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Simon a toujours aimé danser

Simon Boulerice

une production d’Abat-Jour Théâtre,
en résidence à la salle Jean-Claude-Germain

Salle Jean-Claude-Germain

du 12 au 30 janvier 2010

Lauréat de Création francophone de l’année au Festival Fringe
Solo de l’année du Festival LGBT

  1. S_boulerice_tn
    texte et interprétation
  2. S_berthiaume_tn
    mise en scène

Création

  1. texte et interprétation Simon Boulerice
  2. mise en scène Sarah Berthiaume
  3. contribution à la création Daniel Paquette

Durée

1 h 10 sans entracte

Résumé

Le petit Simon veut chanter, mais il n’a pas la voix adéquate; le petit Simon veut danser, mais on l’a inscrit dans une ligue de hockey. En suivant le parcours intérieur de cet enfant ayant grandi un peu mal, prédestiné pourtant au succès, on nous parle de l’importance de persister dans notre plus grand travail d’homme : nous trouver beau. Trouver ce qui nous distingue des autres. Simon a toujours aimé danser dresse un pont entre les nobélisés de littérature et les films guimauves de Walt Disney, entre la musique de discothèque et celle de la religion, entre un adulte riant de lui-même et son enfance de déceptions. Ici, Mozart et Nijinski côtoient Whitney Houston et Susan Sarandon. Et un petit garçon, dans tout ça, qui tente éperdument de se démarquer.

Filetblanc
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En savoir plus

Tout sur moi
Philippe Couture, Voir, 7 janvier 2010
L’enfance qui ne nous quitte jamais
Denis-Daniel Boullé, Fugues, 16 décembre 2009
Simon Boulerice en Afrique
Philippe Couture, Voir, 31 mars 2009
Le récit de voyage de Simon Boulerice en Afrique
Philippe Couture, Voir, 25 juin 2009

Extraits de critiques

« Autant de grâce, de beauté et d’émotion que le musical Billy Elliot. Simon Boulerice nous entraîne dès la première scène dans son univers enchanté. Aussi à l’aise dans la danse que dans le burlesque, il est aussi capable de nous faire pleurer. Cet artiste de 27 ans, déjà très productif, semble exceller dans tout ce qu’il touche. C’est mon premier coup de cœur de la décennie. Et un gros! »
Luc Boulanger, Le Devoir

« Un solo autofictionnel savoureux. L’espace est investi avec fougue par Boulerice qui témoigne d’un incroyable talent de danseur, d’écrivain et d’interprète. Le cœur léger et le sourire aux lèvres, les spectateurs sont ravis au bout de l’heure et quart du solo qui porte à réfléchir sur la nécessité de s’accrocher à ses passions de petit garçon et de petite fille. Simon Boulerice, à ne pas perdre de vue dans les prochaines années, offre avec une sincère simplicité, un moment doucement sucré.»
Andrée-Anne Brunet, Scène à scène

« Simon a toujours aimé danser, c’est Simon, autant l’auteur que le personnage, qui nous ouvre bien grandes les portes de son armoire à émotions et à souvenirs. La musique liturgique nous accompagne également dans l’exploration de ce petit monde, plaisant à découvrir et à déguster. Le texte est particulièrement riche en belles images. Le jeune auteur crée habilement des liens entre les goûts culturels très éclectiques de Simon, ses rêves et son existence. Boulerice a par ailleurs maintes fois prouvé ses talents en écriture, que ce soit à travers la verve très aiguisée des trois protagonistes de Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella? ou grâce au ton tragicomique de son narrateur des Jérémiades
Daphné Bathalon, MonThéâtre.qc.ca

« J’ai hâte de voir sa prochaine pièce. Je souhaite à Boulerice d’avoir le même destin que Mouawad. »
Georges Nicholson, Je l’ai vu à la radio, SRC

« Des numéros de danse franchement réussis. La mise en scène de Sarah Berthiaume est vive.»
Jean Siag, La Presse

« Simon Boulerice livre un monologue sur la beauté, le talent, les passions et les blessures artistiques d’un enfant devenu jeune homme. Drôle et terriblement émouvant.»
Daphné Angiolini, Voir

« Un texte très humain, rafraîchissant, authentique, porté avec naturel par Simon Boulerice qui possède une belle diction, la profondeur de l’authenticité, et un ton très évocateur : dans l’humilité dénudée du vrai, du témoignage dans la survivance de ce qui nous unie a la vie, de la flamme, de ce qui bat, là en nous : le cœur! Bravo !»
Yves Rousseau, Le Quatrième

« Ludique, donné avec quelques accessoires, des dessins et des écritures à la craie, le spectacle […] recèle de belles qualités de poésie et d’émotion.»
Jean St-Hilaire, Le Soleil

Simon à propos de Simon...

