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De l'impossible retour de Léontine en brassière

Benoît Paiement et Bernard Dion

une création du Groupe de poésie moderne

Salle Jean-Claude-Germain

du 8 au 26 mars 2011

Ce spectacle est présenté en reprise à la demande générale, après avoir fait partie de la saison 2009-2010 de la salle Jean-Claude-Germain.

  1. B_paiement_tn
    texte et interprétation
  2. 1_john_doe_tn
    texte
  3. R_reid_tn
    mise en scène
  4. C_rapin_tn
    interprétation
  5. F_ross_tn
    interprétation
  6. Christian_e_roy_tn
    interprétation

Création

  1. texte et interprétation Benoît Paiement
  2. texte Bernard Dion
  3. mise en scène Robert Reid
  4. assistance à la mise en scène et régie Chantale Jean
  5. scénographie Romain Fabre
  6. éclairages Mathieu Marcil
  7. conception sonore Martin Bédard
  8. collaboration aux conceptions Michel Vernon

Durée

1 h 20 sans entracte

Horaire

les mardis à 19 h
du mercredi au samedi à 20 h
Rencontre avec l’équipe de production
à l’issue de la représentation du mardi 15 mars

Résumé

Une actrice est congédiée parce qu’elle est trop vieille pour jouer Léontine en brassière dans un théâtre documentaire sur Paul-Émile Borduas et l’art pictural au Canada français. Dans une suite de courts textes désopilants, le spectacle raconte la vengeance de cette comédienne, tout en revisitant l’histoire de Paul-Émile Borduas, mais aussi celle du Canada, depuis Jacques Cartier jusqu’à aujourd’hui.

Filetblanc
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En savoir plus

Un art visuel pour l’oreille
Alexandre Vigneault, La Presse, 10 octobre 2009
En avoir ou pas
Michel Bélair, Le Devoir, 10 octobre 2009
Refus global
Philippe Couture, Voir, 8 octobre 2009

Ce qu'ils ont dit

« Un absolu chef-d’œuvre! […] J’ai été totalement, complètement abasourdi, émerveillé. […] La pièce est totalement délirante, complètement farfelue, absolument émouvante, en même temps profonde.»
Georges Nicholson, Je l’ai vu à la radio (47:50)

« Encore une fois, cette troupe unique et inclassable frappe fort. Car elle nous montre que le plaisir de dire, de jouer, donc de représenter les mots et leurs sens reste au cœur de l’acte théâtral. […] une production folle, bizarre et énergisante! Qui mérite amplement le déplacement. »
Luc Boulanger, Le Devoir

« Ludique, festive, diablement intelligente, pleine de dérision et toujours bondissante, la représentation détonne joyeusement dans l’actuel paysage théâtral montréalais. […] En s’interrogeant avec humour et persistance sur les rouages de la création, la pratique des automatistes tout autant que la sienne, le Groupe de poésie moderne offre une vivifiante “fresque historico-picturale à grand déploiement”, une œuvre à laquelle on ne saurait trop vous recommander de vous exposer. »
Christian Saint-Pierre, Voir

« Admirablement rendue par les quatre acteurs, qui brillent par leur présence et par la parfaite maîtrise du texte, De l’impossible retour de Léontine en brassière nous amène de surprise en surprise, avec beaucoup d’habileté et d’humour.»
Jean Siag, La Presse

« L’équipe de comédiens est tout simplement incroyable, jubilatoire. Fraternel, communal, soudé, rythmé au quart de tour, du bonbon, un délicieux festin d’art et de bel esprit. »

Yves Rousseau, Le Quatrième.com

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Mot des auteurs

Un grand plaisir pour moi en création est le moment où mes textes sont entendus pour une première fois en lecture. Autour de la table, j’entends surgir de la bouche des interprètes une réalité souvent insoupçonnée dans les mots que j’ai écrits. Cela donne lieu à des délires parfois, à des dérapes, des déraillements ou fous rires, divagations inventives… Les interprètes prennent une part active à l’écriture. Les textes ont à ce stade un potentiel énorme, ils sont une matière élastique comme de la pâte à pétrir.

