J'accuse

d'Annick Lefebvre

une création du Centre du Théâtre d'Aujourd'hui

Salle principale

du 14 avril au 9 mai 2015


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RÉSUMÉ

Elles sont cinq. Elles ragent. Il y a la fille qui encaisse, qui vend des bas de nylon à partir de 6 h 30 du matin dans le sous-terrain du métro Bonaventure. Il y a la fille qui agresse, qui a eu le culot de partir sa propre PME dans un contexte économique difficile. Il y a la fille qui adule, qui est une fan inconditionnelle d’Isabelle Boulay. Il y a la fille qui intègre, qui travaille dans un CPE et qui s'efforce de prendre soin de la jeunesse du Québec de maintenant. Puis il y a la fille qui aime, qui est travailleuse autonome, qui écrit et qui dilapide beaucoup d’amour et en dirige si peu envers sa petite personne. Que des filles avec de la drive et beaucoup (trop) d’ambition. Que des filles qui s’expriment par instinct de survie.

texte Annick Lefebvre mise en scène Sylvain Bélanger interprétation Léane Labrèche-Dor, Eve Landry, Debbie Lynch-White, Alice Pascual, Catherine Trudeau assistance à la mise en scène et régie Olivier Gaudet-Savard scénographie Pierre-Étienne Locas costumes Marc Senécal éclairages Erwann Bernard conception sonore Larsen Lupin vidéo Ulysse del Drago coiffures et maquillages Sylvie Rolland-Provost direction technique Simon Cloutier

texte

Annick Lefebvre

mise en scène

Sylvain Bélanger

interprétation

Léane Labrèche-Dor

interprétation

Eve Landry

interprétation

Debbie Lynch-White

interprétation

Alice Pascual

interprétation

Catherine Trudeau

L’engagement invisible

J’avais l’intention d’écrire une pièce sur le travail. Celui, rémunéré ou non, que l’on exerce au quotidien. Celui dont on a hâte de tomber en congé pour aller se sacrer les deux pieds dans le sable d’un « tout inclus » en République dominicaine. Celui qui devrait être notre passion. Celui qui détermine notre position sociale. Et celui, surtout, qui nous fait acquérir des expertises spécifiques dans un domaine précis. Ça va de la fabrication de la mousse onctueuse d’un cappuccino à l’extraction télécommandée du minerai de fer, tout comme la récupération de ton disque dur par le technicien qui te sauve le cul quand ton ordinateur capitule et menace de te voler les photos du premier anniversaire de ton neveu pis le scan de l’article de journal de 1967 qui relate ta première victoire en tournoi de baseball. Je voulais mettre de l’avant l’idée qu’un « militantisme du quotidien » pouvait être développé, au Québec, en 2015. Je voulais dire que chaque individu peut, à travers les connaissances pointues qu’il possède, poser des gestes concrets pour l’amélioration de la vie collective de tous. Or, moi, Annick Lefebvre, jeune auteure dramatique, comment est-ce que je peux utiliser mon bagage particulier pour éclairer notre société d’une manière différente? Comment puis-je plonger dans un « militantisme de l’intime »? Comment me pousser dans mes retranchements les plus radicaux? Ma réponse à ces questions c’est J’accuse. Cette pièce qui n’a rien à voir avec Zola ou l’affaire Dreyfus – sinon l’indignation devant l’état des choses. Cette pièce-portrait qui met la parole des femmes de ma génération de l’avant. Cette pièce féministe (oui, féministe!) qui s’éloigne des icônes de la mère, la vierge et la putain. Cette pièce où l’on s’ouvre la trappe par instinct de survie et par foi en des lendemains moins moroses. Cette pièce « état des lieux » qui hurle à l’amour et qui punche en pleine face. Qu’est-ce que je peux faire pour engager le combat avec les armes que je maîtrise le mieux? Vous faire entendre J’accuse, assurément. Dans l’espoir qu’elle remue quelque chose de viscéral en vous.

