Toxique
ou L’incident dans l’autobus

de Greg MacArthur

une création du Théâtre d'Aujourd'hui

Salle principale

du 1er au 26 mars 2011


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RÉSUMÉ

Une ville canadienne pittoresque. Un samedi matin paisible. Une banlieusarde monte dans un bus. Elle remarque un étranger. À la peau sombre. Une substance chimique atteint son visage. Une sensation de brûlure. La femme s'écroule. L'étranger s'enfuit. Avec peu de témoins de l'incident, comment savoir ce qui s'est vraiment passé ? Était-ce une attaque terroriste ? De l'hystérie ? De la paranoïa raciale ? Toxique est l'histoire de cette femme et des effets de cet incident sur sa vie et sur sa famille. S'inspirant d'événements réels, la pièce explore ce qui se passe lorsque la peur, la paranoïa et la terreur envahissent une famille libérale de classe moyenne, apparemment normale.

texte Greg MacArthur traduction Maryse Warda mise en scène Geoffrey Gaquère interprétation Sylvie De Morais, Benoît Drouin-Germain, Élise Guilbault, Guy Nadon, Monique Spaziani, Sophie Vajda assistance à la mise en scène Stéphanie Capistran-Lalonde dramaturgie Paul Lefebvre conception visuelle Jean Bard costumes Catherine Gauthier éclairages Erwann Bernard musique Philippe Brault réalisation vidéo Marie-Christine Dufort, Matthieu Larivée maquillages et coiffures Florence Cornet régie Jean Gaudreau

texte

Greg MacArthur

mise en scène

Geoffrey Gaquère

interprétation

Sylvie De Morais

interprétation

Benoît Drouin-Germain

interprétation

Élise Guilbault

interprétation

Guy Nadon

interprétation

Monique Spaziani

interprétation

Sophie Vajda

The Toxic Bus Incident

Bien que cette pièce soit une œuvre de fiction, Toxique ou L’Incident dans l’autobus s’inspire d’une histoire vraie (dossier no 04-128 479 des dossiers de la police).
L’évènement s’est déroulé en 2004 dans une banlieue de Vancouver.
L’incident a généré une énorme controverse et a fait les manchettes internationales.
Je crois que c’était dû au fait qu’il cernait si parfaitement l’état d’esprit et l’humeur de la planète après le 11 septembre.

Un monde méfiant.
Une population apeurée.

Dès que j’ai eu vent de l’incident, j’ai été immédiatement happé et captivé par la controverse et le mystère dans lequel il baignait.

Était-ce vrai?
La menace avait-elle vraiment existé?
Ou alors, les victimes – issues de la classe moyenne et bien-pensante – n’étaient-elles tout simplement pas aux prises avec un épisode « d’hystérie collective »?

En un sens, la question est futile.
Que cet homme – ce terroriste – ait oui ou non existé n’a aucune importance.
La croyance en son existence, elle, était réelle.
Et cette croyance – qu’elle soit imaginaire ou authentique – a des répercussions réelles et tangibles.

Je crois que les racines de la peur, de la paranoïa et de la terreur ne résident pas dans un ailleurs lointain.
Elles ne viennent pas de l’étranger.
Je crois qu’elles se retrouvent plus près de chez nous, de nos foyers.

Un salon peut s’avérer aussi terrifiant qu’un labyrinthe.
Une table familiale aussi dangereuse qu’un terrain miné.
Une conversation aussi meurtrière que de l’anthrax.

À l’origine, cette pièce a été commandée et produite par le Onelight Theatre, une compagnie indépendante située à Halifax, en Nouvelle-Écosse.
Son directeur artistique, Shahin Sayadi, qui est né et a grandi en Iran, voulait que j’écrive sur le terrorisme à travers une perspective occidentale – la perspective de quelqu’un qui ne l’a pas vécu de l’intérieur comme lui.
Mais le terrorisme peut prendre de multiples visages.
De multiples formes.
C’est une façon d’être.
Un état qui nous est familier.
Et qui transcende les barrières géographiques, linguistiques, sociales et raciales.

