1 H 15 sans entracte
Théâtre d'aujourd'hui
Le bruit des os qui craquent
Suzanne Lebeau
une création de la compagnie de théâtre Le Carrousel et du Théâtre d’Aujourd’hui, en coproduction avec le Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine et la Fédération d’Associations de Théâtre Populaire (France)
Salle principale
du 31 mars au 25 avril 2009
Ce spectacle a été présenté en tournée en France en 2009.
Prix de la critique dans la catégorie Jeunes publics pour la saison 2008-2009 (ACQT) + + + Prix des Journées de Lyon des auteurs de théâtre 2007 + + + Distinction de la Comédie française, au terme d’une lecture publique au Théâtre du Vieux-Colombier lors du Festival des écritures contemporaines en 2008 + + + Finaliste au Prix Sony Labou Tansi des lycéens remis à Limoges en 2009 + + + Sélectionnée par le Jury of German Theatre Professionals, la pièce sera traduite en allemand, publiée et distribuée auprès de 400 théâtres professionnels d’Allemagne
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texteSuzanne Lebeau -
mise en scèneGervais Gaudreault -
interprétationEmilie Dionne -
interprétationSébastien René -
interprétationLise Roy
Création
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texteSuzanne Lebeau
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mise en scèneGervais Gaudreault
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interprétationEmilie Dionne, Sébastien René, Lise Roy
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assistance à la mise en scèneStéphanie Capistran-Lalonde
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décorStéphane Longpré
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costumesLinda Brunelle
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éclairagesDominique Gagnon
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environnement sonoreNancy Tobin
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maquillagesFrançois Cyr
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coiffuresAnik Généreux
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régie générale, son et projectionsÉric Gendron, Régis Guyonnet
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régie des éclairagesDominique Gagnon, Régis Guyonnet
Durée
Résumé
Elikia est une enfant parmi tant d’autres qui a vu sa vie basculer du jour au lendemain dans une guerre civile chaotique et sans lois. La petite, enlevée à sa famille, devient enfant soldat. Victime, elle est aussi bourreau, dans une situation intenable qui brouille les lois les plus élémentaires de l’éthique. Comment grandir et rester humain quand les repères s’effacent devant une brutalité quotidienne sans espoir? C’est le petit Joseph, le plus jeune enfant à parvenir au camp des rebelles, qui lui rappellera son enfance, sa famille, son village, son humanité et qui lui donnera le courage de briser la chaîne de violence dans laquelle elle a été entraînée. Le bruit des os qui craquent est un texte à deux voix. Si Joseph et Elikia vivent la fuite, les doutes, les peurs et le retour à une vie civile, civilisée, où les enfants peuvent grandir comme des enfants, Angelina, elle, l’infirmière qui les reçoit à l’hôpital où ils se réfugient, mettra en perspective cette réalité douloureuse et ouvrira la fenêtre sur une lumière incertaine, mais lumière tout de même.
Les Curiosités de Suzanne Lebeau
Les Curiosités de Suzanne Lebeau ont eu lieu à l’issue de la représentation du mardi 14 avril 2009. Elles ont réuni autour de l’auteure : Béatrice Vaugrant, directrice générale d’Amnistie internationale pour le Canada francophone,
Guillaume Landry, chercheur et expert en protection de l’enfance et Alain Deneault, auteur de Noir Canada, Pillage, corruption et criminalité en Afrique. pour en savoir plus
En savoir plus
Une discussion sur les enfants soldats avec Suzanne Lebeau et la docteure Céclie Rousseau
Christiane Charette, Radio-Canada, 1er avril 2009
Le bruit des os qui craquent: au nom d’Amisi et Yaoundé
Sylvie St-Jacques, La Presse, 28 mars 2009
L’instinct de vie
Alexandre Cadieux, Le Devoir, 28 mars 2009
L’Obéissance
Christian Saint-Pierre, Voir Montréal, 31 mars 2009
Enfances perdues
Canoë, 31 mars 2009
Lebeau risque
André Ducharme, L’actualité, 1er avril 2009
Ce qu'ils ont dit
J.R.B., La Provence
« Le bruit des os qui craquent […] est un moment de pure émotion qui défie la critique. […] la mise en scène propose une lecture impressionniste où l’on se trouve projeté à l’intérieur du cœur d’Angelina dont la parole est étranglée d’émotion. Les trois interprètes rendent par leur sobriété le propos plus poignant encore.»
