Gars

de Marie-Ève Perron

une création de Fille/de/Personne, en coproduction avec l’Espace Malraux scène nationale de Chambéry et de la Savoie, la Comédie de Clermont-Ferrand scène nationale et le soutien de la ville de Saint-Hyacinthe et Vic-Le-Comte

Salle Jean-Claude-Germain

du 19 mars au 6 avril 2013


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RÉSUMÉ

un couple.
une phrase
toi, pas toi, je sais plus
une porte qui claque.
un GARS qui part.
une FILLE plantée là.

le fantasmagorique amoureux
qui se prend une claque.

texte, mise en scène et interprétation Marie-Ève Perron regard extérieur Valérie Puech dramaturgie Charlotte Farcet décors et costumes Geneviève Lizotte éclairages Eric Champoux son Olivier Renet chorégraphie Sophie Mayer direction technique et régie Éric Le Brec'h

texte, mise en scène et interprétation

Marie-Ève Perron

Cette fois-là

Avant Gars / il y a eu des histoires d’amour / oui / oui / je sais / rien de neuf / non / des histoires d’amour en forme de chansons tristes / le coeur à sang / la chair-flesh vivante à vif / amoureuse vaillante / mon carnet à dessins dans les mains / une phrase à te donner / «regarde cette maison qui pourrait être la nôtre» / mais rien / non / te chercher dans un froid de Sibérie / toi / lui / l’autre / en tout cas / l’élu-fait-pour-soi-serti-de-la-couronne-bonheur-garanti-et-durable / celui-là / dont ils parlent / eux / quand ils disent / « c’était lui » / « c’était elle » / et / petit à petit / s’écoeurer / oui / de la marche-marathon pas de ligne d’arrivée / des corps-modernes-encodés à qui ça dit rien une discussion autour d’un thé / s’écoeurer / du vide / du non-engagement / des prises de tête / des phrases toutes faites / des idées préconçues / de toi, de lui, de l’autre-je-m’y-perds / s’arracher le corps, les cheveux, les yeux / vouloir poser des cadenas pas de clé / mais / parce qu’un jour le docteur-sorcier a dit « de l’insatisfaction on crée » / ouvrir son ordi / ou / c’était un crayon / et / te faire exister / toi, lui, l’autre / n’importe / t’appeler / GARS / écrire / – je t’aime – / et / voir jusqu’où ça peut aller / quand on dit ça / fenêtres grandes ouvertes / ça / – je t’aime – / le dire pour vrai / pour de vrai comme / cette fois-là.

Marie-Ève Perron

« Marie-Ève Perron joue magnifiquement de son corps, réceptacle de toutes les émotions, véritable instrument de musique détraqué qui reçoit toutes les secousses émotionnelles. »
Elsa Pépin, Voir

« Sur cette anecdote fort banale, Marie-Ève Perron a construit une performance solo d’une vertigineuse densité verbale, un « delirium d’angoissée » (ses mots) qui explose dans la salle Jean-Claude Germain...»
Alexandre Cadieux, Le Devoir

« Passant d’un fou rire noire, à la larme, à la crise, à la déception, puis au sourire… Marie-Ève enchaîne l’effet tragi-comique d’une façon bouleversante, avec précision et facilité. Et elle n’en délaisse pas moins le corps, qui est très impliqué, cabré dans des positions acrobatiques, révélant à son apogée la faiblesse et la force introspective du personnage... »
Valery Drapeau, Boucle Magazine

« Pour traverser cette rupture, le personnage flamboyant qu'interprète fort bien la créatrice du spectacle nous fait traverser plusieurs comportements classiques. Ce qui ne manquera pas d'ailleurs de nous faire rire.»
Pascale St-Onge, Montheatre.qc.ca

« Une pièce complètement ancrée dans notre époque moderne. Des points d’interrogation partout, ô combien justes et éloquents de notre «génération de perdus», créant un mélange de rires aux lèvres et de mottons à la gorge. ... Phrases coups de poing, cris de révolte, chaque mot est un petit monde qui fait surgir le plus profond de l’être.»
Valérie Lachaîne, Bible urbaine

Production

une création de Fille/de/Personne, en coproduction avec l’Espace Malraux scène nationale de Chambéry et de la Savoie, la Comédie de Clermont-Ferrand scène nationale et le soutien de la ville de Saint-Hyacinthe et Vic-Le-Comte