Pour De l’impossible retour de Léontine en brassière, nous avions au départ une série de textes sur l’art pictural à laquelle est venue se juxtaposer l’histoire d’une actrice vieillissante, Félixe Ross, rendue trop âgée pour jouer dans un théâtre documentaire sur Paul-Émile Borduas(se) et l’art pictural au Canada français. Le metteur en scène a fait s’interpénétrer les deux trames, celle de Borduas et celle de Félixe, en faisant apparaître des liens entre les deux, de même qu’entre la quête de Borduas-peintre et la nôtre, intervenants du théâtre contemporain.

À partir des soixante-deux textes composant la trame de Léontine en brassière, bien des dérapages étaient possibles : l’apparition de personnages comme le général de Gaulle par exemple, ou Jacques Cartier lui adressant une lettre dans laquelle il dit avoir inventorié collines ou promontoires, aperçus dans le cours de ses voyages, pouvant servir de tribunes au général pour prononcer des discours propres à enflammer le besoin de liberté des peuples (peuples de neuf provinces canadiennes s’entend, exception faite bien entendu du Québec!… ) Léontine joue donc sur le loufoque et l’inattendu et n’est aucunement un commentaire politique ou une revue de l’Histoire! Tant s’en faut! Léontine est un prétexte pour monter en scène pour le plaisir de dire : mots orchestrés, rythmés, inventés, tordus, conjugués, déconstruits, recousus, réarrangés, phrases resyntaxées, etc. Ce plaisir de dire a toujours animé le Groupe de poésie moderne depuis ses débuts il y a 16 ans, il nous précède comme une figure de proue, sorte de machine à performer des textes sonores, farfelus et bizarres, flottant sur la mer du langage avec le vent dans les voiles.

Nous avons eu infiniment de plaisir à monter De l’impossible retour de Léontine en brassière … Je souhaite ce soir que vous partagiez ce plaisir et nos heures d’hilarité.

Benoît Paiement

Un parcours intrinsèque de l’individualisme
D’aucuns prétendent que le travail de l’auteur en est un d’introspection où se lie une sensibilité exacerbée à une mythique inspiration musesque. C’est de la confiture de fouitre! Soyons clair : écrire est un acte sportif qui trouve sa réalisation dans les postures extrêmes qu’adopte, en écrivant, l’auteur. La qualité de l’œuvre est alors proportionnelle à la puissance de ses courbatures et à la profondeur de son endolorissement. Il en va de même pour le spectateur. La qualité de son spectaçia augmente au fur et à mesure de l’avancement de l’œuvre qu’il spectate. Il doit en sortir, rompu mais repu, avec le sentiment du travail accompli. Ce sentiment, il se le sera lui-même procuré par le biais d’une participation particulière à la création de l’œuvre à laquelle il a assisté. Le temps de l’apathie crasse est révolu. Auteur et spectateur se doivent ensemble d’accomplir l’exploit qu’est l’œuvre. Le théâtre, quant à lui, ne sera plus, alors, que le territoire de cet exploit.

Bernard Dion, Seul et unique et auteur automatique de terrain.

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Groupe de poésie moderne

Le Groupe de poésie moderne (Gpm) a été fondé en janvier 1993 par ses deux auteurs, Bernard Dion et Benoît Paiement, comme groupe de lecture de textes performatifs originaux. Avec l’arrivée du metteur en scène Robert Reid l’année suivante, le Gpm est devenu une compagnie de théâtre. Le mandat qu’il s’est donné reste le même : crééer des spectacles de théâtre à partir de courts textes originaux et les jouer devant un public le plus large possible, à Montréal et en province…

Le Gpm a développé une forme scénique particulière: textes rythmés avec déplacements chorégraphiés, rapides, lestes, ne laissant que peu de temps au spectateur pour se remettre en selle d’une saynète à l’autre; dans ces saynètes, le rendu est vif, précis, et exige des interprètes beaucoup de rigueur et une excellente préparation.

