Direction artistique

Direction artistique
Le CTD'A se veut un théâtre socialement éclairant, ouvert sur le monde et ses défis contemporains. Le mot "centre" met l'accent sur le rôle fédérateur du CTD'A. Il inscrit le théâtre dans la société et invite les artistes à la collaboration et à une circulation des idées entre eux.

> Directeur artistique
> Projet artistique
> Comité artistique
> Artiste associée
> Compagnies et artistes en résidence
> Projets spéciaux
> À propos des spectacles en création au CTD'A

Directeur artistique 

Sylvain Bélanger est codirecteur général et directeur artistique du CTD'A depuis 2013. Dès son arrivée, il a tenu à s'entourer d'une équipe de soutien et à apporter de nouveaux projets pour appuyer la mission de l'institution. Deux axes majeurs guident son travail : le rôle de centre national qu'exerce le CTD'A pour la dramaturgie québécoise et le fait qu'il constitue un carrefour de création autour duquel se regroupent des créateurs, des intervenants, un public.

 


Projet artistique

Depuis cinquante ans, le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui (CTD’A) a été le foyer d’où ont émergé plusieurs voix fortes de notre dramaturgie. C’est le lieu de ce qui s’écrit aujourd’hui, celui qui a pour mission de créer des rendez-vous déterminants pour les auteurs et autrices d’ici. C’est, encore aujourd’hui, le seul théâtre exclusivement dédié à la dramaturgie du Québec et du Canada français.

Le CTD’A, comme lieu de parole, comme institution, comme carrefour de création francophone est un théâtre important pour nous tous. Depuis 1968, il est reconnu pour dialoguer avec son époque. Un des défis constants de ce théâtre est de porter son nom avec justesse et d’être le fidèle reflet de l’évolution de nos écritures et du statut de nos auteurs et autrices dans le développement de la pratique.

C’est ce à quoi nous nous engageons et qui oriente nos activités: inscrire ce théâtre au cœur du renouvellement des dramaturgies contemporaines.

Le mot « centre » valorise le caractère public de notre maison théâtrale. Il rappelle, d’une part, le rôle central et fédérateur que nous jouons face à la création québécoise. Il nous permet de structurer l’équipe afin de valoriser l’accompagnement aux auteurs, aux autrices et aux équipes que nous accueillons et avec lesquelles nous collaborons. Il invite les créateurs et créatrices à une ouverture et à une circulation des idées entre eux et avec les publics.

Notre mandat ne change pas, il évolue. Il se réactualise au contact du présent. Cette identité de centre dramatique nous positionne à la fois comme un carrefour de création qui favorise l’ouverture et l’accompagnement, et comme une référence théâtrale du Québec puisque nous sommes le seul théâtre dédié exclusivement à sa dramaturgie.

Notre mandat unique face aux auteurs et autrices, nos nombreuses collaborations, nos activités de médiation et de développement dramaturgique ainsi que nos outils de communication témoignent de notre engagement et de l’importance que nous accordons à notre mission de centre dramatique.

Au cœur de notre projet artistique se trouve manifestement l’affirmation d’un dialogue entre la scène et le social et les prises de parole directes entre nos auteurs et autrices et l’actualité. Les choix de programmation sont effectués en termes d’impact : sur notre façon de voir et de dialoguer avec la société québécoise, sur l’évolution des dramaturgies d’ici, sur le développement des nouvelles théâtralités qu’un projet suggère et sur l’impact de celui-ci sur le parcours des créateurs et créatrices qui le portent. En d’autres termes, nous choisissons en fonction du caractère déterminant d’un projet sur les publics, la pratique et les artistes.

Avec l’omniprésence de la création québécoise dans l’offre théâtrale, il est important pour nous de faire parler la signification de l’exclusivité de ce mandat dans le paysage théâtral québécois. Que cette exclusivité guide les choix de programmation, d’activités et de partenariats.

Des gestes ont donc été posés pour nous permettre de déployer un positionnement au service de cette actualité sociale et artistique de la dramaturgie contemporaine d’ici : lancement du magazine 3900, d’un site web référentiel, d’une nouvelle identité visuelle, création d’un comité artistique, d’un Salon de la dramaturgie contemporaine, nomination d’une artiste associée, d’un responsable de l’action sociale, ouverture du programme de résidence aux artistes en plus des compagnies, développement de collaborations avec le Centre des auteurs dramatiques, le Jamais lu, le FTA, l’École nationale de théâtre du Canada, la Place-des-Arts, DémART-Mtl, la Caisse de la Culture, la Fédération des OSBL d'habitation de Montréal, ainsi que la création d’activités de médiation telles La Horde, avec 15 jeunes interlocuteurs et interlocutrices de 18 à 26 ans.

