J'accuse

d'Annick Lefebvre

une production du Centre du Théâtre d'Aujourd'hui

Salle principale

du 9 au 22 février 2017
en supplémentaires les 11, 18, 23, 24 et 25 février


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RÉSUMÉ

Elles sont cinq. Elles ragent. Il y a la fille qui encaisse, qui vend des bas de nylon à partir de 6 h 30 du matin dans le sous-terrain du métro Bonaventure. Il y a la fille qui agresse, qui a eu le culot de partir sa propre PME dans un contexte économique difficile. Il y a la fille qui adule, qui est une fan inconditionnelle d’Isabelle Boulay. Il y a la fille qui intègre, qui travaille dans un CPE et qui s'efforce de prendre soin de la jeunesse du Québec de maintenant. Puis il y a la fille qui aime, qui est travailleuse autonome, qui écrit et qui dilapide beaucoup d’amour et en dirige si peu envers sa petite personne. Que des filles avec de la drive et beaucoup (trop) d’ambition. Que des filles qui s’expriment par instinct de survie.

texte Annick Lefebvre mise en scène Sylvain Bélanger interprétation Léane Labrèche-Dor, Debbie Lynch-White, Catherine Paquin-Béchard, Alice Pascual, Catherine Trudeau assistance à la mise en scène et régie (en alternance) Olivier Gaudet-Savard scénographie Pierre-Étienne Locas costumes Marc Senécal éclairages Erwann Bernard conception sonore Larsen Lupin vidéo Ulysse del Drago coiffures et maquillages Sylvie Rolland-Provost régie (en alternance) Alexi Rioux, Jean Gaudreau

texte

Annick Lefebvre

mise en scène

Sylvain Bélanger

interprétation

Léane Labrèche-Dor

interprétation

Debbie Lynch-White

interprétation

Catherine Paquin-Béchard

interprétation

Alice Pascual

interprétation

Catherine Trudeau

assistance à la mise en scène et régie (en alternance)

Olivier Gaudet-Savard

scénographie

Pierre-Étienne Locas

costumes

Marc Senécal

éclairages

Erwann Bernard

conception sonore

Larsen Lupin

vidéo

Ulysse del Drago

coiffures et maquillages

Sylvie Rolland-Provost

L’engagement invisible

J’avais l’intention d’écrire une pièce sur le travail. Celui, rémunéré ou non, que l’on exerce au quotidien. Celui dont on a hâte de tomber en congé pour aller se sacrer les deux pieds dans le sable d’un « tout inclus » en République dominicaine. Celui qui devrait être notre passion. Celui qui détermine notre position sociale. Et celui, surtout, qui nous fait acquérir des expertises spécifiques dans un domaine précis. Ça va de la fabrication de la mousse onctueuse d’un cappuccino à l’extraction télécommandée du minerai de fer, tout comme la récupération de ton disque dur par le technicien qui te sauve le cul quand ton ordinateur capitule et menace de te voler les photos du premier anniversaire de ton neveu pis le scan de l’article de journal de 1967 qui relate ta première victoire en tournoi de baseball. Je voulais mettre de l’avant l’idée qu’un « militantisme du quotidien » pouvait être développé, au Québec, en 2015. Je voulais dire que chaque individu peut, à travers les connaissances pointues qu’il possède, poser des gestes concrets pour l’amélioration de la vie collective de tous. Or, moi, Annick Lefebvre, jeune auteure dramatique, comment est-ce que je peux utiliser mon bagage particulier pour éclairer notre société d’une manière différente? Comment puis-je plonger dans un « militantisme de l’intime »? Comment me pousser dans mes retranchements les plus radicaux? Ma réponse à ces questions c’est J’accuse. Cette pièce qui n’a rien à voir avec Zola ou l’affaire Dreyfus – sinon l’indignation devant l’état des choses. Cette pièce-portrait qui met la parole des femmes de ma génération de l’avant. Cette pièce féministe (oui, féministe!) qui s’éloigne des icônes de la mère, la vierge et la putain. Cette pièce où l’on s’ouvre la trappe par instinct de survie et par foi en des lendemains moins moroses. Cette pièce « état des lieux » qui hurle à l’amour et qui punche en pleine face. Qu’est-ce que je peux faire pour engager le combat avec les armes que je maîtrise le mieux? Vous faire entendre J’accuse, assurément. Dans l’espoir qu’elle remue quelque chose de viscéral en vous.

