Premier jour des vacances dans la vie de trois enfants à Jonquière en 1963, Vendredi soir raconte en rires, en chansons et en flashes tantôt tendres, tantôt grinçants, le combat à finir entre un premier de classe de neuf ans et un cancre qui redouble sa cinquième année pour la quatrième fois. Comme il se doit, l’enjeu de la lutte atavique entre les bras et les barnicques est une femme : une grande de quatorze ans qui, d’une part, n’a pas de temps à perdre avec les morveux et, d’autre part, veille sur la galerie en attendant le convertible qui lui amènera l’homme vrai de sa concupiscence nubile.
Découpé en multiples tableaux comme une bande dessinée, Vendredi soir est un coup d’œil ironique et un clin d’œil nostalgique sur le tape-à-l’œil sentimental des rêves de trois enfants qui errent sans but dans les rues d’une petite ville de province.