Dominique Marcon, Zibeline
« On s’y attendait, mais le choc fut tout de même rude. La cie québécoise le Carrousel nous a offert un moment de théâtre inoubliable, un de ces moments qui nous ancrent dans une réalité insoutenable, mais dont la connaissance est nécessaire. Le bruit des os qui craquent est un texte à la fois intense, dur, cru, simple et direct. […] Ni didactique, ni misérabiliste, ce texte […] est un cadeau. Un vrai.»
Jean-Luc Bertet, leJDD.fr
« Le texte de la dramaturge québécoise, Suzanne Lebeau, qui relate le sort de deux enfants soldats, est une ode à la dignité retrouvée et à la responsabilité.»
Jean-Dominique Burtin, La République du Centre
« Une œuvre grave et poignante écrite par Suzanne Lebeau.»
Mot de l'auteure
Il y a trois ans, j’ai été bouleversée par les regards et les récits d’enfants soldats dans un documentaire.
On parlait alors de 300 000 enfants.
Aujourd’hui, en faisant des recherches pour préparer le lancement du spectacle, je lisais qu’ils sont 500 000 intégrés dans les forces armées, régulières ou rebelles, dans au moins 41 pays.
Quels que soient les chiffres, ils sont effroyables.
Ces enfants ont 6 ans, 8 ans, 10 ans, 15 ans.
On les kidnappe, on les enlève à leur enfance et à leur famille,
on les jette dans des guerres civiles pour les tâches que les adultes refusent par peur ou par dégoût.
Ils sont armés d’armes désuètes,
chaussés de bottes trop grandes qui les font trébucher quand ils devraient courir pour sauver leur vie.
Ils sont humiliés, drogués, violentés pour une obéissance parfaite,
payés avec une cigarette.
Ils ont soif, ils ont faim, ils ont peur.
Peur d’être tués et peur de ne pas tuer assez vite…
On enlève les garçons, on enlève aussi les filles…
et à toutes les violences, il faut ajouter les viols en série et à répétition,
les maternités impossibles,
les maladies qui tuent…
Je n’ai pas pu oublier et faire comme si je ne savais pas.
J’étais obsédée par les images,
celles que j’avais vues et celles que j’imaginais.
J’ai oublié les chiffres qui n’ont pas de visage, pas d’émotion,
pour essayer de comprendre la souffrance des corps qui grandissent dans cette violence quotidienne
et des âmes qui cherchent un tuteur dans cet incroyable gâchis.
Elikia a surgi, petite femme de brousse
qui portait sa souffrance en bandoulière avec sa Kalachnikov.
Je l’ai suivie dans son intimité
et dans sa fuite pour retrouver un reste d’humanité que les coups et les cris n’avaient pas réussi à faire taire.
J’ai beaucoup douté de la possibilité de la résilience :
la vie des enfants soldats est si incroyablement inhumaine et cruelle
qu’elle semble appeler une cruauté égale en retour.
Je suis donc allée en République démocratique du Congo
où j’ai rencontré Amisi et Yaoundé qui ont été enfants soldats de 12 à 17 ans.
Je sais qu’ils ont tué, violé, pillé, incendié.
Ils me l’ont raconté.
Ils ont maintenant vingt ans.
Ils sont humains, jeunes, forts, tendres, doués et…
ils rêvent d’avenir… comme tous les jeunes de leur âge, avec un large trou dans leurs souvenirs d’enfance et la conviction qu’ils ne tiendront plus jamais une arme dans leurs mains.
J’ai pu terminer Le bruit des os qui craquent,
certaine qu’Elikia a existé quelque part,
qu’elle existe toujours et qu’elle attend…
Suzanne Lebeau
Mot du metteur en scène
Avec Le bruit des os qui craquent, Suzanne Lebeau prend la parole pour raconter le monde, dans l’urgence. Le récit aux accents poétiques se développe sans complaisance, sans maniérisme. Le sujet est trop grave pour s’apitoyer. La force de l’écriture repose sur l’économie : ce qui est dit est dit dans l’urgence de dire.
Cette économie de la parole commande une économie dans l’espace : évoquer sans démontrer, exprimer sans expliquer. Deux lieux pour le dire, celui de la comparution qui se déroule en temps réel et celui de la fuite qui surgit comme une mémoire qui ne veut, qui ne peut oublier. Deux espaces-temps comme un battement, comme une pulsion : la fuite d’Elikia et Joseph et le témoignage d’Angelina, l’infirmière, qui parfois annonce, parfois se fait l’écho du récit des enfants, parfois interpelle et toujours met en contexte.
