Adieu, docteur Münch

de René-Daniel Dubois

une création du Théâtre d'Aujourd'hui

du 9 mars au 2 avril 1988


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RÉSUMÉ

Cette sonate pour un acteur entremêle histoire, mythologie, philosophie et parodie. La Pietà, la statue de la Liberté, les déesses Civa et Lara côtoient Carl Octavius Münch et Alex, fils d'un rat de laboratoire. À travers la fuite éperdue d'Alex, sur des fils téléphoniques qui le mènent aux quatre coins du monde, s'amorcent une quête de l'homme et du sens de sa vie ainsi qu'un chant d'amour tenace malgré les paradis perdus.

texte René-Daniel Dubois mise en scène et scénographie Joseph Saint-Gelais interprétation Henri Chassé, Line Lamarche, Roger La Rue assistance à la mise en scène, éclairages et régie Claire L'Heureux costumes Marie Codebecq maquillages Marielle Lavoie coiffures Réjean Goderre

texte

René-Daniel Dubois

mise en scène et scénographie

Joseph Saint-Gelais

interprétation

Henri Chassé

interprétation

Line Lamarche

interprétation

Roger La Rue

Sonate en trio

Quelques notes...

Espace blanc. Rectiligne et glacé.
Lieu d'analyse et de dissection.
Lieu de mort aussi. Mausolée!
Lieu préparé longtemps à l'avance comme une plaie que l'on entretient. Les trois personnages entreront avec, chacun, sa douleur, sa déchirure. Une musique lointaine - Traviata? - marquera le temps, la vie.
Mettre les acteurs dans une position de danger. Aucun accessoire. Mise en place minimale. Faire surgir la douleur, la tendresse et la véhémence du texte par vagues successives. Trouver la dimension intérieure des acteurs plutôt que la virtuosité. Plus que l'émotion, la dimension.
Travailler les voix des statues - Civa-Pietà - comme une interférence, une immixtion.
Le spectateur assistera à un long chant d'amour et de mort; de rage et de désir. S'en tenir à cette « dimension ». Même s'il ne reste à la fin que la mélopée inaudibles des Statues...

Sainte-Luce-sur-Mer
Le 4 janvier 1988
14h30

Note: Ce temps exact me ramène à la difficulté de dire « exactement » avec nos pauvres mots tout-ce-qui... Et voilà que le doute s'empare de moi; que le ciel a la facheuse manie d'accompagner ma grisaille cachée; qu'une lente mélodie s'insinue... Non! la vie n'est ni simple, ni tranquille et je me garderai bien d'inclure cette note dans « le mot du metteur en scène ».

Montréal
Le 10 février 1988
18h15

Joseph Saint-Gelais

Production

une création du Théâtre d'Aujourd'hui