Filetblanc

Mot de l'auteur

J’ai toujours trouvé ma vie banale. Elle m’a toujours semblé indigne de biographie.

J’ai toujours cru que je menais une vie qu’il fallait romancer. Une vie calme et plate, qui ne demandait qu’à être magnifiée, qu’à être salie. Une vie qui appelait la fiction, en somme.

J’ai découvert l’autofiction alors que j’étudiais la littérature. Tout de suite, j’ai été fasciné par cette stratégie d’ambiguïté utilisée par leur narrateur. Fasciné par la part de fiction dans le vrai, le faux dans le réel. J’ai dévoré les autofictions de Violette Leduc, Coetze, Duras, Colette, Guibert, Sarraute, Cusset… Tous se livraient en pâture aux lecteurs-voyeurs. Des lecteurs incapables d’isoler le vrai du faux.

L’envie m’est venue de transposer le genre au théâtre, de créer une autofiction théâtrale. J’ai prêté mon prénom au héros de mon histoire, j’ai puisé à même mon passé quelques évènements marquants, les ai modelés, remodelés, triturés, repeints et mille fois pétris. Ma vie banale est devenue plus théâtrale.

Un exemple ? Un jour, dans ma vraie vie à moi, j’ai perdu la foi. Platement, et tout bonnement. Dieu ne m’aidait pas. Il me mettait des bâtons dans les roues. Pas pour me rendre plus fort. Juste pour rire de moi. Alors, je me suis vengé en brisant notre relation. J’ai cassé avec Dieu. Dans Simon a toujours aimé danser, la perte de la foi en Dieu devient plus grande que nature : un gamin, Simon, douze ans, membre de la chorale paroissiale, cherche à amadouer l’assistance pieuse par sa jolie voix de petit castrat. Seulement, voilà : en plein cœur de son solo chanté, la voix flanche. Il mue, live, devant Dieu. À cause de Dieu. C’est Dieu qui veut rire de lui.

Simon a toujours aimé danser, c’est donc la fausse vie de Simon. Une vie païenne et débanalisée, faite d’amours, de déceptions et de pas de danse en solo.

Simon Boulerice

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Abat-Jour Théâtre

Abat-Jour Théâtre (AJT) est une jeune compagnie formée de comédiens issus de la formation en interprétation théâtrale à l’Option Théâtre du collège Lionel-Groulx, cuvée 2007. La visée artistique de ce regroupement est de réaliser des créations qui allient la poésie et culture populaire en servant de lieu de rencontres aux contrastes théâtraux. D’imbriquer la poésie et la finesse là où elles ne se trouvent pas spontanément.

Depuis sa fondation en 2004, dans une petite cuisine de la rue Turgeon, à Ste-Thérèse, Abat-Jour Théâtre s’illustre comme compagnie émergente sur la scène de la relève montréalaise. Composée à l’origine de Simon Boulerice, Sarah Berthiaume, Joëlle Paré-Beaulieu et Maxime Laurin, la compagnie accueillera, après le départ de Maxime, Tania Perno Viau, à la direction de production et Maxime Clermont-Michaud, à la direction technique.

THÉÂTROGRAPHIE
Villes mortes de Sarah Berthiaume
Martine à la plage de Simon Boulerice
Simon a toujours aimé danser de Simon Boulerice
Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella ? de Simon Boulerice
Les Filles d’Agamemnon de Simon Boulerice
La Condition triviale de Simon Boulerice