Angelina dit, avec un micro qui permet l’amplification, dans la plus grande économie, dans la plus profonde intimité. Ce personnage oscille entre force et fragilité, une humaine en quête d’humanité dans une situation de grande inhumanité. Un triangle s’installe entre elle, le cahier d’Elikia qu’elle a posé sur la table et le public. Là est la force de ce texte. On ne peut s’échapper, le public a un rôle à jouer.
Au centre, des ombres, le blanc par fragments, le noir tout autour. La couleur est absente. Il n’y a pas de place pour l’anecdote et l’anecdotique. Elikia, la jeune fille, et Joseph, le petit garçon, alternent les moments d’action dramatique et les moments de récit tragique. Le dramatique raconte l’argument, fait battre la tension, développe la relation entre les deux. Le tragique dit l’inadmissible, l’inavouable, l’inexplicable, crée la mise à distance nécessaire pour éviter le pathos. Pour jouer ces deux enfants, ne jamais jouer à l’enfant, mais retrouver des fragments d’enfance dans un espace vide, presque nu, qui décuple la force des émotions qu’ils vivent ensemble.
Gervais Gaudreault
Le Carrousel, compagnie de création
Par le regard qu’il pose sur l’enfance et sur l’art, le Carrousel se démarque depuis plus de trente ans sur les scènes nationales et internationales. Portée par un travail de recherche et de création qui repousse les limites du permis et du possible, la compagnie met au cœur de sa démarche artistique la question du Quoi dire aux enfants? et interroge la place de l’enfant dans le monde.
Une approche singulière qui se manifeste aussi bien par la richesse et la rigueur de l’écriture de Suzanne Lebeau que par la facture résolument contemporaine que Gervais Gaudreault insuffle aux spectacles du Carrousel et qui contribue à magnifier ce point de vue particulier. Partenaires en création, Gervais Gaudreault et Suzanne Lebeau ont donné naissance à un imposant répertoire d’œuvres originales faisant appel au pouvoir évocateur du théâtre et considérées, au Québec et à l’étranger, comme des repères importants dans l’histoire du théâtre jeune public.
Michel Bélair, Le Devoir
« Depuis près de 30 ans déjà, le Carrousel propose aux jeunes spectateurs un regard lucide sur le monde. Sans compromis. Son travail s’appuie sur la grande poésie des textes de Suzanne Lebeau, qui sait s’inspirer des univers mythologiques du Sud comme du Nord pour nourrir les grands thèmes de son œuvre. Et, bien sûr, sur l’approche méticuleusement éclatée de Gervais Gaudreault, un des metteurs en scène les plus doués que l’on ait ici, toutes catégories de théâtre confondues.»
THÉÂTROGRAPHIE
2008, Le bruit des os qui craquent de Suzanne Lebeau
2006, Souliers de sable de Suzanne Lebeau
2005, Le pays des genoux de Geneviève Billette
2002, Petit Pierre de Suzanne Lebeau
1999, L’autoroute de Dominick Parenteau-Lebeuf
1997, L’ogrelet de Suzanne Lebeau
1996, Petit navire de Normand Chaurette
1994, Salvador : la montagne, l’enfant et la mangue de Suzanne Lebeau
1993, Contes d’enfants réels de Suzanne Lebeau
1991, Conte du jour et de la nuit de Suzanne Lebeau
1989, Comment vivre avec les hommes quand on est un géant de Suzanne Lebeau
1988, 242M106 de Hélène Lasnier
1987, Gil adaptation de Suzanne Lebeau d’après le roman Quand j’avais 5 ans, je m’ai tué de Howard Buten
1984, La marelle de Suzanne Lebeau
1982, Les petits pouvoirs de Suzanne Lebeau
1979, Une lune entre deux maisons de Suzanne Lebeau
1978, Petite ville deviendra grande de Suzanne Lebeau
1977, La chanson improvisée de Suzanne Lebeau
1977, Chut! Chut! Pas si fort! de Suzanne Lebeau
1976, Le jardin qui s’anime de Suzanne Lebeau
1975, Ti-Jean voudrait ben s’marier mais… de Suzanne Lebeau
Biographies
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Suzanne Lebeau
texte