Annick Lefebvre

« Une plume très forte, fougueuse, ciselée, qui décoiffe et qui dérange. Il faut aller avoir J'accuse! »
Myriam Fehmiu, Samedi et rien d'autre, ICI Radio-Canada

« C'est une grande parole pour une grande auteure. Elle est toute jeune mais je pense qu'elle va marquer le théâtre québécois. »
Catherine Pogonat, Dessine-moi un dimanche

« C'est éblouissant de voir des actrices de cette qualité là, c'est extraordinaire! »
Denise Bombardier, Culture Club, ICI Radio-Canada

« Une parole incisive, intéressante et drôle ... Des interprètes incroyables. »
Mélanye Boissonnault, Le 15-18, ICI Radio-Canada

« Le texte, d’une lucidité troublante, a été assemblé à la colle chaude par la jeune dramaturge Annick Lefebvre. Cinq voix le portent dans un tout qui frôle la perfection. »
Fabien Deglise, Le Devoir

« Chacune des actrices parvient à créer un rapport d'intimité avec le spectateur. Elles sont drôles, émouvantes et parfois extrêmes. »
Jean Siag, La Presse

« J'accuse a la beauté des textes qui ont mariné. Qui ont pris du goût avec le temps, avec le travail acharné. J'accuse a la saveur d'une génération, d'une série de femmes qui tentent de se sortir de leur propre existence, leurs propres pièges, mais aussi ceux tendus par la société. »
Mélissa Pelletier, Huffington Post Québec

« Dans des monologues puissants et denses, remplis d'un sentiment d'urgence, les cinq comédiennes vont venir nous raconter des anecdotes de leur vie, nous asséner quelques vérités et déballer leur cœur et leurs émotions. Je dois dire que j'ai été conquise. »
Marie-Claire Girard, Huffington Post

« J'accuse est un véritable tour de force qui restera gravé dans votre mémoire »

« J'accuse est un véritable tour de force qui restera gravé dans votre mémoire »
Mathieu Lévesque, Écho Vedettes

« Avec J’accuse, la jeune auteure propose son texte le plus abouti, le plus inspiré et aussi sans doute le plus personnel ; chaque femme finissant par représenter une facette de l’auteure elle-même. Et son J’accuse, qui brûle d’une flamme intérieure intense, est porté par une distribution à fleur de peau, remarquable, parfaite. »
Daphné Bathalon, MonTheatre

« Difficile d'être plus touchantes que ne le sont tour à tour Ève Landry, Catherine Trudeau, Alice Pascual, Debbie Lynch-White et Léane Labrèche-Dor, en reprenant le texte d'Annick Lefebvre. »
Marie-Hélène Proulx, Bible Urbaine

« On ressort malmené d’une pièce telle que J’accuse, écrite par Annick Lefebvre et mise en scène par Sylvain Bélanger. Ses mots nous prennent en otage et chamboulent notre contenance. »
Rose Carine H, Les Méconnus

« Un texte intelligent et bien ficelé. »
Marianne Renaud, Sors-tu

« Bravo à Annick Lefebvre qui a écrit ce texte intelligent, à Sylvain Bélanger qui a fait la mise en scène, et aux cinq comédiennes qui nous ont livré ces monologues avec justesse »
Micheline Rouette, Alternative Rock Express

« Dans un texte juste et percutant d’Annick Lefebvre, cinq voix s’élèvent pour rager contre la société. Présentée du 14 avril au 9 mai au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, la pièce ose dire ce que plusieurs pensent tout bas. »
Jasmine Legendre, Artichautmag

« Une création rafraîchissante qui vaut le déplacement ! »
Geneviève Chenail, Petite boite

« Le texte, criant d’émotions et écrit avec une justesse pointilleuse, est brûlant et va chercher exactement là où ça pince dans le coeur autant que là où ça fait du bien. Annick Lefebvre a su jongler avec le réalisme (les personnages ne sonnent jamais faux) et l’émotivité à fleur de peau. »
Geneviève Plante, Yulorama

Vidéo

Annick Lefebvre remporte le Prix auteur dramatique BMO Groupe financier!

Le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui et BMO Groupe financier sont très heureux d’annoncer que le public du théâtre a choisi le texte d’Annick Lefebvre, J’accuse, qui remporte le Prix auteur dramatique BMO Groupe financier, assorti d'une bourse de 10 000$. 

Extrait

Publié le 05/02/17 J'accuse d'Annick Lefebvre

« Je pourrais me tenir debout sur la place publique, drapée de mon drapeau fleurdelisé, et vous hurler mon attachement jusqu’à ce que cela franchisse la barrière de scepticisme à laquelle je me heurte toujours. Parce que je vous devine malhabiles en amour et parce que je vous sais méfiants lorsque l’on vous chante la pomme, je vais fermer ma gueule et retourner prendre soin des enfants de la métropole.»

Médias

Publié le 03/02/17

Comment la colère des femmes s'exprime-t-elle dans l'art?

Annick Lefebvre, auteure de J'accuse, était à On dira ce qu'on voudra en compagnie de Martine Delvaux et Isabelle Hudon pour une discussion autour de la question Comment la colère des femmes s'exprime-t-elle dans l'art? 