Pour honorer le caractère exclusif du mandat du CTD’A, nous avons développé de 2013 à 2017 un premier volet de ce projet impliquant certains chantiers de réflexion et de création qui ont servi de points de vue inspirants nous permettant d’observer notre société. Nos spectacles ont proposé entre autres une perspective historique, une réactualisation des questions identitaires, une observation du concept de classe moyenne. D’autres ont étudié en profondeur la question de la responsabilité sociale ou le potentiel de la jeunesse.

Notre programmation a conséquemment donné une large place aux jeunes générations qui se devaient de prendre d’assaut les scènes institutionnelles. Nous les avons réunies d’entrée de jeu afin de faire entendre des voix fortes et singulières.

Dès 2017, nous avons invité sur les scènes du CTD’A une majorité de paroles de femmes, de gens issus des peuples fondateurs et réuni des créations portées par des individus qui ont à s’affranchir de systèmes qui les régissent. Des figures contemporaines qui nous ont permis de plonger dans des luttes et dans des confrontations épiques avec des systèmes que nous avons collectivement érigés et sur lesquels nous établissons nos référents en matière de justice, d’équité et de paix sociale. Ces spectacles, mis ensemble, visent à combattre toute forme d’aliénation en redonnant le pouvoir à l’individu, peu importe son clan, son groupe ou son pays d’origine.

Ce travail a fait culminer les prises de paroles des auteurs et des autrices vers un 50e anniversaire qui se voulait au cœur du forum social et qui plaçait pertinemment le rôle et la complexité de la culture au centre de nos défis collectifs. Lors de cette saison toute spéciale, nombreux sont ceux et celles qui ont pu exprimer leur sentiment d’appartenance à ce théâtre et à son histoire rassembleuse. Une saison au cours de laquelle les auteurs et les autrices ont été animé·e·s par ce désir de se créer leur propre filiation. Une filiation à retrouver ou à inventer. Ces créations témoignaient de nouvelles connexions prometteuses, d’histoires de cultures reconstituées, réparées ou évoluées.

L’actualité du CTD’A en est une qui témoigne d’une vitalité et d’une ouverture qui lui permet d’être en phase avec sa société, ses artistes et ses publics. Nos actions en terme de parité et de diversité culturelle ont récemment propulsé notre théâtre dans une série d’aventures et de collaborations excitantes.

Avec le recul, on peut avancer que les chantiers sociologiques, cités plus haut et amorcés en 2013, ont donné naissance à un deuxième volet du projet artistique. Au cœur d’une mouvance visible et bienvenue sur le métissage, notre maison théâtrale a ouvert ses portes et fait aujourd’hui du mieux qu’elle peut pour conjuguer l’évolution de nos sociétés avec celle de nos dramaturgies. Un souci d’ouverture a mené directement au travail de terrain qui se caractérise aujourd’hui par des initiatives et une présence réjouissante d’artistes et de thématiques qui rendent visible un Québec qui est déjà dans nos vies et moins sur nos scènes.

Propulsés par cette vitalité actuelle, le CTD’A tente de saisir l’opportunité de créer de nouvelles familles, des ponts avec ceux qui nous ont inspirés et précédés ou qui sont en mesure de nous sortir de nos évidences. Il y a manifestement un Québec du métissage et du dialogue que nous désirons mettre de l’avant, avec ses défis, ses paradoxes et ses espoirs.

Le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui porte bien son nom. Il aspire à être un témoin du Québec contemporain et nous permet de nous situer sur la ligne du temps de notre histoire collective.

Sylvain Bélanger
Codirecteur général et directeur artistique

 


Comité artistique 

Le comité artistique, petite équipe de proches collaborateurs, est composé d'Alexia Bürger, Johanne Haberlin, Xavier Inchauspé et Édith Patenaude. Il soutient et conseille Sylvain Bélanger dans ses prises de décision. Il apporte une lecture nuancée des œuvres soumises, en lien avec les enjeux actuels de la société et les évolutions de la dramaturgie. Il participe à l’idéation et à la programmation du volet événementiel, au développement des partenariats, en collaborant aux initiatives d’action sociale du théâtre réalisées conjointement avec des organismes de la société civile. Les membres du comité s'impliquent également dans l'édition et la rédaction du magazine 3900. 

 

Artiste associée

L’artiste associée au CTD'A est une interlocutrice essentielle de la direction artistique. Les projets qu’elle présente au cours des saisons qui lui sont consacrées contribuent à nourrir le projet artistique du lieu et elle occupe une place de choix au sein du comité artistique et du comité éditorial du magazine 3900. Ce rôle a été créé pour permettre à une artiste, après avoir cumulé de nombreuses expériences en mise en scène et avoir connu bon nombre de collaborations avec plusieurs artistes, de développer maintenant sa propre dramaturgie.
 