Auteure de plus de vingt-cinq pièces originales et cofondatrice de la compagnie de théâtre le Carrousel, Suzanne Lebeau est reconnue mondialement comme l’un des chefs de file de la dramaturgie pour jeunes publics et compte parmi les auteurs québécois les plus joués à travers le monde : Une lune entre deux maisons (1979), première pièce canadienne écrite spécifiquement pour la petite enfance et traduite en cinq langues; Salvador (1994), pièce présentée entre autres sur Broadway au New Victory Theatre et qui a connu quatre traductions; L’ogrelet, créée en français, en anglais, en italien et en espagnol par le Carrousel, a aussi ses versions allemande, grecque, maya, portugaise et russe et a été publiée en Argentine, en France et au Mexique. L’importance de l’œuvre de Suzanne Lebeau et sa contribution exceptionnelle à l’épanouissement de la dramaturgie pour jeunes publics, au pays comme à l’étranger, lui valent de nombreux prix et distinctions : Chalmers Children’s Play Award (Les petits pouvoirs/Little victories, 1986); Prix Francophonie Jeunesse (Salvador, 1995); Masque du texte original (L’ogrelet, 2000); Prix littéraire de la citoyenneté de Maine et Loire (Salvador, 2002); nominations au Prix du Gouverneur général pour cinq de ses pièces. En 1998, l’Assemblée internationale des parlementaires de langue française lui décerne le grade de Chevalier de l’Ordre de la Pléiade pour l’ensemble de son œuvre. Cette reconnaissance lui attire de nombreuses invitations en France, en Belgique, au Mexique, en Argentine et en Espagne. Suzanne Lebeau a aussi enseigné l’écriture pour jeunes publics à l’École nationale de théâtre du Canada pendant 13 ans et elle agit comme conseillère auprès des jeunes auteurs d’ici et d’ailleurs, contribuant ainsi à l’émergence de nouvelles écritures pour enfants.
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Gervais Gaudreault
mise en scène
Gervais Gaudreault est cofondateur et codirecteur artistique de la compagnie de théâtre le Carrousel avec la dramaturge Suzanne Lebeau. Partenaires en création, ils ont donné naissance à un imposant répertoire d’oeuvres originales considérées, au Québec et à l’étranger, comme des repères importants dans l’histoire du théâtre pour jeune public. Jusqu’à ce jour, le Carrousel compte près de 40 tournées à travers le monde et a participé à 45 festivals internationaux. Parallèlement, Gervais Gaudreault réalise des mises en scène de spectacles grand public, dont Baby blues de Carole Fréchette (Théâtre d’Aujourd’hui, 1991), et plus récemment Le Cid de Corneille (Théâtre du Trident). La saison dernière, on lui doit la mise en scène du texte de François Godin présenté en ouverture de la saison du Théâtre d’Aujourd’hui, Je suis d’un would be pays. Il a aussi mis en scène le texte de Michel Vinaver, Dissident, il va sans dire, pour les Tréteaux de Haute Alsace de Mulhouse et a repris Nous étions une fois… pour le Théâtre Douze à table, un montage fait de performances à être jouées dans un lieu non théâtral. Pédagogue chevronné, Gervais Gaudreault enseigne les techniques vocales dans diverses écoles où il dirige également des exercices publics.
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Emilie Dionne
interprétation
Diplômée en interprétation de l’Option-Théâtre du Collège Lionel-Groulx en 2001, Emilie Dionne participe dès sa sortie de l’école à la création au Carrousel de Petit Pierre, une pièce de Suzanne Lebeau (m.e.s. Gervais Gaudreault) qu’elle interprète plus de 200 fois en français et en espagnol, au Québec, en France, en Suisse, en Espagne et au Mexique. Emilie Dionne poursuit sa formation sur la voix et l’alexandrin en suivant un stage auprès de Gervais Gaudreault et elle est invitée par les metteurs en scène Luce Pelletier, Normand Chouinard, Martine Beaulne et Marc Béland à se joindre à leurs créations. Elle incarne Hermione dans Oreste (m.e.s. Luce Pelletier, Théâtre de l’Opsis), Marguerite dans L’Hôtel du libre-échange de Feydeau (m.e.s. Normand Chouinard, Théâtre du Nouveau Monde) ainsi que les premiers rôles de Kit dans Top girls de Caryl Churchill (m.e.s. Martine Beaulne, Espace Go) et Marguerite dans La petite scrap de Dominick Parenteau-Leboeuf (m.e.s. Marc Béland, Théâtre Petit à Petit). Au cinéma, elle est de La vie secrète des gens heureux de Stéphane Lapointe et à la télévision, elle fait partie de Rumeurs III et de L’héritière de Grande Ourse.