Biographies

  1. S_boulerice_bio

    Simon Boulerice

    texte et interprétation

    Diplômé de l’Option théâtre Lionel-Groulx en 2007, Simon a préalablement étudié en littérature et en danse. En 2005, alors qu’il remportait le prix de la création à la finale nationale de Cégeps en spectacle avec son numéro Nœuds et papillon, sa pièce La condition triviale remportait le Prix de l’Égrégore et était mise en lecture par Sylvain Bélanger lors du 4e Festival du Jamais Lu. Pour Abat-Jour Théâtre, outre cette pièce, il a écrit trois autres textes : Les filles d’Agamemnon (Fringe 2006), Simon a toujours aimé danser (récipiendaire du Prix de la création francophone Fringe 2007, solo de l’année lors du Festival LGBT en décembre 2007, et spectacle invité dans le cadre du OFFTA 2008) et Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella ? (drame musical présenté à la Petite Licorne en août et septembre 2008). Il cosigne et joue dans Comme vous avez changé, présentée à la salle Fred-Barry en 2008. Sa première pièce jeune public, Éric n’est pas beau a été travaillée en lecture au théâtre Les Gros Becs en mai 2008, durant les festivités entourant le 400e de Québec, et sera lue au Jamais Lu à Montréal, en 2009. Windex, une courte scène qu’il a écrite, sera jouée en 2009 à La Licorne dans le collage J’aurais voulu être un artiste, monté par Philippe Lambert. Depuis l’automne 2007, en tant que comédien, Simon joue le rôle-titre dans Stanislas Walter Legrand de Sébastien Harrisson pour L’Arrière Scène en tournée au Québec, de même qu’en Europe. (mise à jour: 2010-05-19)

  2. S_berthiaume_bio

    Sarah Berthiaume

    mise en scène

    Issue de l’Option Théâtre Lionel-Groulx, cuvée 2007, Sarah Berthiaume est auteure, comédienne et cofondatrice de la compagnie Abat-Jour Théâtre. Sa première pièce, Le déluge après, a reçu le prix de l’Égrégore 2006 et a été mis en lecture lors du 5e Festival Jamais Lu. Ce texte a également été sélectionné par la SACD pour être mis en lecture au festival d’Avignon avant d’être créé, en 2008, au théâtre de la Rubrique à Jonquière, puis, en version anglaise, à l’automne 2010, au Théâtre La Chapelle, à Montréal. Elle est aussi l’auteure de Disparitions (Dramaturgies en Dialogue 2009), Yukonstyle (Festival du Jamais Lu 2010, finaliste pour le prix Gratien-Gélinas 2010, Les Francophonies en Limousin, Limoges, 2011), Villes mortes, (salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui 2011, finaliste pour le prix Michel Tremblay 2011) P@ndora (production du Youtheatre au printemps 2012) et signe l’adaptation musicale de La maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca, ainsi que de la prochaine création estivale du Petit Théâtre du Nord. Sarah travaille également en tant que scénariste pour l’émission Tactik, sur les ondes de Télé-Québec. En tant que comédienne, on a pu la voir en septembre 2010 dans Martine à la plage, un solo que son complice Simon Boulerice a écrit pour elle, ainsi que dans Je… Adieu, un texte de Mélanie Léger à l’affiche de la Maison Théâtre en octobre dernier. Elle est également de la distribution de Disparu(e)(s) de Frédéric Sonntag, un spectacle mis en scène par Martin Faucher en mars 2012, au théâtre Prospero, à Montréal. (mise à jour: 2012-04-16)

  3. John_doe_bio

    Tania Perno-Viau

    régie

    Diplômée de l’Option Théâtre du Collège Lionel-Groulx en production, Tania Perno-Viau a plusieurs cordes à son arc. Elle a assuré la régie sur diverses productions, dont Réveillez-vous et chantez ! – tournée 2011 (Théâtre de l’Opsis), Au centre du désert (Macakroux théâtre), Ailleurs (Absolu Théâtre), L’amour à trois (Omnibus) et Premier amour (Théâtre de Fortune.) En tant qu’assistante metteur en scène et régisseuse, elle a eu la chance de travailler aux côtés de Michel Forget (La chance au coureur) et Sébastien Gauthier (Les amateurs de sport). De 2007 à 2010, elle est conceptrice d’éclairage pour le Théâtre Le Patriote où elle travaille avec Claude Maher (Coup de ciseaux, À la Clémentine). Elle a aussi réalisé les éclairages de la comédie musicale Quatre souffles (m.e.s. de Carl Poliquin) et est éclairagiste pour la LIM (Ligue d’improvisation montréalaise) depuis l’hiver 2010. Tania travaille pour la compagnie Abat-Jour Théâtre depuis maintenant trois ans en tant que régisseuse et directrice de production (Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella?, Simon a toujours aimé danser, Martine à la plage, Villes Mortes). C’est en 2010 qu’elle rejoint les rangs de la compagnie en tant qu’adjointe administrative.
    (mise à jour: 2011-03-23)

Simon a toujours aimé danser est une production d’Abat-Jour Théâtre,
en résidence à la salle Jean-Claude-Germain.

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Crédits photos : Photo(s) de production : Carolyne Scenna / Sarah Berthiaume : Jérémie Battaglia / Simon Boulerice : Francis William Rhéaume

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