestie, Le jeu de l’amour et du hasard et Algérie 54-62…), Gilberte Tsaï (Tableaux impossibles, La main verte et Conversations entre onze heures et minuit), Jean-Paul Farré (Le dernier soliste, 20 ans de piano forcé et Les animaux malades de la peste), Jean-Louis Thamin (Arlequin serviteur de deux maîtres et Kate Barker), François Rancillac (Le fils, Le nouveau Menoza, Retour à la citadelle, Ondine, Amphitryon, La nuit au cirque, Saganash et George Dandin), Pierre Meunier (L’homme de plein vent), Bernard Bloch (Gouttes d’eau sur pierre brûlante et Les paravents), Claire Lasne (Les bâtisseurs), Philippe Berling (La cruche cassée)… Il enseigne également depuis plusieurs années à l’ENSATT. Michel Maurer a été réalisateur son sur Forêts de Wajdi Mouawad. (mise à jour: 2010-05-07)

Seuls est une création Au carré de l’hypoténuse compagnie de création + production déléguée Espace Malraux Scène Nationale de Chambéry et de la Savoie + en coproduction avec le Théâtre d’Aujourd’hui + Le Grand T, scène conventionnée Loire-Atlantique + Le Théâtre 71, Scène nationale de Malakoff + La Comédie de Clermont-Ferrand, scène nationale + Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées.

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Remerciements : Un merci tout particulier à Patrick Le Mauff, Robert Lepage, Nayla Mouawad, Abdo Mouawad, Marie-Ève Perron et Alain Roy Remerciements à Lynda Beaulieu, Marie Gignac et le Carrefour international de théâtre de Québec, au Pr Jean-Pierre Farcet, au Dr Hassan Hosseini neurologue, à Georges Banu, Jean-François Dusigne, Marcel Martin, Rose Dibilio, aux équipes du Théâtre national de Toulouse, du Grand T à Nantes et de l'Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry et de la Savoie pour le travail accompli au cours des répétitions.

Crédits photos : Photo(s) de production : Thibaud Baron / Wajdi Mouawad : Neil Mota / Charlotte Farcet : Jean-Louis Fernandez

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