Édith Patenaude (DEPUIS 2019)

Depuis janvier 2019, c'est Édith Patenaude qui remplit cette fonction et trouve en nos murs un incubateur pour le développement de sa dramaturgie. Elle compte profiter de cette période pour mener une réflexion artistique sur l’association trompeuse entre progrès et liberté et sur les possibilités de faire évoluer l’idée même de progrès. Se nourrissant des contrastes entre action et pensée, ordre et chaos, concret et abstrait, sa démarche d’écriture dramaturgique et scénique empruntera autant aux arts visuels qu’à la performance, toujours en recherche d’une expérience théâtrale qui en appelle au sens et aux sensations.

C’est tout particulièrement la notion de libre-arbitre qui sous-tend ses recherches et ses questionnements et qui rejoint les préoccupations d’une direction artistique qui défend l’unicité de la pensée nuancée et théâtrale, dans un environnement communicationnel bruyant et polarisant.

Son souhait au cours des prochaines années est d'approfondir cette dynamique qui l'a toujours fascinée, qui se retrouve comme fil conducteur de l’ensemble des spectacles qu’elle a montés à titre de metteuse en scène. Presque tous ses spectacles s’inspiraient de cette tension, qui faisaient s’entrechoquer la responsabilité personnelle et celle de la collectivité, la soumission vs l'émancipation, les combats moraux, autrement dit. Elle tentera cette fois-ci d'écrire elle-même les récits qui lui permettront de toucher davantage au pourquoi de cette obsession, en allant au plus près du sensible, grâce à cette permission qu’elle s’offre désormais en écrivant sa fiction.
 

Alexia Bürger (2013-2018)

Alexia Bürger était artiste associée au CTD’A de 2013 à 2018. La série de projets qu’elle a présenté sur 5 saisons se nourrit de matière documentaire et s’inspire des existences de personnages bien réels pour élaborer des fictions qui questionnent la notion de conditionnement, de conformisme et le pouvoir des individus au sein d’une mécanique collective. 

Forte d’une implication généreuse et ayant été nourrie auparavant par une série de collaborations en théâtre mais également au sein de projets dans le spectre élargi des arts vivants, elle nourrissait au sein de ce riche parcours cette démarche de metteuse en scène et de dramaturge exceptionnelle qui allait éclore et à laquelle on assiste aujourd’hui.

Inspirée par un intérêt à analyser les mécanismes humains, sociaux, économiques et politiques qui régissent et influencent le concept de responsabilité sociale et en auscultant de manière approfondie ce qui cause les catastrophes, elle a récemment cristallisé ses connaissances et son savoir-faire dans un fabuleux spectacle : Les Hardings. Éblouissant objet d’art et d’humanité créé en 2018, ce spectacle s’est mérité le Prix écriture dramatique remis par le public du CTD’A à sa création, a été repris au Théâtre La Bordée (Québec) et chez Duceppe (Montréal) et fera l’objet d’une importante tournée l’année prochaine. 

Pour la saison 16/17, Alexia a conçu Pensées courantes, une petite machine fournissant un exutoire à sa propre pensée qui très souvent s’emballe et qu’elle s’essouffle à rattraper. Cette petite conscience rapaillée était tirée d’une banque de plus de 1000 pensées, distribuées de manière aléatoire et calquant le plus fidèlement possible le rythme naturel de la pensée humaine.

Alfred, premier projet de cette série créé en 13/14, s'inspirait de deux éléments : la vie de l'artiste schizophrène Alfred McMoore et un évènement survenu en Ohio au cours duquel des animaux sauvages se sont échappés d'un zoo, semant la panique dans la ville. 

 


Artistes et compagnies en résidence 

Le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui offre des résidences de deux projets sur deux ou plusieurs saisons à la salle Jean-Claude-Germain à des artistes ou compagnies qui souhaitent établir, explorer et affirmer la singularité de leur démarche. Avec notre soutien artistique, logistique et financier, ces résidences ont le potentiel d'être déterminantes dans le parcours des créateurs et créatrices, leur assurant un lieu de diffusion et leur permettant de se consacrer pleinement à leur art.

Le rôle réservé à nos compagnies et artistes en résidence illustre bien l’aspiration du mot « centre » mis de l’avant dans notre nom. Les projets sont sélectionnés selon les mêmes critères que les spectacles de la salle principale : authenticité de la démarche, impact de cette démarche sur l’avancement de l’écriture dramatique, aspect déterminant de la résidence et du dialogue artistique sur leur parcours. Sur 5 spectacles annuellement présentés à la salle Jean-Claude-Germain, 3 proviennent habituellement de ces résidents.
 