On a souvent décrit les spectacles du Gpm comme des “performances d’acteurs”: l’auditeur est tenu en déséquilibre; ne sachant jamais trop sur quel pied danser, il oscille entre la dérision, le loufoque et l’inattendu des situations, et la contemplation d’un travail d’horloger où tout est réglé au quart de tour. La scénographie et la mise en scène doivent appuyer une réalité qui n’est pas celle de la vie-de-tous-les-jours dans un monde ordinaire, mais celle d’un univers en constante mutation où apparaissent et disparaissent des personnages et où tout est sans cesse à refaire, à récrire.

Le principal objectif du Gpm a toujours été « le plaisir de dire » afin de faire « accéder l’auditoire à la condition, au statut, à l’état, d’auditoire content ».

THÉÂTROGRAPHIE
2009, De l’impossible retour de Léontine en brassière
2005, Le Voyage d’Amundsen
2002, Le Boson de Higgs
2000, La Centième fois du silence
1999, Un Inutilitaire
1995, Le Principe
1993, Imrajrinrez-vrous

Biographies

  1. B_paiement_bio

    Benoît Paiement

    texte et interprétation

    Coauteur et cofondateur du Groupe de poésie moderne (GPM), Benoît Paiement est venu au théâtre par le biais de l’écriture. Il pourrait nous parler longtemps de son intérêt pour les mots: leur accent, leur rythmique, leur pouvoir subversif. Diplômé en art dramatique, il s’intéresse plus particulièrement au jeu de l’acteur en lien avec l’interprétation des textes poétiques. Il a d’ailleurs œuvré comme interprète dans tous les spectacles du GPM : Imrajrinrez-vrous (1993), Le principe (1995), Un inutilitaire (1999), La centième fois du silence (2000), Le boson de Higgs (2002) et Le voyage d’Amundsen (2005). Benoît Paiement est également l’auteur de nouvelles publiées dans les revues Moebius, Possibles, Stop et Trois. (mise à jour: 2010-04-19)

  2. 0_john_doe_bio

    Bernard Dion

    texte

    Cofondateur du Groupe de poésie moderne (GPM), Bernard Dion y écrit depuis ses débuts. Son écriture est axée sur la déconstruction de la forme et la déformation du sens. En plus d’être coauteur de tous les spectacles du GPM avec Benoît Paiement, il a aussi été interprète de trois d’entre eux: Imrajrinrez-vrous (1993), Le principe (1995) et Le voyage d’Amundsen (2005). Bernard Dion a été délégué de l’UNEQ et a contribué à de nombreux événements littéraires et expositions d’art. (mise à jour: 2010-05-04)

  3. R_reid_bio

    Robert Reid

    mise en scène

    Robert Reid est metteur en scène et il enseigne le théâtre à l’Université Concordia à Montréal. Au cours des dernières années, son travail de metteur en scène s’est concentré sur les formes contemporaines, notamment sur des auteurs tels qu’Edward Bond, Martin Crimp, et Le Groupe de poésie moderne. Ses deux derniers spectacles avec ce groupe ont été salués par la critique, ainsi que sa production Des pièces de guerre d’Edward Bond qu’il a dirigée au Théâtre Prospero à Montréal. Ses travaux plus récents cherchent à tisser des liens entre les pratiques contemporaines et les grandes traditions du théâtre, notamment avec l’Opéra chinois. (mise à jour: 2010-04-19)

  4. C_rapin_bio

    Christophe Rapin

    interprétation

    Depuis son arrivée à Montréal en 1991, Christophe Rapin œuvre presqu’exclusivement dans le théâtre de création et poursuit une recherche sur le mouvement en participant notamment à des stages et ateliers de création avec la compagnie Omnibus, Carbone 14 et la chorégraphe Joanne Madore. À l’automne 2006, il participait coup sur coup à trois productions, Filles de guerre lasses de Dominick Parenteau-Lebeuf au Théâtre d’Aujourd’hui, Les Bonobos, une création collective avec Carole Nadeau au Théâtre La Chapelle et, en décembre, au nouveau spectacle du Groupe de Poésie Moderne, avec qui il travaille depuis dix ans, Le voyage d’Amundsen au studio Hydro-Québec du Monument-National. Parmi ses réalisations passées, on notera surtout sa participation dans La leçon de Ionesco mise en scène par Oleg Kisseliov, le rôle du père dans Ceci n’est pas une pipe de Stéphane Hogue créée pour le FTA 2001 et celui de Henry dans la pièce Corps et âme du Torontois John Mighton adaptée et mise en scène par Robert Reid. L’hiver dernier, il était de la distribution du Château de Kafka mis en scène par J. Marie Papapietro au Théâtre Prospero, puis en avril, il incarnait Daniel Reihl pour Les châteaux de la colère d’Alessandro Baricco, adapté pour la première fois au théâtre par Geneviève L. Blais à la salle Fred-Barry. Cet automne, il animait le magazine Müvmédia sur les ondes de Télé-Québec, avant de retourner sur scène pour Beckett mis en scène par Jean-Marie Papapietro. L’hiver prochain, il incarnera Théo pour la prochaine création du Théâtre de Fortune à l’Usine C. (mise à jour: 2010-05-18)