L’incident dans l’autobus toxique n’a pas été résolu.
Le dossier est toujours en suspens.
L’homme – l’étranger – n’a jamais été retrouvé.
Certaines personnes associées au dossier croient qu’il se promène toujours.
D’autres croient qu’il n’a jamais existé.
Je vous laisse en décider.

Greg MacArthur

La sieste s'achève

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, un espoir fou a été lancé : l'Occident serait l'endroit du globe où la Tragédie n'aurait plus lieu. Dans la foulée des progrès de la science et de la technologie, l'Occidental a dit : Plus jamais la famine, plus jamais la maladie, plus jamais la vieillesse... plus jamais le malheur.
Les plus optimistes sont allés jusqu'à scander : Plus jamais la mort! Oui, oui, on pouvait lire ça sur des banderoles en 68 : Nous étions nés pour ne jamais vieillir, pour ne jamais mourir.

Ainsi, le sens que l'Occidental donnait jusque-là, à son passage sur terre, a été modifié. Exit vertu et devoir; le but de l'existence est désormais le bien-être et le plaisir immédiat. C'est ce que le Larousse appelle l'hédonisme : doctrine morale qui fait du plaisir le principe ou le but de la vie.

Puis, comme un petit enfant gavé de sucre, d'images et de bruits, l'Occidental s'est endormi. Rassuré par cette promesse insensée que plus jamais la Tragédie ne serait.

Mais la sieste s'achève et des barbares frappent à la porte de son rêve. Ils le réveillent à une peur. Cette peur de civilisé qu'il repousse depuis des lustres dans les confins de son esprit : malgré le progrès et les mondes virtuels, il lui faut encore mourir.
C'est révoltant.
J'avoue qu'il y a de quoi faire des nuits blanches.

Geoffrey Gaquère

« Excellente mise en scène, très économique mais très gracieuse. ... Cette pièce est dramatiquement superbe, ce qu'elle dit est hyper-intéressant. Vraiment un excellent spectacle.»
Nathalie Petrowski, Six dans la cité

« Le metteur en scène Geoffrey Gaquère a habillement reconstitué l'étau qui se resserre sur cette famille. Il est servi par une distribution efficace, Élise Guilbault en tête. ... Toxique est une occasion à ne pas rater de découvrir une nouvelle voix forte de la dramaturgie canadienne.»
Claude Deschênes, Le Téléjournal

« Greg MacArthur révèle dans Toxique un don pour examiner avec humour un milieu ordinaire. »
Marie Labrecque, Le Devoir

« Un récit dramatique, presque politique, avec des pointes d'humour, porté par Guy Nadon dont l'interprétation vaut à elle seule le détour.»
Jean Siag, La Presse

« There's a welcome balance between comedy and compassion. Guilbault offerts a hair-raising study in paranoia, while Nadon is alternately funny and heartbreaking.»
J. Kelly Nestruck, The Globe and Mail

« Très belle mise en scène de Geoffrey Gaquère. Guy Nadon est impeccable, criant de vérité, c'est saisissant. ... Élise Guilbault est absolument fantastique.»
Annie-Soleil Proteau, C'est bien meilleur le matin

« Director Geoffrey Gaquère has blended the look, sound and performances into a cohesive whole, delivering a production that resonates with MacArthur’s subversive irony. »
Pat Donnely, The Gazette

Vidéo

Entrevue pour Toxique

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Entrevue pour Toxique

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Bande-annonce pour Toxique

DURÉE

1 h 50 sans entracte

PUBLICATION

Toxique ou L'incident dans l'autobus
Greg MacArthur Dramaturges Éditeurs
18,00$
Disponible à la bouquinerie

Production

une création du Théâtre d'Aujourd'hui