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Sébastien René
interprétation
Après sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada en 2006, Sébastien René poursuit son apprentissage du jeu devant la caméra à l’Atelier Danielle Fichaud. Dès sa première année sur la scène professionnelle, il se démarque dans Titus Andronicus (m.e.s. Jean Asselin) à l’Espace libre, ainsi que dans Roméo et Juliette de Shakespeare (m.e.s. Daniel Paquette) à la salle Fred-Barry, mais c’est avec la pièce Terre océane de Daniel Danis (m.e.s. Gill Champagne) présentée au Théâtre d’Aujourd’hui, au Théâtre du Trident ainsi qu’en tournée en France qu’il se fait véritablement connaître du grand public dans le rôle de Gabriel. Il tourne également dans les écoles secondaires du Québec avec IndianaJob, en plus de faire partie de la distribution de Nous étions une fois…, un spectacle mis en scène par Gervais Gaudreault. Sébastien René fait ses premiers pas à la télévision dans Les hauts et les bas de Sophie Paquin, C.A. et Stan et ses stars. Le jeune acteur participe aussi au vidéoclip Le colombarium du chanteur Pierre Lapointe et au court-métrage Next floor de Denis Villeneuve, en plus d’être de la distribution des longs métrages Le grand départ de Claude Meunier et L’âge des ténèbres de Denys Arcand.
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Lise Roy
interprétation
Formée au Conservatoire d’art dramatique de Montréal et aux Ateliers Warren Robertson, Lise Roy partage son temps entre le théâtre, la télévision, le cinéma et l’enseignement. Au théâtre, elle joue régulièrement sur le plateau de plusieurs institutions montréalaises où elle collabore, entre autres, avec les metteurs en scène Martine Beaulne, Denise Filiatrault et Alexandre Marine. Comédienne chevronnée, elle se révèle sur scène dans Marie Stuart de Fredrich von Schiller (m.e.s. Alexandre Marine), My fair lady de George Bernard Shaw (m.e.s. Denise Filiatrault), Top girls de Caryl Churchill (m.e.s. Martine Beaulne), Le visiteur et Camille C. d’après Anne Delbée (m.e.s. Geneviève Notebaert) ainsi que dans La géométrie des miracles et Apasionada/La Casa Azul, deux créations de Robert Lepage qu’elle défend lors de tournées internationales. Au petit écran, Lise Roy participe à plusieurs téléséries dont Destinées, Les Invincibles, Un homme mort, L’héritière de Grande Ourse et La vie, la vie. Elle obtient le prix Gemini de la meilleure actrice dans un rôle de soutien pour The boys of Saint-Vincent en 1994 ainsi qu’une mise en nomination pour Children of my Heart en 2001. Au grand écran, elle est de la distribution de Cruising Bar II de Robert Ménard, Ma fille mon ange d’Alexis Durand-Brault, Le secret de ma mère de Ghyslaine Côté, Nous n’irons plus au bois de Philippe Dutilleul, Peau blanche de Daniel Roby, ainsi que Les invasions barbares et L’âge des ténèbres de Denys Arcand.
Le bruit des os qui craquent est une création de la compagnie de théâtre Le Carrousel et du Théâtre d'Aujourd'hui, en coproduction avec le Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine et la Fédération d’Associations de Théâtre Populaire (France).
Remerciements : Nous tenons à remercier Amisi Mungo Serge, Yaoundé Mulamba Nkita, Gilbert Meyer, Françoise Villaume, l’Espace Masolo, le GRIP, le CEAD, ainsi que les équipes du Théâtre de la Ville, du Théâtre d’Aujourd’hui et du Carrousel pour leur précieuse collaboration.
Crédits photos : Portraits de Suzanne Lebeau avec Émilie Dionne : Lara Rosenoff / Photos du spectacle : François-Xavier Gaudreault / Suzanne Lebeau : Josée Lambert / Gervais Gaudreault : Josée Lambert / Emilie Dionne : François-Xavier Gaudreault / Sébastien René : Maxime Côté / Lise Roy : Sophie Grenier

