Annick Lefebvre

À la reprise AU CTD'A en 2017 

« J'accuse est joué de façon magistrale. La langue d'Annick Lefebvre est une langue sans complexe, qui va droit au but. Il y a un rythme fou là-dedans et beaucoup d'humour. » 
Karyne Lefebvre, Dessine-moi un dimanche, ICI Radio-Canada

« J'accuse [Annick Lefebvre] d’avoir écrit ce brûlot intense, émotionnel, émouvant et drôle avec brio, chose rarissime dans ce théâtre actuel qui orbite souvent autour d’un vide conversationnel si cher à la télé. »
Luc Archambault, Westmount Mag

« Nul doute qu’Annick Lefebvre méritera rapidement sa place parmi le répertoire culte du théâtre québécois. Sa plume incisive, soigneusement affutée, ne laisse personne indifférent. On ne risque pas grand-chose en affirmant que J’accuse demeurera longtemps gravée dans la mémoire collective d’une génération »
Janiskan Caron, mazrou.com

« Les injustices sociales, l’imbécillité heureuse et les préjugés en prennent plein la gueule dans la pièce J’accuse, d’Annick Lefebvre, une jeune dramaturge incroyablement talentueuse. Et ça fait un bien fou d’entendre une parole critique et féministe enfin libérée du politiquement correct! »
Édith Paré-Roy, Les Méconnus

« Ni vierge, ni putain, ni mère : les cinq femmes à qui Annick Lefebvre accorde la parole écorchent les oreilles sensibles.  Dans une langue québécoise décapante, J’accuse révèle l’engagement qui les anime intimement.  »
Sébastien Bouthillier, mattv.ca

À la reprise à LA BORDÉE À Québec en 2017 

« À voir, pour la puissance des mots et la performance de haute voltige de ces cinq belles comédiennes »
Patricia Tadros, Première Heure, ICI Radio-Canada

« Drôle, cinglante, vibrante, crue, touchante... Portée par la plume bien affûtée d'Annick Lefebvre et une costaude brochette d'actrices, J'accuse lance l'année 2017 à La Bordée entre le coup de coeur et le coup de poing. » 
Geneviève Bouchard, Le Soleil

« Une distribution relevée jumelée à une parole forte et diversifiée, J’accuse est une création qui explose et qui va bien au-delà de la prise de parole féminine. » 
Yves Leclerc, Journal de Québec

« Cinq trentenaires, dont la rage de survie nous atteint en plein cœur! Un texte lucide et percutant et cinq actrices passionnées et émouvantes! »
Shirley Noel, infoculture.biz

« Un bon coup de poing direct, et bien senti, dans les dents. Mais aussi un gros coup de coeur qui fouette le sang et les émotions, de la colère à l’éclat de rire. On ne peut pas rester indifférent aux cris, larmes, appels de ces cinq femmes bien de leur temps. »
Valériane Cossette, montsaintroch.com

À la création au CTD'A en 2015

« Une plume très forte, fougueuse, ciselée, qui décoiffe et qui dérange. Il faut aller avoir J’accuse! »
Myriam Fehmiu, Samedi et rien d’autre, ICI Radio-Canada

« C’est une grande parole pour un grande auteure. Elle est toute jeune mais je pense qu’elle va marquer le théâtre québécois. »
Catherine Pogonat, Dessine-moi un dimanche

« C’est éblouissant de voir des actrices de cette qualité là, c’est extraordinaire! »
Denise Bombardier, Culture Club, ICI Radio-Canada

« Une parole incisive, intéressante et drôle […] Des interprètes incroyables. »
Mélanye Boissonnault, Le 15-18, ICI Radio-Canada

« Le texte, d’une lucidité troublante, a été assemblé à la colle chaude par la jeune dramaturge Annick Lefebvre. Cinq voix le portent dans un tout qui frôle la perfection. »
Fabien Deglise, Le Devoir

« Chacune des actrices parvient à créer un rapport d’intimité avec le spectateur. Elles sont drôles, émouvantes et parfois extrêmes. »
Jean Siag, La Presse

« J’accuse a la beauté des textes qui ont mariné. Qui ont pris du goût avec le temps, avec le travail acharné. J’accuse a la saveur d’une génération, d’une série de femmes qui tentent de se sortir de leur propre existence, leurs propres pièges, mais aussi ceux tendus par la société. »
Mélissa Pelletier, Huffignton Post Québec

« Dans des monologues puissants et denses, remplis d’un sentiment d’urgence, les cinq comédiennes vont venir nous raconter des anecdotes de leur vie, nous asséner quelques vérités et déballer leur cœur et leurs émotions. Je dois dire que j’ai été conquise. » 
Marie-Claire Girard, Huffington Post

« J’accuse est un véritable tour de force qui restera gravé dans votre mémoire » 
Mathieu Lévesque, Écho Vedettes

« Avec J’accuse, la jeune auteure propose son texte le plus abouti, le plus inspiré et aussi sans doute le plus personnel ; chaque femme finissant par représenter une facette de l’auteure elle-même. Et son J’accuse, qui brûle d’une flamme intérieure intense, est porté par une distribution à fleur de peau, remarquable, parfaite. »
Daphné Bathalon, MonTheatre

