Tungstène de bile

de J-F Nadeau et Stéfan Boucher

une création de La Tourbière

Salle Jean-Claude-Germain

du 17 mars au 4 avril 2015


PARTAGER
CETTE PAGE

RÉSUMÉ

16 poèmes écrits pour être dits. Des contes, oui. Des petits films, si on veut. Un carnet de voyeur, si on pousse. 16 mondes frontaliers où habitent, entres autres personnages blessés, mais incandescents : Lise et Robert, Marie, Sabrina et sa mère crocodile, Drew Barrymore, Goyer, Maureen, le Clown, l’Efficace et le Fatigué, le Gars du 16e… Des minirécits qui révèlent des arias qui empêchent la Vie, ce qui se fracasse en un rien de temps, la vitesse de la lumière entre la surface et les ténèbres. Un intime cérémonial de détails qui tuent, de musique qui invite à la mue et d’éclairages qui jouent aux maîtres des lieux. Un spectacle où l’humour, le romantisme et la liberté essaient de faire de l’ombre entre deux aveuglants reflux de colère.

texte, mise en scène et interprétation J-F Nadeau conception sonore, textes des chansons, mise en scène et interprétation musicale Stéfan Boucher scénographie et éclairages Etienne Boucher, Jonas Veroff Bouchard costumes Elen Ewing assistance costumes Odile Gamache régie éclairages et direction technique Jeanne Fortin-L. oeil extérieur Olivier Choinière direction de production Annie Lalande

texte, mise en scène et interprétation

J-F Nadeau

conception sonore, textes des chansons, mise en scène et interprétation musicale

Stéfan Boucher

Pour un instant seulement

Pour un instant seulement : au diable l’orgueil! C’est un titre qui nécessite un « googlage» pour plusieurs, j’en conviens. Bon. Tungstène : élément chimique au nom provenant du suédois « tung » (lourd) et « sten » pierre. Donc, pierre lourde, oui. Le tungstène est le métal qui a le plus haut point de fusion. Il est principalement utilisé pour la fabrication de filaments d’ampoule. La bile, elle, est le liquide biologique jaune-verdâtre très amer qui est sécrété par le foie pour favoriser la digestion. « Se faire de la bile » veut dire « se faire du souci ». « Une grosse montée de bile » veut dire « être en tabarnac ». « Tungstène de bile » peut vouloir dire, exemple : « amère promesse de lumière dans l’angoisse ». Les détracteurs du titre sont vraiment nombreux, mais je persiste à croire qu’il est parfait. OK? Retour à l’orgueil.

J-F Nadeau

« L’interprétation, les textures, la trame narrative sont justes, précises et forcément incarnées par celui qui a sans doute fait rouler les mots longtemps dans sa tête avant de les poser sur du papier. »
Fabien Deglise, Le Devoir

« Un texte vraiment dense qu'il faut découvrir. ... Que de talent! »
Stéphane Leclair, C'est pas trop tôt

« Or, au-delà de l’esthétique, Tungstène de bile nous convie surtout à la rencontre de l’univers et de la parole de Nadeau. Ce dernier est un formidable acteur qui maîtrise parfaitement sa partition et rend son texte extrêmement vivant. ... Son corps parle autant que ses mots, tant Nadeau est habité par sa poésie. »
Luc Boulanger, La Presse

« C’est intime et chaleureux, bien sûr, mais aussi acerbe, exigeant et éclatant de vérités. »
Julie Ledoux,
Voir

« Les récits peuvent donc se développer pleinement, servis par l’interprétation précise et festive de Jean-François Nadeau, par les musiques entraînantes de Stéfan Boucher et sa présence aussi ludique qu’autoritaire. »
Chloé Gagné Dion,
Revue Jeu

« La mise en scène permet à l’univers unique de l’auteur de prendre forme de façon ludique, mais solidement ficelée. Face aux applaudissements nourris à la fin de la représentation, le duo de performeurs a offert un rappel, autre preuve d’une présentation théâtrale hors-norme qui a su charmer son public. »
Geneviève Germain,
MonTheatre

« Le texte et la dextérité linguistique de l’auteur sont remarquables et donnent envie de se procurer le recueil pour pouvoir se délecter des jeux langagiers dans toute leur splendeur. »
Hugo Prévost,
Pieuvre.ca

« Adaptation du recueil signé Jean-François Nadeau, Tungstène de bile réussit haut la main ce passage de l’expérience intime de la poésie vers l’évènement collectif et communicatif de la scène. »
Isabelle Léger,
Bible Urbaine

« Voilà justement la force du texte de Nadeau, sa précision. La magnification de l’anodin dans la lumière crue des néons de la salle d’observation. Ce sont des petits éclats de quotidien qui sont livrés sur la lame froide et brillante du scalpel du poète moderne. »
Laurence Bich-Carrière,
Le Délit

Fondée en 2010, La Tourbière est chargée de créer des spectacles intimes et révolutionnaires. Les relectures de contes, le théâtre de rue pour de petits groupes et les événements de poésie sont les principales activités de la compagnie. Défricher le terrain de pratiques hybrides, démystifier et populariser ce qui se fait un peu plus en marge, cela résume bien le naturel de nos volontés. Inspiré par cet écosystème humide, mystérieux, souvent d’une haute teneur acide, hyper fragile, mais plus que grouillant d’une flore et d’une faune uniques, le théâtre qui découle de La Tourbière souhaite la rencontre de plusieurs médiums, des cérémonials nouveaux et des discours tragicomiques sur des zones insolites de la vie terrestre. Avec son expertise en improvisation comme outil de recherche, ses propositions à la fois déjantées et sensibles, La Tourbière participe à la vitale et constante oxygénation que le théâtre réclame.
 

THÉÂTROGRAPHIE

  • Le Chaperon est-il si rouge que ça?, Studio d’Espace Libre (2012)
  • J-F Nadeau et Les Muggz, Francofolies de Montréal, Espace conte (2011)

DURÉE

1 h 40

PUBLICATION

Tungstène de bile
J-F Nadeau L'Écrou
10,00$
Disponible à la bouquinerie

Production

une création de La Tourbière