Extrait

Publié le 22/01/17

J'accuse d'Annick Lefebvre

« Je dois pas être normale. Parce que je ressens aucune urgence de fourrer avec des nobodies dans des partys, de sélectionner le moins pire de la gang, de me mettre en couple avec lui pis de rester matchée de façon steady avec quelqu’un de quelconque ! Parce que je veux pas d’enfants.»

Critiques

Publié le 20/01/17

J'accuse d'Annick Lefebvre

« J’accuse est une pièce féministe, même si cette dimension s’impose plus en subtilité que dans Les fées ont soif de Denise Boucher, par exemple. Les cinq femmes qui s’y livrent ne correspondent pas aux archétypes de la mère, de la vierge ou de la putain, et ça fait un bien fou! Elles ne dénoncent pas les inégalités que leur sexe leur fait subir, ne s’attaquent pas au patriarcat.

Elles offrent plutôt un panorama des incarnations que peut prendre le mal de vivre qui souvent nous ronge, hommes comme femmes. Indépendantes et fières de l’être, malgré les écueils et les frustrations, elles s’expriment librement, sans chercher à plaire, exposant leurs contradictions, voire leur côté hideux. »

Sophie Marcotte, La Gazette des femmes

3900

Publié le 16/01/17

Les fées nous accusent

Depuis la création de J'accuse en 2015, son auteure Annick Lefebvre se revendique d'une écriture féministe, d'un « militantisme de l'intime ». Pourtant, le féminisme de J'accuse a très peu été abordé, aurions-nous eu peur du mot en lui-même? Accompagnée d'Isabelle Boisclair et d'Alice Pascual, la journaliste au Devoir Catherine Lalonde s'interroge sur la question. 

Extrait

Publié le 13/01/17 J'accuse d'Annick Lefebvre

« C’est dégueulasse, Annick Lefebvre, de me crier par la tête qu’Isabelle Boulay a rien que le goût d’être crampée ben raide devant ma tronche, de se rouler par terre en réprimant son envie de pisser de rire dans ses culottes, de se relever d’une traite pis de me transpercer le plexus avec un pied de micro en me hurlant « Get a life, ciboire ! » à chaque fois qu’elle m’aperçoit. »

Critiques

Publié le 04/01/17

J'accuse d'Annick Lefebvre

« Tout est là : une écriture efficace qui gratte à la lame de rasoir les incohérences d’une société en mutation et en fait ressortir les paradoxes et les profondes vacuités avec un humour cinglant ; une mise en scène dénudée qui laisse toute la place aux mots et au jeu, en absorbant le spectateur pendant près de deux heures dans cette spirale de la revendication sociale mussée dans la confession, sans qu’il s’en rende compte.»

Fabien Deglise, Le Devoir

Extrait

Publié le 18/12/16 J'accuse d'Annick Lefebvre

« Les gens pensent avoir le cœur sur la main parce qu’ils donnent leur vingt piasses annuel à Opération Enfant Soleil, ils se sentent engagés, conscientisés pis sensibles quand ils versent une larme de tristesse en regardant le clip d’un bambin de deux ans qui est en train de crever à Ste-Justine, mais ils se câlissent complètement du fait que la shop où travaille leur beau-frère est à veille de fermer pis que le gouvernement fait aucun move auprès de la multinationale pour éviter la perte d’emploi des huit cents cinquante-six employés qu’elle embauche.»

Album

Publié le 17/04/15

Des moments de la pièce J'accuse ont été croqués par la photographe Valérie Remise.

Album

Publié le 17/03/15

Un beau travail du photographe Ulysse del Drago et des graphistes Baillat & Cardell. 

Extrait

Publié le 01/02/15 J'accuse d'Annick Lefebvre

« Cette PME qui m’engage pis finance mes spaghettis, ma casserole pis le rond de poêle sur lequel je fais bouillir mon eau est une boutique de babioles de femmes paniquées qui cognent avec crise de nerfs incontrôlable, syndrome prémenstruel évident, psychodrame personnel mal dissimulé, émotivité de nunuches qui écoutent Sex in the City et avec énergie du désespoir dans les portes coulissantes de mon repère full néons du souterrain sans fenêtres du centre-ville de la métropole.»

Album

Publié le 17/10/14

Les interprètes de J'accuse ont pris la pose pour le photographe Ulysse del Drago. 

DURÉE

1 h 55

PUBLICATION

J'accuse
Annick Lefebvre Dramaturges Éditeurs
16,00$
Disponible à la bouquinerie

ARCHIVES

J'accuse
saison 16/17
en reprise

Production

une création du Centre du Théâtre d'Aujourd'hui