« Difficile d’être plus touchantes que ne le sont tour à tour Ève Landry, Catherine Trudeau, Alice Pascual, Debbie Lynch-White et Léane Labrèche-Dor, en reprenant le texte d’Annick Lefebvre. »
Marie-Hélène Proulx, Bible Urbaine

« On ressort malmené d’une pièce telle que J’accuse, écrite par Annick Lefebvre et mise en scène par Sylvain Bélanger. Ses mots nous prennent en otage et chamboulent notre contenance. »
Rose Carine H, Les Méconnus

« Un texte intelligent et bien ficelé. » 
Marianne Renaud, Sors-tu

« Bravo à Annick Lefebvre qui a écrit ce texte intelligent, à Sylvain Bélanger qui a fait la mise en scène, et aux cinq comédiennes qui nous ont livré ces monologues avec justesse »
Micheline Rouette, Alternative Rock Express

« Dans un texte juste et percutant d’Annick Lefebvre, cinq voix s’élèvent pour rager contre la société. »
Jasmine Legendre, Artichautmag

« Une création rafraîchissante qui vaut le déplacement ! »
Geneviève Chenail, Petite boite

« Le texte, criant d’émotions et écrit avec une justesse pointilleuse, est brûlant et va chercher exactement là où ça pince dans le coeur autant que là où ça fait du bien. Annick Lefebvre a su jongler avec le réalisme (les personnages ne sonnent jamais faux) et l’émotivité à fleur de peau. »
Geneviève Plante, Yulorama

  • Prix Auteur dramatique BMO Groupe financier 14/15
  • Finaliste - Prix du Gouverneur général 2015 Théâtre

Vidéo

J'accuse en reprise et en supplémentaires

J'accuse en reprise, et déjà en supplémentaires jusqu'au 24 février! Léane Labrèche-Dor, Debbie Lynch-White, Catherine Paquin Béchard, Alice Pascual et Catherine Trudeau seront bientôt de retour sur la scène du CTD'A! 

Critiques

Publié le 13/02/17

J'accuse d'Annick Lefebvre

« Ce texte puissant et dérangeant frise le chef-d’œuvre ! À travers une parole féministe et universelle, d’une extrême précision dans l’écriture, Annick Lefebvre démontre que ce dont le Québec a le plus grand besoin de nos jours, c’est l’écoute. Tout simplement. »

Luc Boulanger, La Presse

Extrait

Publié le 05/02/17 J'accuse d'Annick Lefebvre

« Je pourrais me tenir debout sur la place publique, drapée de mon drapeau fleurdelisé, et vous hurler mon attachement jusqu’à ce que cela franchisse la barrière de scepticisme à laquelle je me heurte toujours. Parce que je vous devine malhabiles en amour et parce que je vous sais méfiants lorsque l’on vous chante la pomme, je vais fermer ma gueule et retourner prendre soin des enfants de la métropole.»

Médias

Publié le 04/02/17

J'accuse à Salut bonjour

Les comédiennes Debbie Lynch-White et Catherine Trudeau étaient à Salut bonjour pour y discuter de la pièce J'accuse. Elles y discutent des défis de l'écriture de l'auteure Annick Lefebvre, des contraintes physiques de la mise en scène de Sylvain Bélanger et bien d'autres choses...

Médias

Publié le 03/02/17

Comment la colère des femmes s'exprime-t-elle dans l'art?

Annick Lefebvre, auteure de J'accuse, était à On dira ce qu'on voudra en compagnie de Martine Delvaux et Isabelle Hudon pour une discussion autour de la question Comment la colère des femmes s'exprime-t-elle dans l'art? 

Album

Publié le 01/02/17

J'accuse est de retour sur les planches du CTD'A en février. Découvrez ici les photos prises par le photographe Ulysse del Drago. 

Extrait

Publié le 22/01/17

J'accuse d'Annick Lefebvre

« Je dois pas être normale. Parce que je ressens aucune urgence de fourrer avec des nobodies dans des partys, de sélectionner le moins pire de la gang, de me mettre en couple avec lui pis de rester matchée de façon steady avec quelqu’un de quelconque ! Parce que je veux pas d’enfants.»

Critiques

Publié le 20/01/17

J'accuse d'Annick Lefebvre

« J’accuse est une pièce féministe, même si cette dimension s’impose plus en subtilité que dans Les fées ont soif de Denise Boucher, par exemple. Les cinq femmes qui s’y livrent ne correspondent pas aux archétypes de la mère, de la vierge ou de la putain, et ça fait un bien fou! Elles ne dénoncent pas les inégalités que leur sexe leur fait subir, ne s’attaquent pas au patriarcat.