Artistes en résidence à la salle Jean-Claude-Germain : 


Compagnies en résidence à la salle Jean-Claude-Germain : 

 


Projets spéciaux

Qu'ils soient réguliers ou ponctuels, le CTD'A propose de nombreux projets spéciaux : magazine 3900, Salon de la dramaturgie contemporaine, coproductions avec le Jamais Lu, accueil du festival Dramaturgies en Dialogues du Centre des auteurs dramatiques, du FTA, du OFFTA, du Fringe... Ces projets développent des collaborations avec des structures et créateurs de la Francophonie internationale, mais également avec le public. 
 

Collaborations avec le Jamais Lu

Ayant des missions complémentaires sur le développement de nos dramaturgies et partageant une envie de rassembler des forces artistiques qui alimentent nos réflexions sociales, nous entretenons une série d'événements annuels des plus inspirants avec depuis 2014. 

Nous admirons la créativité et la pertinence artistique de Marcelle Dubois et de son équipe. Les visées éditoriales de l'ensemble de leurs projets alimentent admirablement les objectifs de notre mmission et de notre volet événementiel. 


Tamara Nguyen 

Tout récemment diplômée de l’École nationale de théâtre du Canada, Tamara Nguyen est en résidence d’écriture au CTD’A en 2020. Elle est accompagnée pour l’écriture de sa prochaine pièce et intégre le comité éditorial du magazine 3900. Cette résidence est l’occasion pour elle d’approfondir certaines questions qui habitent sa réflexion et sa création artistique : 

  • Comment inscrire nos revendications politiques dans notre ère sans les marchandiser?
  • Comment s’assurer que les enjeux féministes, postcoloniaux et environnementaux ne soient pas des effets de mode, voués à passer au profit d’idées plus en vogue?
  • Et comment une œuvre engagée peut-elle résister à ce cycle consommation? 
     

Salon de la dramaturgie contemporaine

Né sous l'impulsion d'Olivier Kemeid, le Salon de la dramaturgie contemporaine a réuni une fois par année, au cours de trois éditions, une quinzaine de créateurs et créatrices qui se penchaient sur l’évolution des écritures théâtrales contemporaines. Cet espace de réflexion, au cœur même du mandat du CTD’A, permettait à chacun des intervenants de positionner sa démarche en regard d’écritures qui ont marqué la culture théâtrale des dernières années et de réfléchir plus largement à l'évolution des esthétiques scéniques. Le Salon s'intéressait surtout à l'impact du passage à la scène de textes contemporains. En cela, il agissait en toute complémentarité du mandat du CEAD qui a lui pour mission de soutenir et de faire la promotion des textes des auteurs et autrices francophones d’ici. Lors de la saison 16/17 c'est l'auteur  Pascal Brullemans qui assurait l'animation du Salon. 

Ont participé au salon : 
Nini Bélanger / Sarah Berthiaume / Dany Boudreault / Catherine Bourgeois / Pascal Brullemans / Alexia Bürger / Jasmine Catudal / Olivier Choinière / Philippe Cyr / Rebecca Déraspe / Alix Dufresne / Alain Farah / Sara Fauteux / Carole Fréchette / Jean Gaudreau / Emma Gomez / Johanne Haberlin / Annick Lefebvre / Hubert Lemire / Étienne Lepage / Jérémie Niel / David Paquet / Solène Paré / Pascale Rafie / Frédéric Sasseville-Painchaud / Lise Vaillancourt / Catherine Vidal
 

La Horde

La Horde est née à l'occasion de la saison 16/17 : intrigué par les regards que portaient les jeunes auteurs et autrices de cette saison sur leur génération et celle qui la succède, le directeur artistique Sylvain Bélanger a souhaité pousser plus loin sa réflexion sur les perspectives de cette jeunesse et son regard sur elle-même. Il s'est donc associé à Xavier Inchauspé, coordonnateur de l'action sociale au CTD'A, pour réunir une quinzaine de jeunes âgés de 18 à 26 ans, issus de différents milieux et aux intérêts divers. Assistant à l'ensemble des spectacles de la saison et échangeant avec lui et les artistes au cours de rencontres informelles, ces 15 jeunes sont devenus ses répondants, ses vis-à-vis artistiques. Suite au succès de cette première édition, ce qui devait être un projet ponctuel est devenu un rendez-vous récurrent, avec des éditions en 18/19 et 19/20. 


Les histoires de partir de Papy Maurice Mbwiti

Dans le cadre de son 50e anniversaire et grâce au soutien du projet DémART-Mtl, le CTD'A a accueilli en résidence le comédien, auteur, metteur en scène et directeur artistique d'origine congolaise Papy Maurice Mbwiti. C'est en tant qu'auteur que Papy s'est joint à l'équipe du théâtre pour un travail d'échange sur le 50e anniversaire du CTD'A. Il a également été accompagné par Sylvain Bélanger et un conseiller dramaturgique pour l'écriture de son projet en développement. Sa résidence d'écriture s'est soldée le 26 novembre 2018 par une lecture publique de sa création Les histoires de partir.