  5. F_ross_bio

    Félixe Ross

    interprétation

    À 15 ans, Félixe entre à l’école de mime de Montréal. À 19 ans, elle fait un stage intensif avec la LIF (Ligue d’improvisation française) à Paris, sous la direction de Michel Lopez. Ces deux expériences lui confirmeront son amour de l’improvisation, du jeu physique et du théâtre de création. Après avoir fait ses études au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Félixe incarne pendant quatre ans la soeur de Virginie, dans la quotidienne du même nom, tout en jouant à l’occasion dans des pièces pour enfants et dans des cabarets, festivals et autres évènements reliés au théâtre. En 1999, elle se joint au Groupe de poésie moderne (GPM); elle participe aux créations de La centième fois du silence, Le Boson de Higgs (FTA 2003), Le voyage d’Amundsen et De l’impossible retour de Léontine en brassière. Depuis 2000, Félixe participe à de nombreuses pièces de création. On a pu la voir dans Chronocide (m.e.s de Ian Lauzon), Le théâtre des opérations, Ceci n’est pas une pipe (FTA 2001), Le livre de la jungle (m.e.s de Stéphane Hogue) et Les Bonobos (m.e.s. de Carole Nadeau). Au cinéma, elle joue dans plusieurs films d’auteur, dont Bobby de Ian Lauzon et de François Blouin, Tous les autres sauf moi de Ann Arson, Quelque chose dans l’air de Olivier Roberge, Borderline de Lyne Charlebois et dans Fantasme de Izabel Grondin. En 2010, on la verra dans le film 10 ans du réalisateur Podz et à l’automne, à la salle Jean-Claude-Germain du Théâtre d’Aujourd’hui dans la dernière création du Groupe de poésie moderne, De l’impossible retour de Léontine en brassière. (mise à jour: 2010-04-19)

  6. Christian_e_roy_bio

    Christian E. Roy

    interprétation

    Christian E. Roy est né Christian Roy. Diplômé de Sainte-Thérèse en 2004, c’est cette même année, se cherchant une identité artistique, que lui a poussé le « E ». Sa renommée n’a d’ailleurs pas tardé à percer les frontières des Basses-Laurentides. Plusieurs le connaissent désormais dans les Hautes-Laurentides. Loin d’être satisfait, il fait maintenant le mime sur les bords de la 15 pour conquérir Laval-Sud. Il sait qu’il pourrait percer à Val-Bélair, mais c’est la grosse Montréal qui l’intéresse. On a pu le voir au théâtre dans Paradoxus de Jocelyn Blanchard et dans Alaska de Sébastien Harrisson. Il a aussi fait des pieds et des mains au théâtre sans fil dans Le Royaume des Devins de Clive Barker. À l’écran, on a pu l’entrevoir si on est attentif. Par contre, vous ne le verrez pas danser moderne, ni se mettra nu pour vous, mais il possède tout un arsenal de blagues. Oh, oui! (mise à jour: 2010-04-19)

De l’impossible retour de Léontine en brassière est une création du Groupe de poésie moderne.

Crédits photos : Visuel(s) du spectacle : Sylvain Marcotte / Photo(s) de production : Sylvain Marcotte / Christian E. Roy : Luc Lavergne / Benoît Paiement : GPM / Robert Reid : Robert Reid / Félixe Ross : Jean-Sébastien Cossette / Christophe Rapin : Izabel Zimmer

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