Elles offrent plutôt un panorama des incarnations que peut prendre le mal de vivre qui souvent nous ronge, hommes comme femmes. Indépendantes et fières de l’être, malgré les écueils et les frustrations, elles s’expriment librement, sans chercher à plaire, exposant leurs contradictions, voire leur côté hideux. »

Sophie Marcotte, La Gazette des femmes

3900

Publié le 16/01/17

Les fées nous accusent

Depuis la création de J'accuse en 2015, son auteure Annick Lefebvre se revendique d'une écriture féministe, d'un « militantisme de l'intime ». Pourtant, le féminisme de J'accuse a très peu été abordé, aurions-nous eu peur du mot en lui-même? Accompagnée d'Isabelle Boisclair et d'Alice Pascual, la journaliste au Devoir Catherine Lalonde s'interroge sur la question. 

Médias

Publié le 13/01/17

J'accuse est présentée à la Bordée

Un petit topo de Radio-Canada sur la première de J'accuse à Québec. La pièce y est présentée jusqu'au 4 février, avant un retour sur les planches montréalaises. 

Extrait

Publié le 13/01/17 J'accuse d'Annick Lefebvre

« C’est dégueulasse, Annick Lefebvre, de me crier par la tête qu’Isabelle Boulay a rien que le goût d’être crampée ben raide devant ma tronche, de se rouler par terre en réprimant son envie de pisser de rire dans ses culottes, de se relever d’une traite pis de me transpercer le plexus avec un pied de micro en me hurlant « Get a life, ciboire ! » à chaque fois qu’elle m’aperçoit. »

Critiques

Publié le 04/01/17

J'accuse d'Annick Lefebvre

« Tout est là : une écriture efficace qui gratte à la lame de rasoir les incohérences d’une société en mutation et en fait ressortir les paradoxes et les profondes vacuités avec un humour cinglant ; une mise en scène dénudée qui laisse toute la place aux mots et au jeu, en absorbant le spectateur pendant près de deux heures dans cette spirale de la revendication sociale mussée dans la confession, sans qu’il s’en rende compte.»

Fabien Deglise, Le Devoir

Album

Publié le 19/12/16

Léane Labrèche-Dor, Debbie Lynch-White et Catherine Trudeau ont été immortalisées par le photographe Ulysse del Drago pour porter cette magnifique campagne! Alice Pascual et Catherine Paquin-Béchard complètent la distribution de la reprise de cet immense succès mis en scène par Sylvain Bélanger!

Extrait

Publié le 18/12/16 J'accuse d'Annick Lefebvre

« Les gens pensent avoir le cœur sur la main parce qu’ils donnent leur vingt piasses annuel à Opération Enfant Soleil, ils se sentent engagés, conscientisés pis sensibles quand ils versent une larme de tristesse en regardant le clip d’un bambin de deux ans qui est en train de crever à Ste-Justine, mais ils se câlissent complètement du fait que la shop où travaille leur beau-frère est à veille de fermer pis que le gouvernement fait aucun move auprès de la multinationale pour éviter la perte d’emploi des huit cents cinquante-six employés qu’elle embauche.»

Nouvelle

Publié le 22/09/16

La comédienne Catherine Paquin Béchard se joint à la distribution de J'accuse!

Grand succès de la saison 14/15, la pièce J’accuse d’Annick Lefebvre sera présentée à Théâtre La Bordée à Québec en janvier 2017 avant de faire son retour sur les planches du CTD'A en février. Catherine Paquin-Béchard se joint à la distribution qui compte également les comédiennes Léane Labrèche-Dor, Debbie Lynch-White, Alice Pascual et Catherine Trudeau. Catherine Paquin-Béchard succède donc à Eve Landry.
 

Extrait

Publié le 01/02/15 J'accuse d'Annick Lefebvre

« Cette PME qui m’engage pis finance mes spaghettis, ma casserole pis le rond de poêle sur lequel je fais bouillir mon eau est une boutique de babioles de femmes paniquées qui cognent avec crise de nerfs incontrôlable, syndrome prémenstruel évident, psychodrame personnel mal dissimulé, émotivité de nunuches qui écoutent Sex in the City et avec énergie du désespoir dans les portes coulissantes de mon repère full néons du souterrain sans fenêtres du centre-ville de la métropole.»

EN TOURNÉE

10 janvier au 4 février 2017
Québec
La Bordée

DURÉE

1 h 55 sans entracte

RELATIONS DE PRESSE

PUBLICATION

J'accuse
Annick Lefebvre Dramaturges Éditeurs
16,00$
Disponible à la bouquinerie

ARCHIVES

J'accuse
saison 14/15
création

Production

une production du Centre du Théâtre d'Aujourd'hui